Catégorie: MIAM-MIAM

Couenneries

Carcassonne
et la légende de Dame Carcas

Dame Carcas via centerblog.net

Dame Carcas via centerblog.net

La célèbre cité fortifiée de Carcassonne a une légende bien troublante, en tout cas paradoxale !

En effet, à l’époque médiévale, du temps du Saint-Empereur Charlemagne, elle fut aux mains des Sarrasins*, de confession musulmane (bien que le terme n’existât pas avant le milieu du XVIe siècle). Charlemagne rappliqua donc avec ses douze pairs, ses douze cent paladins et ses bataillons chrétiens pour délivrer la citadelle, alors occupée par le Prince Balaach !

Mais, dès la première bataille, le Prince et tous ses chevaliers partis combattre moururent !
Cependant, la femme de Balaach, qui se nommait Carcas, prit les armes de son époux et se mit à la tête de tous les hommes restés dans la cité, décidant de soutenir vaillamment un siège. Qui dura cinq ans !
Cinq années pendant lesquelles des batailles et des tournois se succédèrent, car Charlemagne admirait le courage de la sarrasine. Le comte Oliban, son favori, en tomba même amoureux. Mais, vertueuse, la jeune femme le balafra et continua à se battre jusqu’au jour où le dernier de ses soldats mourut au combat !
Ne se démontant pas pour autant, au premier jour de la sixième année, Carcas fit des hommes de paille et les plaça sur des créneaux à des points stratégiques. Puis, alors que la nourriture et l’eau commençaient cruellement à manquer et qu’il ne restait plus qu’un pourceau et une hermine** de blé, elle entreprit de gaver le premier avec le second et le balança par-dessus les remparts pour faire croire que la cité regorgeait toujours d’hommes et de vivres !

Dame Carcas © Éditions Loubatières (Dame Carcas de Jean-Claude Pertuzé)

Dame Carcas © Éditions Loubatières (Dame Carcas de Jean-Claude Pertuzé)

Le cochon de Dame Carcas © Éditions Loubatières (Dame Carcas de Jean-Claude Pertuzé)

Le cochon de Dame Carcas © Éditions Loubatières (Dame Carcas de Jean-Claude Pertuzé)

Charlemagne crut d’autant mieux en ce stratagème que le cochon s’éventra en tombant, libérant tout le froment qu’il avait dévoré goulûment ! Aussi décida-t-il de lever le siège et de rebrousser chemin avec son armée, pensant qu’il faudrait encore des années pour en venir à bout.

Pourtant l’histoire ne finit pas là car désormais seule, Dame Carcas sonna du cor et fit tomber la herse en signe de paix puisque qu’elle était victorieuse et que son honneur était sauf ! « Carcas sonne ! » s’écria Oliban, heureux de faire demi-tour. Charlemagne apprécia le mot et, dit-on, voulut que cela devienne le nom de la ville ! En prime, il maria Oliban et Carcas qui eurent beaucoup d’enfants !

Très jolie légende, me direz-vous ?
Mais je me suis toujours demandé pourquoi on élevait des porcs dans une cité sarrasine !
Sûrement parce que cette légende est imaginaire…

Blandine Vié

* Pour faire court, on qualifie de Sarrasins les peuples de confession musulmane durant l’époque médiévale en EuropeD’autres termes coexistent comme « Maures », qui renvoient aux Berbères de l’Afrique du Nord après la conquête musulmane.

** ancienne unité de mesure

Reconnaissance du ventre

Agneau ou mouton ?
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère…

Agneau des Pyrénées via agneaudespyrenees.com

 On distingue cinq sortes d’agneaux sur les étals :

• L’agneau de lait ou agnelet

Non sevré, abattu à l’âge de six semaines, il apparaît sur les tables au moment de la période pascale. La gestation se fait pendant l’hiver, au retour de la transhumance, et les naissances ont lieu vers février, raison pour laquelle il est encore appelé « agneau de Pâques » ; il pèse de 7 à 9 kg. Il n’a jamais connu d’herbage.
L’agneau de lait a une saveur douce, laiteuse et élégante, marquée par un délicat goût de noisette, et sa texture allie moelleux et tendreté de façon subtile.

