Catégorie: MIAM-MIAM

Plats mythiques

La Garbure d’automne de Greta !

Ça mijote © Greta Garbure

Ça mijote © Greta Garbure

Maintenant que nous avons une belle cocotte spéciale garbure (et autres mijotages) — voir notre article d’hier : http://gretagarbure.com/2014/11/20/serviettes-torchons-les-arts-de-la-table-5/ — comment ne pas la tester ? Surtout avec l’arrivée des premiers frimas.

Pour préparer cette recette de garbure, faites comme nous : choisissez une cocotte pansue à souhait. De préférence en terre. Il vous faut aussi un diffuseur entre la cocotte et la flamme. Vous pouvez également la cuire au four. Sinon, votre faitout habituel fera l’affaire mais il faut que la garbure y ait ses aises.

La recette

À démarrer la veille

Préparation : 1 h
Trempage des haricots : 12 h

Cuisson : 3 h 30 (minimum)

Les ingrédients pour 8 à 12 personnes

(Vous pouvez évidemment réduire les proportions en fonction du nombre de convives mais une garbure n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle est roborative. Et puis, ça se réchauffe très bien (d’aucuns disent même que c’est meilleur réchauffé). Et en plus, ça se congèle !

500 g de haricots tarbais ou de haricots de maïs secs, en grains

Haricots tarbais © Greta Garbure

Haricots tarbais © Greta Garbure

1 chou vert frisé
1 kg de pommes de terre
500 g de carottes
500 g de navets
4 blancs de poireau

Légumes pour la garbure © Greta Garbure

Légumes pour la garbure © Greta Garbure

3 gros oignons
1 bouquet garni (thym, laurier, petite branche de céleri, persil plat)
6 à 8 gousses d’ail

La garniture aromatique © Greta Garbure

La garniture aromatique © Greta Garbure

sel fin, poivre du moulin

Viandes :
1 talon de jambon sec de pays (400 à 500 g)

Talon de jambon © Greta Garbure

Talon de jambon                     © Greta Garbure

500 g de ventrèche

Ventrèche © Greta Garbure

Ventrèche © Greta Garbure

1 kg de confit (canard, oie, porc) et la graisse qui l’enrobe

Confit de canard © Greta Garbure

Confit de canard © Greta Garbure

La veille, faites tremper les haricots pendant 12 heures, en renouvelant l’eau plusieurs fois.

Faire tremper les haricots © Greta Garbure

Faire tremper les haricots © Greta Garbure

Le jour même égouttez les haricots et faites-les blanchir, ce qui limitera les risques de flatulences : plongez-les dans un petit faitout d’eau froide et portez à frémissement 10 minutes en écumant.

Faire blanchir les haricots © Greta Garbure

Faire blanchir les haricots © Greta Garbure

Écumer les haricots © Greta Garbure

Écumer les haricots © Greta Garbure

Haricots trabais blanchis © Greta Garbure

Haricots tarbais blanchis © Greta Garbure

Préparez maintenant le chou : retirez le trognon et les grosses côtes. Coupez-le en quartiers, lavez-le soigneusement et ciselez-le. Puis faites-le blanchir 5 minutes lui aussi. Égouttez et rafraîchissez.

Chou ciselé © Greta Garbure

Chou ciselé © Greta Garbure

Chou blanchi © Greta Garbure

Chou blanchi © Greta Garbure

Faites également blanchir le talon de jambon, en écumant. Les puristes ne le font pas car ils recherchent justement le goût de rance que peut prendre le talon ou l’os de jambon avec le temps. Égouttez et rafraîchissez.

Faire blanchir le talon de jambon © Greta Garbure

Faire blanchir le talon de jambon © Greta Garbure

Versez 6 à 8 litres d’eau dans un grand faitout sur feu moyen. Plongez–y le talon de jambon et laissez cuire 1 heure à 1 heure 30 (en écumant), ce qui va parfumer le bouillon. (Voir la note dans bla-bla si la cocotte est en terre).

