Catégorie: MIAM-MIAM

Bonne table… ou évi-table ?

La Coloniale « À l’Indo »
Spécialités cambodgiennes et indochinoises
Paris 6ème

Ne croyez pas aller au restaurant si vous allez à la Coloniale ! Non !
Car dès que vous aurez poussé la porte et passé la première salle (ancien bistrot tout en longueur avec son comptoir d’époque), vous vous retrouvez dans une sorte de maison bourgeoise privée, une grande salle à manger aux murs en pierre de taille où Dominique Mœur, la maîtresse de maison, a accumulé un capharnaüm de bibelots, de tableaux, de lampes, de panneaux de bois sculptés, de vases et de petits meubles chinés dans des brocantes ou que l’on imagine tout droit sortis de grandes malles rapportées d’Indochine en souvenir du temps du protectorat.

La Coloniale © Blandine Vié

Chaque table est différente (le soir, elles sont nappées) et le tout a un cachet un peu suranné mais charmant. On a l’impression d’être en visite chez une parente lointaine qu’on n’aurait pas vue depuis une bonne vingtaine d’années parce qu’elle vivait à l’étranger et voilà, elle est de retour et vous plonge d’un seul coup dans un univers hétéroclite qui déboussole et fait rêver à la fois.

Et justement, c’est un peu ça ! Car Dominique Mœur a résidé plus de vingt ans au Cambodge, puis est revenue vivre à Paris avec son époux Thak-Nol Mœur, qui n’est autre que le chef ! Précédemment établis rue de Picpus, ils sont maintenant installés depuis presque deux ans dans le quartier de l’Odéon où ils ont vite pris leurs marques.

 

Nous voici donc attablés. Je me décide pour une soupe au poulet et à la citronnelle bien pimentée (j’aime) et Patrick pour un rouleau de printemps… qui se révèle être gros comme une andouillette ! C’est bien simple, sur la photo, c’est juste un petit morceau pour que j’y goûte aussi ! Frais et subtilement parfumé.

Soupe poulet citronnelle © Blandine Vié
Rouleau de printemps © Blandine Vié

Nous poursuivons avec un Bo Bun (16 €) pour Patrick :
— Tiens ! tu n’en as pas déjà mangé un hier  midi ? Y a d’autres plats dans les restaurants asiatiques, tu sais ?
— Oui mais celui-là, c’est un « Boh Boung ». Il est cambodgien. Faut bien que je compare !
Dont acte.

Boh bung © Blandine Vié

J’opte quant à moi pour le plat du jour, un émincé d’agneau au curry accompagné d’un riz gluant (19 €). Après avoir goûté les deux, je préfère mon plat, donc ça tombe bien ! Et les petits piments qui accompagnent ne me font même pas peur, mon palais les aime. Je pique même ceux que Patrick délaisse…

Curry d'agneau © Blandine Vié
Riz gluant © Blandine Vié

Les assiettes de cette cuisine phnompenhoise sont copieuses et aromatiques. Comme le dit le chef : « Né au Cambodge, je n’ai rien oublié de la cuisine de ma tante, des saveurs et des odeurs de mon pays que j’aime à faire partager ! » 

Moi je cale, mais Patrick craque pour un dessert qui me paraît improbable car très différent de notre culture. D’autant que je suis plus salé que sucré. Il s’agit d’un Bohbor Kthi, un entremets à base de perles du Japon (de manioc, donc) à la crème de coco servi chaud où se promènent des perles de coco (noum dong) et des grains de maïs. Enfin, si j’ai bien compris ! Mais je ne goûte pas pour vérifier ! 

Bon, il y a plein d’autres plats à la carte qui ont en commun cette abondance d’herbes et d’épices : canard à la citronnelle (20 €), ragoût de poisson au caramel et + ou – au poivre (19 €), ragoût de porc au caramel et + ou – de poivre (19 €), filet de bar (25 €), curry d’agneau à la citronnelle et à la crème de coco (24 €). Il y a aussi du gibier (chevreuil, sanglier) en saison.