• L’agneau blanc

Abattu entre cent et cent dix jours, nourri au lait maternel, puis de substitution, c’est un agneau de printemps ; il pèse de 12 à 15 kg.

• L’agneau d’herbe

On l’appelle ainsi parce qu’il a commencé à brouter. Comme il gambade dans les prairies, il se muscle. On ne peut pas réguler son régime alimentaire. Sa chair est savoureuse et parfumée.
Il est abattu entre quatre et cinq mois selon les races. C’est celui qu’on grille ou qu’on rôtit l’été. Il pèse de 15 à 18 kg.

Brebis et agneau via meltybuzz.fr

• L’agneau de bergerie ou agneau gris

L’agneau gris est élevé en bergerie, d’où son nom.
On le trouve toute l’année. Claustré dans sa bergerie, son alimentation est artificielle et, comme il ne bouge pas, il a tendance à s’imprégner de son fumier [litière (paille, fougère, etc.) mélangée aux déjections (excréments et urine) des d’animaux]. Il est abattu entre quatre et cinq mois selon les races. Il pèse de 15 à 18 kg. Sa viande est plus molle.

• L’agneau de pré-salé

C’est une tradition bretonne et normande, pratiquée dans la baie du Mont Saint-Michel et dans certains estuaires de la côte ouest du Cotentin.
Les agneaux de printemps sont conduits quotidiennement sur les « herbus » des terres recouvertes par la mer 3 ou 4 fois dans l’année.
Le goût fin de la viande est parfumé moins par le sel que par les plantes poussant sur ces herbus, notamment la fétuque, qui lui apporte sa saveur inimitable. C’est un agneau qui commencer à brouter au printemps et que l’on trouve jusqu’en novembre.
Il ne peut donc y avoir d’agneau de pré-salé à Pâques — surtout quand Pâques tombe en mars ou début avril ! —, c’est beaucoup trop tôt !

Agneau de pré-salé de la baie de Somme via cuisinealafrancaise.com

Et le mouton, alors ?

Moutons-côte-à-côte via onevoice.fr

Quant au mouton (agneau adulte, le plus souvent castré, sauf quand il est destiné à être abattu selon la tradition musulmane), on le dit :

antenais ou broutard

Jusqu’à 18 mois ; nourri avec de l’herbe, du grain et des aliments de complément, il pèse de 25 à 30 kg. C’est un jeune mouton à point en automne.

• mouton de boucherie

De 18 mois à 2 ans ; nourri avec de l’herbe, du grain et des aliments de complément, il pèse de 18 à 25 kg. C’est le mouton qu’on mange pendant l’hiver.

• mouton de réforme

Jusqu’à 6 ans (maximum autorisé pour la commercialisation) ; il ne devient pas plus gros, mais la viande devient plus forte et plus typée, pouvant même prendre une odeur de suint et un goût de suif. Il a ses amateurs, mais on le trouve de moins en moins.

Moutons-front-contre-front via one-voice.fr

 Blandine Vié

Reconnaissance du ventre

Attention :
un œuf peut en cacher un autre !
(La réglementation des œufs)

Œufs © Greta Garbure

Œufs © Greta Garbure

Bientôt Pâques !
Pour faire une omelette, il faut casser des œufs !
Oui, mais lesquels ?

L’œuf est un aliment magique ! Il sert à tout en cuisine, dans les deux registres salé et sucré. Il est également présent là où on ne le voit pas : dans les sauces, dans les liaisons, dans les farces. Mais attention : un œuf peut en cacher un autre !

Les œufs sont l’un des ingrédients les plus utilisés en cuisine. Ils permettent de préparer mille et une recettes où ils sont l’ingrédient majeur, mais ils interviennent aussi de manière plus discrète dans de nombreux mets où ils jouent un rôle complémentaire, presque celui d’une aide culinaire.

Leur choix est donc primordial, non seulement pour la qualité et le goût des préparations cuisinées mais aussi pour la santé des consommateurs, tout comme pour celle des poules. Car il faut savoir que 68% des œufs sont produits dans des élevages en batterie où les poules sont en cages, dans des conditions déplorables.