Coupez la ventrèche en gros lardons.

Morceaux de ventrèche © Greta Garbure

Morceaux de ventrèche © Greta Garbure

Ajoutez les haricots, le chou et la ventrèche et poursuivez la cuisson 45 minutes.

Pendant ce temps, épluchez tous les autres légumes : carottes, navets, poireaux et pommes de terre.
Je vous l’avoue au passage, j’ai eu un gros coup de cœur pour la manière dont Patrick — que j’avais embauché en cuisine à cause de mon poignet cassé — a troussé les carottes et les navets !
(Voix off de Patrick : « J’aime bien trousser ! »)

Carotte et navets troussés par Patrick © Greta Garbure

Carotte et navets troussés par Patrick © Greta Garbure

Poireaux et pommes de terre © Greta Garbure

Poireaux et pommes de terre © Greta Garbure

Préparez également la garniture aromatique : pelez et émincez les oignons, pelez, dégermez et écrasez légèrement les gousses d’ail.

Les aromates © Greta Garbure

Les aromates © Greta Garbure

Ajoutez alors les carottes, les navets, les poireaux, les oignons, les gousses d’ail, le bouquet garni et du poivre en grains. Couvrez et laissez cuire 30 minutes.

Introduisez encore les pommes de terre. Continuez la cuisson 30 minutes.

Dans la cocotte © Greta Garbure

Dans la cocotte © Greta Garbure

Ajoutez enfin les morceaux de confit avec leur graisse. Salez en tenant compte de l’assaisonnement de la ventrèche et du confit. Terminez la cuisson pendant 30 minutes.

Couper le confit en gros morceaux © Greta Garbure

Couper le confit en gros morceaux                 © Greta Garbure

Pour servir, retirez le bouquet garni de la marmite. Sortez également le confit pour le présenter à part, tranché et disposé sur un plat. Juste au moment de servir, versez les légumes et le bouillon dans une soupière chaude. Si la garbure a mijoté dans une cocotte en terre, servez directement dans la cocotte.

Et n’oubliez pas : au pays on dit que la garbure est réussie « si la gahe tient quillée » ! (si la louche y tient debout toute seule) !

La cuillère en bois dans la garbure © Greta Garbure

La cuillère en bois dans la garbure © Greta Garbure

Un peu de bla-bla

• Sachez que le temps de cuisson sera plus long dans une cocotte en terre (5 h environ), notamment pour porter l’eau à frémissement en début de cuisson… mais le goût sublimé !

• En saison (elle se termine), utilisez des haricots blancs frais, écossés : comptez-en alors 750 g. Il n’est pas nécessaire de les faire blanchir. N’hésitez pas à en faire une réserve, ils se congèlent très bien.

• Sur place, la garbure ne se fait pas avec du chou vert frisé, mais avec des choux cavaliers hauts sur tiges, appelés « caulets » ou choux noirs.

• À défaut de ventrèche, utilisez du lard de poitrine frais ou demi-sel (faites d’abord blanchir ce dernier).

• Pour l’assaisonnement, vous pouvez ajouter un peu de piment d’Espelette mais sachez que s’il va relever le bouillon, il va aussi le colorer en rouge.

• Autrefois, on servait la garbure sur des tranches de pain rassis coupé en fines lamelles. Rangez-les au fond de la soupière, recouvrez-les d’un peu de bouillon et laissez-les s’imbiber. Ou bien présentez-le à part.

Dans l'assiette © Greta Garbure

Dans l’assiette © Greta Garbure

Alors ?
Vous invitez vos amis le week-end prochain ?

Blandine Vié

Bonne table… ou évitable ?

Le Cherche-Midi
Restaurant italien
Paris 6e

Maccheroncini panna e funghi © Greta Garbure

Maccheroncini panna e funghi © Greta Garbure

Vous le savez puisque, de temps à autre, je vous fais quelques confidences, j’ai eu une tranche de vie italienne. Lombarde plutôt que napolitaine, mais tranche tout de même…

Je connais donc plutôt très bien la cuisine transalpine, toutes régions confondues, m’étant beaucoup promenée d’un bout de la botte à l’autre, et pas qu’au débotté !