Ardoise du jour © Blandine Vié
Plats spéciaux © Blandine Vié

Sur cette cuisine tout en saveurs, nous avons préféré boire de la bière chinoise plutôt que du vin, mais il y a des vins au verre à 4 € le midi si on le souhaite. 

Charmante adresse donc ! On se sent comme dans une pension de famille et, détail croustillant, tout en assurant le service, la patronne chantonne des airs de là-bas ! Après son service, le chef nous laisse jeter un coup d’œil sur sa cuisine, située à l’étage, où se trouve également un petit salon privatif (10 couverts environ) et une autre belle salle avec de grandes fenêtres donnant sur la rue Mazarine. 

Dépaysant à souhait !
Amateurs… courez-y !

Invitation de la maîtresse de maison qui est sa propre attachée de presse
(mais nous ne l’avons compris qu’après…!)

Patrick & Blandine

La Coloniale
25, rue Mazarine
75006 Paris
Tél : 01 43 43 69 10
Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h 30.
M° Odéon
Courriel : restaurantlacoloniale@gmail.com

Plats mythiques

Le navarin d’agneau


Navarin d'agneau via lamourdesmets.blogspot.com
C’est un plat dont l’appellation suscita de nombreuses querelles à la fin du XIXème siècle, et le Figaro fit même une grande enquête auprès de ses lecteurs en 1898 pour en savoir plus !

Une chose est sûre : la viande du navarin doit être impérativement d’agneau. En revanche, le choix des légumes reste problématique : il ne saurait s’agir de haricots — réservés au ragoût — ni non plus de pommes de terre — réservées au « haricot » de mouton, le terme  haricot venant dans ce cas-là du vieux français « halicoter »… qui signifie couper en morceaux !

Néanmoins certains partisans — dont Victorien Sardou — prétendirent à l’époque que le navarin devait se servir obligatoirement accompagné de pommes de terre… mais revenues à part et bien dorées, et non cuites en même temps comme un vulgaire ragoût !
Le propriétaire du célèbre restaurant Paillard s’en mêla et assura que le mot navarin ne pouvait venir que de navet !
Enfin, Philéas Gilbert, culinographe bien connu (à son époque !), apporta son témoignage ; au lendemain de la bataille de Navarin, l’amiral de Rigny donna l’ordre d’améliorer l’ordinaire de l’équipage du Trident : le riz du « rata » habituel fut donc amélioré par l’ajout de différents légumes, et fut dès lors baptisé « ragoût de Navarin » !

C’est cette version qui prévalut, aussi admet-on aujourd’hui que le navarin est en fait un ragoût d’agneau à base de légumes divers — tous ceux que l’on peut avoir sous la main en saison… dont si possible des navets ! Mais la formule n’est pas vraiment codifiée et n’a rien d’immuable.

L’agneau étant plus goûteux au printemps, il est devenu presque rituel de préparer le navarin avec des petits légumes nouveaux, aussi le trouve-t-on souvent sous l’appellation « navarin d’agneau printanier » !

Navarin d'agneau via viande.com


La recette

Navarin d'agneau via blog.recettes-2-cuisine.com

Préparation : 30 minutes
Cuisson : 1 heure 30 minutes

Pour 6 personnes : 1,800 kg de morceaux d’agneau mélangés avec os (poitrine, collet, haut de côtelettes) – 500 g de carottes primeurs – 500 g de navets primeurs – 500 g de pommes de terre nouvelles – 1 kg de petits pois frais en cosses – 2 bottes de petits oignons frais nouveaux – 60 g de beurre – 2 cuillerées à soupe d’huile – 1 cuillerée à soupe arasée de farine – 1 bouquet garni (1 branche de thym, 1 feuille de laurier, 3 branches de persil plat) – 4 branches de persil plat – 1 cuillerée à soupe de sucre en poudre – sel fin, poivre du moulin

Épluchez tous les légumes : oignons, carottes, navets, pommes de terre, petits pois. Lavez-les et coupez-les en morceaux s’ils sont gros. Pelez les oignons en leur laissant un petit bout de queue.