La loi impose que toutes les informations nécessaires soient mentionnées sur chaque œuf mais leur étiquetage et leur marquage ne sont pas simples à décrypter.
La première chose à savoir est que tous les œufs que nous mangeons sont de catégorie A.
Les œufs de catégorie B sont destinés à l’industrie alimentaire. Ce sont des œufs n’ayant plus les caractéristiques des œufs A et pratiquement toujours de code 3. Ce qui veut dire que tous les produits agroalimentaires industriels sont fabriqués avec des œufs de qualité inférieure et qui plus est, sans aucun respect pour le bien-être animal !

Ils sont aussi classés en 4 groupes selon leur poids :
– XL pour les très gros d’un poids supérieur ou égal à 73 g ;
– L pour les gros d’un poids supérieur ou égal à 63 g et inférieur à 73 g ;
– M pour les moyens d’un poids supérieur ou égal à 53 g et inférieur à 63 g ;
– S pour les petits d’un poids inférieur à 53 g.

Mais le plus important, c’est le code figurant sur chaque œuf :

– Code 3 : poules élevées en cages (en batterie) : les poules ne voient jamais le jour, elles sont parquées à 16 par m2 (1 feuille A4 par poule) ;
– Code 2 : poules élevées au sol ou en volière mais en batterie dans des bâtiments fermés : elles ne voient donc jamais le jour et sont parquées à 9 par m2 (moins de 2 feuilles A4 par poule) ;
– Code 1 : poules élevées en plein air : pendant la journée, elles ont accès à un « parcours » extérieur (4 à 5 m2 par poule) qui n’est pas toujours herbeux. Mais elles profitent de la chaleur du soleil, peuvent gratter le sol à la recherche de nourriture et se frotter dans la poussière pour dégraisser leurs plumes et se débarrasser des parasites.
– Code 0 : poules élevées en élevage biologique : elles ont de bien meilleurs conditions de vie et peuvent s’ébattre dans la verdure pendant la journée.
Il faut cependant savoir que quel que soit leur code, le sexage et l’épointage sont pratiqués. C’est-à-dire que les poussins mâles sont broyés ou gazés, qu’on coupe le bec des poules peu après leur naissance pour éviter qu’elles ne se blessent entre elles et qu’elles sont abattues au bout d’un an de ponte.

Ce chiffre est suivi de 2 lettres qui désignent le pays d’origine : FR pour France.
Les autres lettres et chiffres identifient le producteur et le bâtiment de ponte.
La date de ponte doit également figurer ainsi que la DLC (date limite de consommation).
La mention « extra » ou « extra frais » (œufs suffisamment frais pour être mangés à la coque) ne peut être utilisée que jusqu’au 9ème jour après la date de ponte.

Enfin, il existe des œufs « Label Rouge ». Classés 1, ils sont entre les œufs élevés en plein air et les œufs bio.

Bon à savoir : la couleur de la coquille des œufs n’a pas d’influence sur leur goût, elle dépend de la race de la poule.
Toutefois les œufs avec un beau jaune étant plus flatteurs, on met du colorant de synthèse dans l’alimentation des poules pour renforcer la couleur des jaunes. Seuls les œufs bio et les œufs Label rouge en sont exempts.

Sachez encore que pour bien conserver des œufs, il faut les placer dans un panier dans un endroit frais (garde-manger) ou dans la porte du frigo, en les plaçant pointe en bas.
Ne lavez jamais des œufs avant de les ranger car cela les rend poreux… y compris aux bactéries.
En revanche, pour faire une omelette (ou des œufs brouillés) aux truffes, lavez-les, essuyez-les et rangez-les dans un bocal en les alternant avec les truffes, fermez et attendez 24 h : les œufs se seront imprégnés de leur parfum et cela décuplera la saveur de votre omelette !