Tout ça pour vous dire qu’au « Cherche-Midi », j’ai retrouvé le vrai goût de l’Italie, le vrai style de la « trattoria » familiale où tout est authentique, juste et bon, sans autre sophistication que la véracité des produits, la rectitude des cuissons, l’évidence des choix.
C’est bien simple, si j’habitais le quartier, j’en ferais ma cantine !

Donc pas la peine de chipoter et disons-le tout net (et même tout internet !) avant même de vous raconter notre repas : Greta Garbure laisse ici son rond de serviette sans barguigner !

Bon, passons aux choses sérieuses !

De l’extérieur, et surtout avec cette enseigne, on ne soupçonne pas vraiment que le « Cherche-Midi » soit un restaurant italien. Mais sitôt franchie la porte, on ne s’y trompe plus.

Salle Cherche-Midi

Soyons honnêtes jusqu’au bout !
J’ai rencontré Lydie di Meo fortuitement lors d’un dîner de presse et, sachant que Patrick serait à Paris fin septembre, elle nous a très gentiment lancé une invitation à venir découvrir son restaurant pendant son séjour.
Mais, vous le savez aussi — voir notre charte : 
http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/ — nous gardons toujours notre libre-arbitre, quel que soit le cas de figure. Et dans le cas où une invitation nous déçoit, s’il ne s’agit pas d’une démarche commerciale via un(e) attaché(e) de presse, nous préférons ne pas faire d’article. A contrario, si ça nous plaît, on ne se prive pas de (vous) le dire ! Bon, ça c’est fait !

Revenons maintenant à notre repas qui a lieu en compagnie de Lydie di Meo et de son frère et qui s’annonce sous les meilleurs auspices vu les charcuteries aperçues sur le comptoir.
La maison est tenue depuis 1978 par la famille di Meo, originaire du Molise, en Italie (qui a par ailleurs une activité de marchands de tableaux).

Comme toujours dans la péninsule italienne, nous commençons par des antipasti : d’une incroyable fraîcheur, la « mozzarella di bufala 100% latte di bufala » (100% lait de bufflonne) nous transporte (16 €) ! Arrivée du matin, elle est vraiment exceptionnelle !

L’assiette de charcuteries italiennes qui panache jambon de Parme affiné depuis octobre 2011 (17 €), culatello de zibello affiné depuis septembre 2012 (19,50 €), mortadelle à la truffe blanche (16 €) n’est pas en reste (les prix indiqués sont ceux pour des portions individuelles, évidemment). Tout est de qualité et délicieux et nous nous enthousiasmons pour la mortadelle à la truffe qui est une réelle découverte. Nous goûtons aussi un peu de strolghino di culatello, ce petit saucisson maigre et doux fait avec des chutes de culatello dont je vous raconterai un jour l’histoire (17 € l’assiette). Et personnellement, je ne résiste pas aux « carciofi alla romana » (artichauts à la romaine (16 €) dont je raffole.

Charcuteries italiennes (jambon de Parme, culatello, mortadelle à la truffe blanche) © Greta Garbure

Charcuteries italiennes (jambon de Parme, culatello, mortadelle à la truffe blanche) © Greta Garbure

Strolghino di culatello © Greta Garbure

Strolghino di culatello © Greta Garbure

Artichauts à la romaine © Greta Garbure

Artichauts à la romaine © Greta Garbure

Pour suivre, nous aurions pu choisir une viande ou un poisson proposés en plat du jour : carpaccio de bœuf à la rucola et au parmesan (20 €), escalopes de veau de lait au beurre et sauge (23 €), côtes d’agneau de Lozère poêlées au romarin (23 €), foie de veau au beurre et à la sauge (22 €) ou filet de thon au poivre (22 €).

