Nos mille-feuilles (nos feuilletages de la semaine)

INDE

Toutes les bases de la cuisine indienne
Sandra Salmandjee (alias Sanjee)

Cuisine indienne

Voilà un livre qui ravira les amoureux de la cuisine indienne. Bien expliqué avec des pas à pas en images, des informations sur les ingrédients, des anecdotes et plus de 300 photos. 

Sandra Salmandjee (alias chef Sanjee) donne des cours de cuisine indienne et tient le blog Bollywood kitchen. La cuisine inventive et moderne de cette belle jeune femme est une invitation au voyage. Elle nous explique les 6 saveurs de la cuisine indienne qui s’équilibrent tout naturellement au cours d’un repas indien : sucré, amer, salé, pimenté, acide, astringent, les 6 saveurs sur lesquelles repose l’ayurveda (la science de la longévité) et qui seraient nécessaires au quotidien pour être en bonne santé.

Les recettes proposées sont majoritairement celles qu’on connaît en Occident et elles sont vraiment très clairement expliquées, donc très accessibles.
Vous connaîtrez tous les secrets pour la cuisson du riz et pour préparer la pâte de curry, le ghee, les chutneys, les pickles, les chapati, les naan nature ou au fromage, les paratha garnis à la coriandre, les raita, les papadum, les samossa et autres plats de base.
Mais vous apprendrez aussi à préparer facilement des recettes comme le poulet au yaourt, à l’ail et au curcuma, les frites d’aubergines au piment, le curry de gambas à la noix de coco fraîche, le poulet tandoori, le poulet tikka, l’agneau vindaloo, le biryani royal au poulet, le curry crémeux de lentilles vertes, le curry de pommes de terre, chou-fleur et petits pois, etc. etc.
Sans oublier les desserts et les boissons dont toute une déclinaison de lassis.

Un bréviaire indispensable pour cuisiner vraiment indien et passer des moments conviviaux.

Blandine Vié

Inde
Toutes les bases de la cuisine indienne
Sandra Salmandjee
Photos : Patrice Hauser
Stylisme : Sophie Dupuis-Gaulier
Éditions Mango
Collection Easy

Prix : 14,95 €

P’tit billet d’humeur

Ah ! la jolie cuisine de l’été !

Tomates farcies © Greta Garbure

Tomates farcies © Greta Garbure

En cuisine, l’été est une saison enchanteresse pour les yeux, le nez et les papilles : c’est une profusion de couleurs, d’odeurs et de saveurs qui embellissent et embaument les jardins, les vergers, les marchés, les tables de cuisine, les assiettes !

Herbes aromatiques © Greta Garbure

Herbes aromatiques © Greta Garbure

Qu’on passe l’été au soleil, dans un arrière-pays rocailleux baigné d’ocres et de lumières blondes, dans la touffeur d’un maquis fleurant les herbes de garrigue, ou bien les pieds dans l’eau, dans une calanque lumineuse où l’on traque le rouget de roche un verre de pastis à la main ; qu’on le passe plutôt au bord de l’océan, face aux embruns vivifiants et aux rouleaux tumultueux, les yeux rivés sur des plages immenses de sable blanc, à l’affût de petits bateaux de pêcheurs rapportant de frétillants poissons de ligne, ou le haveneau sur l’épaule ; qu’on le passe plus tranquillement encore, au fin fond d’une campagne douce où les eaux vives et les herbes sauvages le disputent aux forêts profondes et aux tonnelles ombragées ; qu’on le passe même en ville, avec pour seule consolation l’éxubérance des marchés… et la gourmandise des amis à régaler, il est certain que l’été tout est permis en cuisine, de la frugalité la plus spartiate — ah ! l’exquise saveur d’une tomate gorgée de soleil, « gobée » à la croque-au-sel avec un filet d’huile d’olive fruitée ! — à la mise en scène la plus élaborée (bouillabaisse, grand aïoli de morue, gâteau d’omelettes, méchoui, etc.) !

Rougets de roche © Greta Garbure

Rougets de roche © Greta Garbure

C’est aussi le temps de découvrir le pittoresque et l’exotique sans pour autant renier le classique et le quotidien. Cuisiner « comme là-bas » est avant tout une ouverture d’esprit !

Une seule chose compte : le plaisir ! De la vue, de l’odorat, du goût, bref le plaisir des sens ! Et comme été rime avec vacances, un impératif se précise : la facilité, le côté pratique ! Les vacances ne sont pas faites pour s’embêter !

Tomates de jardin © Greta Garbure

Tomates de jardin © Greta Garbure

N’oublions pas que la cuisine fait partie de notre patrimoine culturel, que le goût est une forme de discernement !

Blandine Vié

Évasion en France

Une vie de château en Médoc

Chateau_Lamothe-Bergeron_14

Entre les appellations Margaux et Saint-Julien, à Cussac précisément, le château Lamothe-Bergeron ne se mire pas tout-à-fait dans l’estuaire de la Gironde mais regarde quand même de l’autre côté, vers Blaye. Entièrement rénové, il est prêt à accueillir les visiteurs et les œnotouristes avec un circuit informatif, dans les vignes et dans les chais, des dégustations mais aussi des séjours grâce à quatre suites au confort extrêmement raffiné. Dans le parc, une cabane, presque « tchanquée » comme à Arcachon, permet d’admirer paisiblement une partie de l’océan de vignes qui entoure le domaine.

Cru bourgeois, les 67 hectares sont plantés majoritairement de merlots, dans des graves profondes sur marnes sableuses. Nouveau propriétaire depuis 2009, le groupe Mounier (cognacs Hardy et Prince de Polignac) n’a pas lésiné sur les moyens afin de réunir toutes les conditions nécessaires pour faire de bons vins. Et la dégustation semble confirmer ses intentions : ils sont tout sauf un prétexte à abreuver le touriste de passage.