Faites chauffer l’huile et 20 g de beurre dans une cocotte. Faites-y dorer les morceaux de viande de tous côtés, puis retirez l’excédent de matière grasse (avec une feuille de papier absorbant). Singez (pour le sens de ce mot, voir http://gretagarbure.com/2013/03/18/les-mots-des-mets/). Mélangez sans laisser roussir.

Cuisson du navarin via gastronomie etvins.wifeo.com
Mouillez d’eau juste à hauteur, ajoutez une carotte et un navet (pour donner du goût au bouillon de cuisson), le bouquet garni et le persil. Salez et poivrez. Portez à frémissement en écumant si nécessaire, puis couvrez et laissez mijoter 20 minutes sur feu doux.
Par ailleurs, mettez les navets dans une casserole à part avec 20 g de beurre, 2 cuillerées à soupe d’eau et le sucre en poudre. Faites-les glacer 20 minutes sur feu doux, en les retournant souvent. Retirez du feu dès qu’ils sont bien colorés et égouttez-les.
Introduisez les carottes dans la cocotte et poursuivez la cuisson 20 minutes.
Pendant ce temps, dans une casserole à part, faites fondre les oignons avec 20 g de beurre et 2 cuillerées à soupe d’eau. Ne laissez pas colorer.
Introduisez alors tous les légumes en attente dans la cocotte (navets compris, sauf les petits pois. Mélangez, rectifiez l’assaisonnement et terminez la cuisson 30 minutes à couvert, en n’introduisant les petits pois que 10 à 15 minutes avant la fin de cuisson, en même temps que les petits oignons.
Pour servir, retirez le bouquet garni et parsemez de persil ciselé.

Navarin d'agneau printanier via camcookandco.blogspot.com

Notes :

- Il est important de choisir des morceaux d’agneau avec os et de les mélanger, car ils donneront beaucoup de sapidité au plat !
- On peut ajouter les navets en même temps que les autres légumes, sans les faire glacer à part, mais cette méthode          « caramélise » légèrement le bouillon de cuisson… ce qui rend la sauce plus savoureuse !

Navarin d'agneau via kuisto.fr

VARIANTES

Navarin d’agneau aux fèves, aux poivrades et à la sarriette
C’est une variante très goûteuse, mais qui nécessite un peu plus de temps pour la préparation, notamment à cause de l’épluchage des fèves et des artichauts. Il faut écosser les fèves et les débarrasser une à une de la fine membrane qui les recouvre. Il faut également parer les artichauts, les couper en quatre et bien les citronner pour les empêcher de noircir. Ensuite, faire sauter les légumes au beurre et les introduire aux trois-quarts de la cuisson dans la cocotte où mijote la viande. Remplacer le thym du bouquet garni par de la sarriette effeuillée, cette herbe mettant particulièrement bien les fèves en valeur.

Navarin d’agneau lié au coulis de légumes
Certains grands chefs — Bernard Loiseau en a été l’instigateur — suppriment les liaisons traditionnelles à la farine  (qu’ils jugent trop lourdes) et lient plutôt la sauce en réduisant une petite partie des légumes en coulis, qu’ils incorporent alors dans la sauce vers la fin de cuisson.

Navarin d’agneau au four, en cocotte lutée
On fait dorer la viande sur le feu sans la singer, puis on ajoute tous les autres ingrédients — on peut glacer préalablement navets et petits oignons — on mouille au vin blanc sec ou à l’eau, on assaisonne et on lute la terrine avec une pâte faite de farine et d’eau. On fait cuire 1 heure 30 à 2 heures à four moyen (180° C/thermostat 6).

BV

Bonne table… ou évi-table ?