Mais nous apprenons que les pâtes fraîches sont faites maison au jour le jour (de même que le pain et la pâtisserie) dans un atelier-laboratoire situé au-dessus du restaurant et, au vu de quelques assiettes commandées par des tables voisines, nous craquons et nous nous partageons des fettucine al tartufo estivo (à la truffe d’été, 29 €), des maccheroncini panna et funghi (macaroni à la crème et aux champignons : morilles et champignons de Paris, 18 €) et des spaghetti alla chitarra ai gamberetti (spaghetti découpés avec un ustensile spécial qui leur donne une section carrée, 18 €).
Un choix que nous ne regrettons pas car les pâtes sont vraiment topissimes — à quand un corner épicerie pour pouvoir en acheter ainsi que les charcuteries ? — et les garnitures savoureuses.

Fettucine à la truffe blanche d'été © Greta Garbure

Fettucine à la truffe blanche d’été © Greta Garbure

Penne aux 3 champignons © Greta Garbure

Penne aux 2 champignons © Greta Garbure

Spaghetti à la chitarra aux crevettes © Greta Garbure

Spaghetti à la chitarra aux crevettes © Greta Garbure

Pour terminer, je tiens absolument à goûter le tiramisù (8 €), dessert-test s’il en est — et Dieu sait s’il y en a de fantaisistes et de quelconques ! — qui se révèle épatant tandis que Patrick préfère une tarte aux framboises des plus avenantes… et surtout plus légère !

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù entamé © Greta Garbure

Tarte aux framboises © Greta Garbure

Tarte aux framboises © Greta Garbure

Sur ce repas, nous avons bu les deux vins du jour : un blanc de Sardaigne de l’admirable maison Argiolas, un S’élégas 2013 issu du cépage exotique « nuragus », à 7 € le verre. Un vin du sud bien équilibré, aux arômes délicats de pêche, poire et litchi. Simplement délicieux, aussi bien sur la charcuterie que sur tous les plats de pâtes.

Argiolas blanc © Greta Garbure

Argiolas blanc © Greta Garbure

En rouge, un chianti classico doc 2009 San Felice à 6 € le verre. Quand le San Giovese est bon, il est vraiment bon ! On est là devant un vin bien plus qu’honnête : sa générosité se manifeste avec franchise mais retenue, avec cette élégance toscane qui évoque la douceur de l’air et la verticalité des cyprès… L’envoûtement à ce prix-là, c’est cadeau.

Chianti classico © Greta Garbure

Chianti classico © Greta Garbure

Alors certes, les prix sont un peu élevés — plus que dans une trattoria italienne… en Italie — mais les produits sont d’exception, l’accueil et le service éminemment sympathiques (même si, bien sûr, nous n’occultons pas que nous avons été traités en VIP), la clientèle du quartier habituée à ces prix et les people (il y en a) aussi. D’ailleurs le restaurant est plein et il est plus que prudent de réserver.

Je vous l’ai déjà dit plus haut, non seulement Greta Garbure laisse ici son rond de serviette avec plaisir mais elle reviendra sans aucun doute !

Rond de serviette

Invitation des propriétaires.

Blandine & Patrick

Le Cherche-Midi
22, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Sèvres-Babylone

Tél : 01 45 48 27 44
Ouvert tous les jours, de 12 h à 15 h le midi, et de 19 h 30 à 23 h 15 le soir.
Site : http://www.lecherchemidi.fr

Reconnaissance du ventre

Les aventures de Narcisse
au pays des kiwis

Narcisse au pays des kiwis ! © Greta Garbure

Narcisse au pays des kiwis ! © Greta Garbure

La  vallée de l’Adour serait-elle en train de devenir la « Kiwi Valley » ? Presque mais pas tout à fait quand même car on y parle toujours avec des accents basco-béarno-landais !
Cependant, une vue aérienne montre clairement l’importance de l’implantation progressive du joli petit fruit poilu.