Œufs battus © Greta Garbure

Œufs battus © Greta Garbure

Pour tout savoir sur l’omelette, c’est ici :

http://gretagarbure.com/2013/05/21/savoir-faire/ 

Omelette en train de coaguler ©  Greta Garbure

Omelette en train de coaguler © Greta Garbure

Et pour nos autres recettes d’œufs, c’est là :

— L’omelette aux lardons de ventrèche :

http://gretagarbure.com/2014/11/28/couenneries-13/

Omelette aux lardons de ventrèche © Greta Garbure

Omelette aux lardons de ventrèche © Greta Garbure

— Les œufs mimosa :

http://gretagarbure.com/2014/10/11/plats-mythiques-31/

Œufs mimosa © Greta Garbure

Œufs mimosa © Greta Garbure

— Les œufs au lait :

http://gretagarbure.com/2014/11/07/desserts-de-grand-mere-19/

Ramequin d'œufs au lait © Greta Garbure

Ramequin d’œufs au lait © Greta Garbure

Blandine Vié

Reconnaissance du ventre

Connaissez-vous le kari « Gosse » ?

Kari Gosse © Greta Garbure

En Bretagne, la ville de Lorient — cité portuaire qui, sur l’instigation de Colbert, affrétait des bateaux vers les comptoirs indiens (la fameuse Compagnie des Indes) à la fin du XVIIe, aux XVIIIe et XIXe siècle… et dont, pour cette raison, la première graphie était « L’Orient » ! — s’enorgueillit d’un « kari breton ».

Mais qu’es acò comme on dit en Occitanie (ou késako comme on dit partout où l’on ne sait pas que c’est de l’occitan… ni même ce qu’est l’occitan) ?

Depuis Lorient, la Compagnie des Indes Orientales allait surtout chercher des épices et les navires les rapportaient notamment du comptoir de Pondichéry (région de Tamil Nadu, au sud de l’Inde) où était établie une caste de pêcheurs qui préparaient ce que les colons britanniques nomment « curry », mot transposé du tamoul et dont la prononciation a induit le mot « kari ». Il s’agit en fait d’un mélange d’épices réduites en poudre.

Kari breton © Greta Garbure

Kari breton © Greta Garbure

Il faut savoir qu’il existe des dizaines — et même sans doute plus — de formules de curries et que d’une région à l’autre, d’une famille à l’autre, les épices peuvent varier et/ou être employées dans des proportions différentes. Mais les mélanges propres au comptoir de Pondichéry étaient plutôt faits pour accompagner les poissons et les crustacés vu que la mer borde la région.

Tout ceci donna à monsieur Gosse, pharmacien et apothicaire dans la ville de Lorient au XIXe siècle l’idée de composer sa propre formule de « kari » (et de déposer un brevet), raison pour laquelle il fut et est toujours uniquement vendu… en pharmacie !

Il s’agirait d’un mélange de gingembre, de girofle, de cannelle, de fenugrec, de coriandre, de cardamome, de poivre, et bien sûr de curcuma (d’où sa couleur) et de piment rouge (d’où sa force). Il est en tout cas très parfumé. La recette et le dosage exact demeurent secrets aujourd’hui encore car ils sont restés dans la même famille.
Le kari Gosse est en effet aujourd’hui fabriqué par monsieur Ernest Pouëzat, descendant de monsieur Gosse installé à Auray. Il est le seul à pouvoir le commercialiser ainsi que quelques pharmacies du Morbihan. Mais on peut aussi le trouver en vente en ligne sur le net.

Kari Gosse via bzzzpara.com

Lisez aussi notre « Ode aux épices » !

http://gretagarbure.com/2013/05/27/reconnaissance-du-ventre-16/

Blandine Vié

Plats mythiques

Magrets de canard poêlés,
à la chalossaise

Le magret tranché et assaisonné © Greta Garbure

Le magret tranché et assaisonné © Greta Garbure

Il paraît que les magrets de canard sont devenus un des plats préférés des Français (sondage Sofres octobre 2011). C’est une promotion remarquable quand on sait que c’est André Daguin, ancien chef réputé de l’Hôtel de France d’Auch (Gers) qui est « l’inventeur » et le promoteur du magret à partir de 1959. C’est en effet lui qui a eu l’idée de faire lever les filets des canards gras pour les cuire comme une viande. On n’a pas tardé à adopter cette manière de faire dans toutes les régions productrices de foie gras, à commencer par les Landes, et plus particulièrement la Chalosse. Auparavant les filets de la poitrine étaient confits comme les cuisses et les ailes.