O’Breizh
Cuisine de produits bretons
(mais pas crêperie)
Paris 8ème


Voilà un restaurant guère plus grand qu’un mouchoir de poche où les tables — 42 x 62 cm, nous avons mesuré — sont vraiment à touche-touche. Ça permet de caser 23 couverts là où nous pensons qu’il n’en faudrait que 19 pour avoir, sinon ses aises, du moins un minimum de confidentialité. Parce que là, 
on n’est pas loin de la table d’hôte. C’est compliqué pour s’asseoir sur la banquette, c’est compliqué de caser ses vêtements, c’est compliqué de prendre des notes, c’est compliqué de faire des photos, c’est compliqué de casser les pinces des langoustines sans éclabousser son voisin, c’est compliqué de ne pas « profiter » de la conversation de la table d’à côté, et il faut presque un chausse-pied pour se glisser dans les toilettes.

En plus il y a un corner épicerie qui mange un peu d’espace et pour l’anecdote, les bouteilles qui ne sont pas dans l’armoire à vins sont en attente dans des cartons sous les banquettes !

Nonobstant ce manque d’aisance, le cadre est avenant avec de grandes ardoises et des photos au mur. La bonne humeur du chef et propriétaire André que l’on voit officier depuis la cuisine ouverte sur la salle participe également à une atmosphère sympathique.

Une fois encastrés à nos places, la lecture de l’ardoise du jour nous fait tellement saliver qu’un problème se pose : qu’allons-nous choisir ? Il y a 6 entrées et 4 nous font envie ! Il y a 6 plats et 5 nous tentent !

Ardoise du jour © Bandine Vié

Après moult hésitations, finalement nous nous décidons pour des harengs fumés qui vont se révéler très moelleux et fumés sans trop et des couteaux persillés (15,30 €) dont la cuisson est absolument parfaite.

Filets de hareng fumé © Blandine Vié
Couteaux persilés © Blandine Vié

Pour les plats, Patrick a jeté son dévolu sur  un filet de bar sauvage de l’île de Groix (19,50 €) et moi sur des langoustines au Kari Gosse (26,50 €). Au passage faites-moi penser à vous parler un jour de ce savoureux curry breton.
Tant pis pour l’anguille fumée et pommes de terre (18,50 €), le plat d’ormeaux (26,50 €), les deux filets de sole et pommes de terre (26,50 €).

Filet de bar sauvage © Blandine Vié
Langoustines au kari Gosse © Blandine Vié

Ce que nous dégustons est somptueux quant à la qualité des produits (en provenance directe de la Bretagne par arrivage quotidien pour la majorité d’entre eux) et la maîtrise des cuissons. Enfin, les assaisonnements et les sauces sont subtils et ne masquent pas les saveurs iodées de nos assiettes. Nous avons presque l’illusion de respirer des embruns tant on sent le goût du frais pêché. C’est simple mais juste, ce qui est finalement le plus bel hommage que l’on puisse rendre aux produits de la mer ainsi sobrement mis en valeur. 

Sur ces merveilles, un vin blanc s’imposait, on en a goûté trois ! Au verre ! Non, mais qu’est-ce que vous pensiez ? Un bon sauvignon de Touraine 2011 du domaine de l’Aumonier de Sophie et Thierry Chardon (5,60 € le verre, 22 € la bouteille), apéritif à souhait, puis un chablis 2009, cuvée le Finage de la Chablisienne (6,50 € le verre, 29 € la bouteille), parfait par ses notes salines, et pour finir un chenin 2010 domaine de l’Aumonier également (5,00 € le verre, 23 € la bouteille) un dessert à lui tout seul : abricot sec, amande, poire, miel. 

Du coup, en vrai dessert nous n’avons pris qu’un kouign amann pour deux : un pur délice au goût beurré — normal pour ce gâteau qui signifie « gâteau au beurre » en breton — mais non gras, qui a clos ce repas comme un point d’orgue.

Kouign Amann © Blandine Vié

Question prix, il y a une formule à 28,50 € au déjeuner (maquereau ou hareng fumé + 1 plat de poisson + 1 verre de sauvignon).

À la carte, le soir donc, il faut compter entre 50 à 60 € par personne + le vin. C’est cher mais pas rare dans ce quartier d’affaires huppé où l’on n’a pas forcément cette qualité pour ce prix-là.