Une paire de kiwis, encore appelés « couilles à Mao » © Greta Garbure

Une paire de kiwis, encore appelés « couilles à Mao » © Greta Garbure

Quelques chiffres pour commencer

Pays de sa naissance, la Chine en est devenue le premier producteur mondial et la France le sixième. Parti de zéro il y a moins de quarante ans, le kiwi est aujourd’hui devenu la septième espèce de fruits produite en France hexagonale (derrière la pomme, la poire, le melon, la pêche, la nectarine et l’abricot). Les deux tiers sont produits dans le Sud-Ouest, en Aquitaine et en Midi-Pyrénées, mais aussi en Corse, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes. Toutes origines confondues, nous en mangerons cette année environ un milliard !

Un milliard de kiwis © Greta Garbure

Un milliard de kiwis © Greta Garbure

Un millard de fruits parfois considérés comme un médicament… Un « alicament » ! Quand on pense au kiwi, on évoque souvent ses propriétés antioxydantes, les fibres qu’il contient et sa teneur en vitamines C et K qui en font un autre « ami du petit déjeuner ».
Comme dit le proverbe : « Un kiwi le matin éloigne le médecin (surtout si l’on vise bien !) ».

Voilà qui pourrait faire réfléchir certains à la Sécurité Sociale ! Non, je plaisante : à l’impossible, nul n’est tenu…!

Patrick en mission © Greta Garbure

Patrick en mission © Greta Garbure

Un peu de bla-bla

Deux mots à apprendre :

— Le kiwi est un fruit climactérique, c’est-à-dire qu’il continue à mûrir après sa cueillette. Sa maturation est lente. Aussi, à partir de son achat, vous pouvez le conserver une ou deux semaines. Si vous êtes pressé, un truc de (jeune) grand-mère : ajoutez une pomme au milieu de vos kiwis et ceux-ci seront prêts à vous régaler bien avant les autres.

Kiwis © Greta Garbure

Kiwis © Greta Garbure

— Le kiwi est également dioïque : ses pieds produisent des fleurs mâles OU des fleurs femelles. Il faut donc mettre dans les vergers un plant mâle pour six à huit plants femelles et en mai, pour favoriser une bonne pollinisation, il convient d’installer près d’une dizaine de ruches par hectare !

Verger de kiwis © Greta Garbure

Verger de kiwis © Greta Garbure

Tous mes remerciements à François Lafitte, producteur (marque Oscar) et président de Kiwifruits de France, pour son accueil et sa disponibilité.

François Lafitte © Greta Garbure

François Lafitte © Greta Garbure

De plus, la cuisine de l’auberge du Pas de Vent à Pouillon dans les Landes est tout à fait recommandable, après une partie de quilles de neuf !

Tarte feuilletée aux cèpes et au foie gras, jambon croustillant © Greta Garbure

Tarte feuilletée aux cèpes et au foie gras, jambon croustillant © Greta Garbure

Patrick et Frédéric Bern, chef du restaurant Le Pas de Vent © Greta Garbure

Patrick et Frédéric Dubern, chef de l’auberge du Pas de Vent © Greta Garbure

Quilles de 9 © Greta Garbure

Quilles de 9 © Greta Garbure

Patrick de Mari

Sur un plateau

« Cheese »
un lieu de perdition gourmand
où l’on vous raconte le fromage !

GILLES CLAYEUX

Il y a des histoires qui font plaisir à entendre.

Comme celle de Gilles Clayeux qui, après avoir vendu des vêtements pendant 33 ans, a eu envie de changer de vie et d’ouvrir… « un lieu de perdition gourmand » comme il le définit lui-même.

Bourguignon de Saône-et-Loire fier de ses origines (il est aussi un peu breton mais moins farouchement), notre homme est depuis lulure passionné par l’univers de « ce qui se mange et ce qui se boit », à tel point que depuis toujours, partout où il va, il est en quête de bons produits… ce que confirme son épouse Valérie, en tâchant chaque fois d’en savoir plus sur leur histoire et de rencontrer des producteurs.