Je vous donne la recette à la poêle mais bien évidemment, si on peut les faire griller au feu de bois, c’est encore meilleur, surtout quand on peut alimenter ce dernier avec des sarments de vigne !

La recette

Préparation : 10 min
Cuisson : 15 à 20 min

 Pour 4 personnes
• 4 magrets moyens ou 2 très gros
• sel fin, poivre du moulin

Magret de canard cru © Greta Garbure

Magret de canard cru © Greta Garbure

Magret côté peau © Greta Garbure

Magret côté peau © Greta Garbure

Si nécessaire, dénervez les magrets côté chair avec un petit couteau de cuisine. Éliminez également les éventuels petits caillots de sang.

Retournez les magrets et incisez-les assez profondément mais sans entamer la chair, de manière à obtenir un quadrillage en forme de carrés ou de losanges. Cette précaution permettra au gras sous-cutané de s’exsuder pendant la cuisson.

Incisions dans la longueur © Greta Garbure

Incisions dans la longueur © Greta Garbure

puis dans la largeur © Greta Garbure

puis dans la largeur © Greta Garbure

Faites chauffer ardemment une poêle en fer et, quand elle est brûlante et bien sèche — surtout n’ajoutez pas de matière grasse ! —, déposez-y les magrets côté peau en dessous. Faites grésiller quelques minutes pour que le gras s’exsude. Puis retournez-les 30 secondes, juste pour les saisir côté chair.

Dans la poêle côté peau © Greta Garbure

Dans la poêle côté peau © Greta Garbure

Démarrer la cuisson côté peau © Greta Garbure

Démarrer la cuisson côté peau © Greta Garbure

Retournez-les à nouveau et laissez la graisse fondre pendant 10 à 15 minutes en fonction de la taille et de la rondeur des magrets. Éliminez la graisse rejetée au fur et à mesure pour que la peau des magrets puisse croustiller sans frire.

Vider la graisse au fur et à mesure © Greta Garbure

Vider la graisse au fur et à mesure © Greta Garbure

La peau grillée © Greta Garbure

La peau grillée © Greta Garbure

Dès que la peau des magrets est bien dorée, retournez-les et faites-les cuire 2 à 3 minutes côté chair, la cuisson devant être menée saignante ou rosée car il s’agit d’une viande rouge !

Le magret cuit côté chair © Greta Garbure

Le magret cuit côté chair © Greta Garbure

Salez en fin de cuisson seulement, poivrez généreusement et tenez les magrets au chaud pendant quelques minutes entre deux assiettes chaudes pour que le sang irrigue la viande, ce qui donne du moelleux à la chair.

Le magret cuit et assaisonné © GretaGarbure

Le magret cuit et assaisonné © Greta Garbure

Tranchez les magrets en biseau dans la largeur, en tranches de ½ cm d’épaisseur environ, chacune devant comporter du gras. Dressez-les sur un plat chaud, en éventail ou en les faisant se chevaucher. Arrosez-les avec le jus éventuellement rendu entre les assiettes et servez immédiatement. On peut aussi les tailler en aiguillettes dans la longueur, ce qui permet à tous les convives d’avoir à la fois du saignant à cœur et du rosé aux extrémités.

Tranchage du magret © Greta Garbure

Tranchage du magret © Greta Garbure

Un peu de bla-bla

• En Chalosse, on aime bien servir ces magrets avec des frites « au couteau » taillées grossièrement, cuites à la poêle dans de la graisse de canard, puis salées avec du gros sel ou, comme on fait maintenant, avec de la fleur de sel. C’est bien pour ça qu’il faut garder la graisse abondante qui a fondu pendant la cuisson des magrets, la filtrer et la conserver au réfrigérateur.

La graisse exsudée © Greta Garbure

La graisse exsudée © Greta Garbure

• Cette fois, je les ai servis avec des pommes de terre sautées et comme il me restait un fond de pot de « mince-meat » qu’on m’avait rapporté d’Angleterre, je l’ai ajouté et mêlé aux pommes de terre et c’était très bon.

Magret pommes sautées © Greta Garbure

Magret pommes sautées © Greta Garbure

Blandine Vié