Greta Garbure aurait bien laissé son rond de serviette dans ce repaire breton pour la qualité de la table, mais où le poser ?

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick


Restaurant O’Breizh
27, rue de Penthièvre
75008 Paris
Tél  01 42 56 27 32
Ouvert du lundi au dimanche midi et soir.
Corner épicerie à partir de 10 h 30.
Site : http://www.obreizh.com

Dans les rayons

Barquettes mono-portions
micro-ondables haut de gamme

 

Nous nous sommes intéressés au sujet par le biais d’un dossier de presse.

Il est vrai que pour un certain nombre de personnes qui travaillent dans des bureaux, prendre un repas le midi, c’est parfois galère.

Il n’y a pas toujours de restaurant d’entreprise et quand il y en a un, la cuisine n’y est pas forcément terrible.
On peut aussi aller déjeuner dans un resto de proximité, mais tous les jours ça peut finir par être lassant (même quand des tickets restaurants permettent de le faire). Et puis quand on fait le tour du bistrot de quartier (plat du jour ou salade composée), de la pizzeria du coin et de l’incontournable exotique (chinois, japonais, arabe, indien confondus), refaire le même parcours toutes les semaines… bof !
Certes, il y a aussi la solution de manger un sandwich ou un croque-monsieur au comptoir du café-tabac juste en bas de la rue, surtout quand on est fumeur (pour le ravitaillement clopes) ou quand on est joueur de loto invétéré, ce qui permet d’en profiter pour valider ses grilles.
On peut aussi acheter son sandwich à la boulangerie la plus proche… mais il faut faire la queue et le type de devant vient toujours de prendre le dernier « poulet-crudités » que justement vous vouliez alors qu’il ne reste plus que des « thon-concombre-mayonnaise » que vous détestez ! 

Pas toujours évident de se nourrir au bureau donc, et surtout pénible quand après quelques mois, on a exploré tous les bouibouis environnants. 

Ne reste donc qu’une seule solution : la gamelle !
Non, pardon, ça c’était avant comme dirait Alain. Maintenant on dit la « lunch-box », ou plus branché encore, la « bento ».
Si vous préparez vous-même votre rata ou si vous allez acheter votre frichti chez le traiteur asiatique qui s’est forcément installé à moins de 100 m, ça ne nous regarde pas même s’il est toujours amusant de mettre le nez dans la tambouille des autres.
En revanche, s’il y a un micro-ondes à la cafét’ de votre boîte et que vous y réchauffez des barquettes du commerce, ça, ça nous interpelle comme on disait dans les années 80. 

Bon, notre témérité n’allant pas jusque-là, nous n’avons pas poussé le vice jusqu’à ratisser toutes les barquettes de plats cuisinés mono-portions proposées dans les supermarchés.

Nous nous sommes contentés de ne goûter que des marques qui se sont fait connaître à nous avec cet argument de proposer de vraies assiettes gourmandes. Et notre but n’étant pas d’être exhaustifs, nous n’avons testé que trois marques.

 

1) CUISINE DES PYRÉNÉES

 La société Toupnot (basée à Lourdes) a lancé une gamme de 12 barquettes de plats cuisinés individuels comme par exemple : potée ariégeoise, civet de sanglier pâtes torsadées, poulet basquaise, etc.
Mais ce qui nous a intéressé c’est qu’en partenariat avec les producteurs de haricots tarbais, a été lancé pour la première fois à Pâques un « Mijoté d’agneau aux haricots tarbais ». D’autres plats aux haricots tarbais devraient suivre.

Fiche technique : 300 g, 409 calories, 2 mn de cuisson.
Prix : Entre 3,50 et 3,80 € (GMS du Sud-Ouest).
Composition : 23% d’agneau , 33% de haricots tarbais, 2% de graisse de canard. Le pourcentage de carottes n’est pas mentionné.