C’est ainsi qu’est née la boutique « Cheese » qui, comme son nom l’indique, est consacrée au fromage — plus précisément aux fromages fermiers — avec un petit rayon vins et un peu d’épicerie fine.

D'un côté de la boutique © Greta Garbure

D’un côté de la boutique © Greta Garbure

Vous allez me dire : ce ne sont pas les crèmeries qui manquent, surtout à Paris !
À cela je vous répondrai : c’est vrai qu’il y a quelques bons fromagers dans la capitale, mais il n’est pas mauvais, parfois, de changer de crémerie.

Parce que « Cheese » est conçu à l’image de son propriétaire qui ne se contente pas de faire les bons choix mais qui va au-delà. Comme il dit : « J’ai toujours eu la passion du Bon avec un grand « B », dans l’assiette et dans le verre, du travail artisanal bien fait et des hommes qui sont derrière. Tous les produits que vous trouverez chez moi ont leur propre histoire à raconter. Je ne choisis et vends que ce que j’aime… »

Le coin des pâtes dures © Greta Garbure

Le coin des pâtes dures © Greta Garbure

Gouda truffé, parmesan © Greta Garbure

Gouda truffé, parmesan © Greta Garbure

Ainsi, chez « Cheese » vous n’allez pas simplement acheter un camembert fermier au lait cru… mais le camembert de Mercier dont Gilles Clayeux vous raconte l’histoire de A à Z. Car ici tous les fromages ont une histoire ! Le cheddar tourbé high of mull, le stichelton fermier de Joe Schneider, le gouda mille-feurs, l’époisses Marronier (le dernier au lait cru), le Saint-Nectaire Jaubert, le munster du Gaec de Lejol et une kyrielle de chèvres comme le tricorne des Deux-Sèvres de Paul Georgelet, le chèvre fermier de chez Michaud en Saône-et-Loire, etc.

Stichelton fermier bio © Greta Garbure

Stichelton fermier bio © Greta Garbure

Saint-Nectaire fermier © Greta garbure

Saint-Nectaire fermier © Greta Garbure

Munster © Greta Garbure

Munster © Greta Garbure

Il vous parlera aussi de la pâte de coing du Portugal, plus souple que celle d’Espagne. Des confitures de Delphine Alaguette, des chocolats de Bernard Dufoux, maître chocolatier à La Clayette, de quelques miels (Secrets d’Apiculteur) et même d’huiles d’olive dont celle de Piombino en Toscane, mise en bouteille tout spécialement pour Cheese.

Pâte de coings © Greta Garbure

Pâte de coings © Greta Garbure

Et bien sûr de vins. Une sélection limitée faite de coups de cœur.
D’ailleurs, un samedi par mois, la boutique fait open bar et l’on peut déguster des accords vins fromages en compagnie d’un producteur.

Comme il l’avoue, Gilles Clayeux n’a pas beaucoup d’émotion avec les bordeaux. Sa sélection se concentre donc plutôt sur les Bourgogne — fibre régionale oblige — et sur les côtes-du-Rhône.
Vous y trouverez par exemple le mercurey château de Chamirey (famille Devillard), le beaune 1er cru La Féguine et le Volnay 1er cru Les Santenots du domaine Jacques Prieur à Meursault ou les Rully 1er cru Les Cloux et 1er Cru La Pucelle de Paul et Marie Jacqueson.
Ou des étiquettes ligériennes telles que le domaine Vincent Delaporte à Chavignol, et le domaine Minchin à Menetou-Salon.
Côté sud, on retrouve les vins du domaine Brumont, le bandol de Pibarnon, le Châteauneuf-du-Pape de La Célestière.

Quelques vi

Quelques vins © Greta Garbure

Un magasin cosy un peu différent des adresses de quartiers avec un petit plus culturel, un petit supplément d’âme.

Quelques restaurateurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompé (Yannick Alléno en tête) qui s’approvisionnent désormais chez lui.

Au fait, savez-vous quels sont les 3 fromages les plus demandés ?
Le comté, le roquefort et le brie !