Le 2005 est réussi, comme 80% des vins de ce millésime béni des dieux dans le bordelais. Mais la densité et la profondeur arrivent avec le 2009 et plus encore avec le 2010 qui y ajoute beaucoup d’élégance, grâce à des cabernets sauvignons parfaitement mûrs. J’en mettrais bien dans ma cave pour les 5 à 10 ans à venir !

Chateau_Lamothe-Bergeron_2008_fond_noir©Richard_Nourry

Château Lamothe-Bergeron 2008 © Richard Nourry

En fait, celui qui m’a littéralement emballé c’est le 2012, millésime d’abord dédaigné puis lentement réhabilité, pour son formidable fruité, au nez comme en bouche. Cette année a donné ici un vin d’une remarquable fraîcheur. Il se refermera plus tard mais aujourd’hui il offre un festival d’arômes et de saveurs qui évoquent la fraise et la framboise, sur une structure équilibrée et délicate. C’est une très belle surprise, une réussite sans doute encourageante pour la nouvelle équipe. À sa tête, Laurent Méry peut être fier des résultats obtenus. Il a vécu et orchestré des travaux de transformation du château longs, coûteux et très ambitieux. L’entreprise semble bien partie pour représenter une halte essentielle dans une région qui s’ouvre rapidement au tourisme œnologique de qualité.

Laurent Méry

Laurent Méry

Vins entre 15 et 25 € la bouteille selon les millésimes. un excellent rapport qualité/prix pour les amoureux de Bordeaux, évidemment pas pour les autres mais ceci est une autre histoire.

Patrick de Mari

Château Lamothe-Bergeron
Chemin des Graves
33460 Cussac
Tél : 05 56 58 94 77
Site : http://www.lamothebergeron.com

Visites très complètes qui initient à la vie d’une propriété viti-vinicole et permettent de comprendre les différentes étapes de l’élaboration du vin.
3 tarifs de visites en fonction du nombre de vins dégustés (8 €, 10 €, 20 €).
Rendez-vous sur Facbook, Twitter, Vimeo et Youtube.

Invitation d’un attaché de presse

Un p’tit goût de revenez-y !

La ratatouille à la nissarde
(ou à la niçoise)

Ratatouille niçoise via mieletlavande.com

La ratatouille à la nissarde — ou à la niçoise — est une recette du patrimoine de l’ancien Comté de Nice qui fait la part si belle aux légumes méridionaux.

Il n’est pas raisonnable d’en préparer avant la mi-juillet car les légumes dits « du soleil » n’ont véritablement le goût de leur maturité que de fin juillet à la fin septembre. Mais c’est une recette qui accompagne délicieusement de nombreux plats, en chaud comme en froid.

Ratatouille via bonpetitsplatsdegwena.centerblog?net

Mais de grâce, préparez-la comme au pays, c’est-à-dire en faisant revenir les légumes séparément, sinon votre ratatouille ne sera qu’un mêli-mêlo beaucoup moins goûteux.

Pour préparer cette authentique ratatouille à la nissarde, toutes les explications sont là :

http://gretagarbure.com/2013/08/26/savoir-faire-7/

Ratatouille via qooq.com

C’est une recette que je vous conseille de préparer en grosse quantité — même si ça implique un peu de boulot — car non seulement c’est un régal quand elle est froide, mais elle peut être également le point de départ d’une déclinaison de recettes judicieuses que vous trouverez aussi dans le lien ci-dessus.

Tarte à la ratatouille via ja6.free.fr

Blandine Vié

P’tit billet d’humeur

Air France prend soin de vous !

Biscuits salés aux herbes © Greta Garbure

Biscuits salés aux herbes © Greta Garbure

Voyage de presse express. Départ prévu du vol à 16 h 45 à Orly, départ effectif près de 3 h plus tard. Vous me direz : c’est assez fréquent !

Pendant le vol, une boisson est proposée : un thé, un café ou un rafraîchissement. Accompagné d’un petit sachet de biscuits salés ou sucrés. Je choisis salés — des baguettes provençales — pour accompagner mon jus de tomate.

Baguettes provençales © Greta Garbure

Baguettes provençales © Greta Garbure

Mais là, en lisant la liste des ingrédients : surprise !

Je vous laisse constater vous-même ! Plus d’une trentaine d’ingrédients pour 20 g de biscuits salés aux herbes !

Oui, oui, vous avez bien lu :
— Farine de blé,
— Huiles végétales et huiles végétales hydrogénées (tournesol, colza, noix de coco, émulsifiant E 741, acidifiant E 270, arôme naturel),
— Fromage séché (contient du lait, colorant E 160b),
— Levure,
— Poudre de lait partiellement écrémé,
— Sel,
— Légumes séchés (tomate, carotte, poireau, oignon, céleri, ail, chou),
— Amidon modifié de pomme de terre,
— Herbes séchées 0,9%,
— Arôme naturel (contient du blé),
— Chapelure (farine de blé, sel, levure, colorants : E 100, E 160b),
— Émulsifiant E 471,
— Lactose,
— Poivre,
— Antioxydant: extrait de romarin,
— Colorant : E 160 b.
Peut contenir des traces d’œufs et de noix.

La pléthore d'ingrédients © Greta Garbure

La pléthore d’ingrédients © Greta Garbure

Et en bouche ?
Bah ! Comment dire ?
Poussiéreux, trop salé, des légumes et des herbes ayant globalement goût de foin.

Alors, comme disait mon copain Joël : « Bon appétit bien sûr ! »

Blandine Vié