Dégustation : moins de viande et beaucoup plus de carottes que sur la photo. Mais c’est pas mal du tout ! Un peu trop tomaté peut-être.
Pas vraiment fait pour nourrir un rugbyman, mais un gabarit taille 36-38… 

Haricot-Tarbais-Plat-cuisine
Mijoté d'agneau aux tarbais à l'assiette


2) COMTESSE DU BARRY

La gamme s’appelle « Les égoïstes » et comporte 14 références (Blanquette de veau à l’ancienne, Cassoulet gimontois à la saucisse de Toulouse grillée, Choucroute au Riesling à la saucisse de Montbéliard, Demi-lunes sauce aux cèpes, Osso-buco de veau et gnocchi, Parmentier de canard et sa fondue d’échalotes, Petit salé aux lentilles vertes du Berry, Ravioli au confit de canard sauce bolognaise, Sauté de porc, Tajine d’agneau aux petits légumes confits, Tortellini et quelques autres). 

La volonté de la marque est d’élaborer des plats aussi bons qu’au restaurant.
Les petits plats en verre recyclable (épatants pour préparer des crèmes brûlées) font cossus. Ils font tous 310 g, ne contiennent ni colorants ni conservateurs, et le temps de réchauffage est de 3 minutes.

Après dégustation, nous sommes partagés car certaines recettes fonctionnent d’autres pas (nous en avons testé 6) :

Ainsi le cassoulet, la choucroute, le petit salé et le tajine sont très bons.
En revanche, la blanquette est complètement ratée (épaisse et gluante, la sauce est vraiment désagréable), les demi-lunes aux cèpes sont insipides et enrobés de concentré de tomate granuleux.
Il nous semble donc que toutes les recettes ne sont pas au point.

Pour les barquettes citées, les proportions de viande annoncées sont aléatoires : 40% de veau pour la blanquette ; 14% pour la saucisse du cassoulet, les autres (échine, lardons, couenne) n’étant pas précisées) ; 15% pour la saucisse de la choucroute + 15% d’échine ; 35% d’échine de porc pour le petit salé ; 40% d’épaule d’agneau pour le tajine.

Prix : 6,90 €, 7,50 €, 7,90 € ou 8,90 € selon le plat individuel.
Un peu cher donc, surtout pour les recettes décevantes.
En vente en ligne (www.comtessedubarrycom) et dans les boutiques Comtesse du Barry.

Cassoulet CdB à l'assiette                          Choucroute CdB à l'assiette
Petit salé aux lentilles CdB à l'assiette Tajine d'agneauCdB à l'assiette  Blanquette de veau CdB à l'asiette                           Demi-lunes sauce aux cèpes CdB à l'assiette


3) CHATKA

Nous sommes tellement fans du mythique « crabe royal Chatka » que nous avons été fort déçus par cette marque dont nous pensons qu’elle a voulu lancer trop vite sur le marché « un concept » — c’est comme ça qu’ils le présentent — pas encore au point.
Nous n’allons pas rentrer dans la technique du « procédé de fabrication unique et novateur » (cuisson à grande vitesse) qui en gros, permet de cuire tous les ingrédients ensemble tout en conservant leur teneur en vitamines et en préservant leur goût…  « comme si le plat avait été élaboré le jour même » !
Les barquettes sont munies d’une valve qui libère de la vapeur pendant le réchauffage (3 à 4 minutes) et qui siffle pour annoncer que le plat est prêt. Les mono-portions font 330 g. Elles sont vendues au rayon frais et coûtent entre 4 et 6 € selon la recette.
Il y a une gamme viande (paëlla valenciana, parmentier de canard, etc.), une gamme poissons (Noix de Saint-Jacques au beurre blanc, Saumon aux lentilles et aux brocoli, Penne au saumon et crevettes, etc.) et une gamme « végé » (Légumes du jardin, etc.).

Dégustation : Nous avons goûté les noix de Saint-Jacques au beurre blanc et le saumon aux lentilles et brocolis.
Les Saint-Jacques (24%) étaient très petites et pratiquement sans saveur, la sauce un peu collante et les pommes de terre (27%) à peine cuites.
Quant au saumon (28%), il avait hélas un goût de buvard alors que les pommes de terre étaient carrément al dente.
Grosse déception donc.