Brie © Greta Garbure

Brie © Greta Garbure

Blandine Vié

Cheese logo

CHEESE
1 rue Desaix

75015 Paris
Tél. : 01 47 83 81 26
du mardi au vendredi : 10h00-13h00 / 16h00-20h00
samedi : 10h00-13h00 / 16h00-19h30
Fermé dimanche & lundi
M° Bir Hakeim ou Dupleix (ligne 6)
RER C : Champ de Mars

 

 

Desserts de grand-mère

Les œufs au lait

Ramequins d'œufs au lait © Greta Garbure

Ramequins d’œufs au lait © Greta Garbure

Les œufs au lait font partie de cette famille d’entremets crémeux dont on garde généralement un souvenir d’enfance ému : crème renversée, crème caramel, crème brûlée.
Surtout les messieurs d’ailleurs, qui créditent souvent leur mère ou leur grand-mère de leur avoir préparé la meilleure du monde lorsqu’ils étaient petits garçons !

Œufs au lait © Greta Garbure

Œufs au lait © Greta Garbure

Préparation : 10 min
Cuisson : 1 h env

Pour 5 à 8 personnes (selon la taille des ramequins)
1 litre de lait entier
200 g de sucre en poudre
1 gousse de vanille

8 œufs
1 cuillerée à soupe d’eau de fleur d’oranger

Tous les ingrédients © Greta Garbure

Tous les ingrédients © Greta Garbure

Préchauffez le four à 180 °C/thermostat 6.

Versez le lait dans une casserole, ajoutez le sucre en poudre et la gousse de vanille fendue en deux et bien raclée. Faites chauffer, juste pour faire dissoudre le sucre.

Lait + vanille © Greta Garbure

Lait + vanille © Greta Garbure

Mettre le sucre dans le lait © Greta Garbure

Mettre le sucre dans le lait © Greta Garbure

Simultanément, battez les œufs en omelette avec l’eau-de-fleur-d’oranger.

Œufs + eau de fleur d'oranger © Greta Garbure

Œufs + eau de fleur d’oranger © Greta Garbure

Versez les œufs battus dans une terrine, puis ajoutez le lait peu à peu en mince filet, tout en fouettant.

Verser les œufs dans le lait © Greta Garbure

Verser les œufs dans le lait © Greta Garbure

Répartissez la préparation dans des ramequins en la tamisant à travers une passette en treillis.

Tamiser la crème © Greta Garbure

Tamiser la crème © Greta Garbure

Ramequins d'œufs au lait © Greta Garbure

Ramequins d’œufs au lait © Greta Garbure

Disposez les ramequins dans un plat à four. Versez de l’eau bouillante dans le plat jusqu’à mi-hauteur.

Bain-marie © Greta Garbure

Bain-marie © Greta Garbure

Enfournez à mi-hauteur et laissez cuire 40 minutes à 1 heure (en fonction de la taille des ramequins) : la crème doit être prise mais encore légèrement tremblotante.

Dans le four © Greta Garbure

Dans le four © Greta Garbure

Laissez refroidir complètement avant de déguster directement dans les ramequins, sans démouler.

Ramequin d'œufs au lait © Greta Garbure

Ramequin d’œufs au lait © Greta Garbure

Un peu de bla-bla

• Vous pouvez porter le lait à frémissement et y laisser infuser la vanille le temps qu’il tiédisse pour un développement de son parfum encore plus prononcé.

• La préparation terminée (avant cuisson) fait 1,25 litre. Vous pouvez aussi la faire cuire dans un un plat à four ou un moule à manqué en porcelaine ou en pyrex. Le temps de cuisson est à ajuster (±) en conséquence.

• En version express, on peut fouetter tous les ingrédients en même temps sans même faire chauffer le lait. Dans ce cas, utilisez évidemment de la vanille en poudre ou liquide.

• Pour mener la cuisson à bien sans que la crème granule, il est important que l’eau du bain-marie soit réellement bouillante !

Et vous, vous avez un petit secret à nous confier ?

Blandine Vié