Noix de Saint-Jacques Chatka à l'assiette     Saumon Chatka à l'assiette


NOTRE CONCLUSION

Il nous semble que ces petits plats sont une initiative intéressante pour répondre à la demande de « prise de repas hors du domicile », qui est en forte progression.
Néanmoins, selon nous, ça reste une solution de dépannage.

Et puis, tout de même, ça convient surtout à de petits appétits, la proportion de viande (ou de poisson) frôlant parfois l’anecdotique.
Une catégorie de femmes devrait y trouver son compte, mais les hommes… nous en doutons !

BV

Desserts de grand-mère

Beignets de fleurs d’acacia

Beignets de fleurs d'acacia via speedrecette.com

Dans toutes les campagnes on déguste des beignets de fleurs d’acacia (ou de sureau) début mai, lors de leur éphémère floraison. C’est un dessert de grand-mère facile à faire, parfumé et qui, selon la formule consacrée, réjouit les petits comme les grand !
À préparer bien évidemment au moment de la floraison… c’est-à-dire la première quinzaine de mai. On y est juste !

Mais avec le printemps tardif, cette année, on devrait avoir un peu de rabe !

Fleurs d'acacia via leblogadupdup.org
Fleurs d'acacia via blog.sebastienangot.fr


La recette

Beignets d'acacia via palaisdeslys.over-blog.com

Préparation : 20 minutes
Repos : 1 heure
Cuisson : 40 minutes

Pour 2 douzaines de beignets : 24 grappes de fleurs d’acacia – 10 cl d’eau-de-vie de vin (cognac, gnole) ou de fruit – 2 cuillerées à soupe de sucre en poudre – huile de friture – sucre en poudre ou sucre glace

Pâte : 175 g de farine – 1/2 sachet de levure chimique – 1 pincée de sel fin – 1 œuf – 50 g de beurre – 25 cl de lait entier

Préparez d’abord la pâte à frire : tamisez la farine, la levure et le sel dans un saladier, creusez en puits. Cassez l’œuf en séparant le blanc du jaune (réservez le blanc), mettez le jaune dans le puits avec le beurre fondu. Délayez à la cuillère en bois en incorporant peu à peu le lait jusqu’à obtention d’une pâte lisse et fluide, épaisse, mais coulante. Au besoin, rajoutez-en un peu. Laissez reposer 1 heure.

Prélevez les fleurs par grappes, coupez la queue, mettez-les dans une assiette creuse, poudrez-les de 2 cuillerées à soupe de sucre en poudre et aspergez-les avec l’eau-de-vie. Laissez macérer jusqu’à utilisation, en les retournant fréquemment.
Égouttez les fleurs sur un papier absorbant. Vous pouvez (ou non) verser le liquide de macération dans la pâte.
Montez le blanc d’œuf en neige ferme et incorporez-le à la pâte. Mélangez.
Faites chauffer le bain d’huile de friture jusqu’à ce qu’il soit bouillant, mais non fumant (175 °C).
Plongez successivement les fleurs dans la pâte à beignets, puis dans la friture chaude, par fournées. Quand les beignets remontent à la surface du bain, retournez-les à l’écumoire. Retirez-les dès qu’ils sont bien dorés, égouttez-les sur du papier absorbant et servez chaud après avoir poudré d’un voile de sucre en poudre ou de sucre glace.
Procédez ainsi pour toutes les fleurs.

Beignets de fleurs d'acacia via odelicesdupalais.canalblog.jcom

La bonne astuce : remplacez le lait  par du vin blanc sec coupé d’eau (moitié-moitié), ce qui donnera une pâte plus légère.

Variante : ça marche aussi avec les fleurs de sureau et les fleurs de lilas.
Mais pour le sureau faites attention : ce sont les fleurs de sureau noir qui sont comestibles. Elles fleurissent en mai.
Celles de sureau yèble sont toxiques, mais vous ne devriez pas pouvoir les confondre car elles ne fleurissent qu’en juillet-août.

BV