Catégorie: ACTU

Un p’tit goût de revenez-y !

Le piment d’Espelette
(Ezpeletako biperra)

Récolte de piments rouges à maturité © Syndicat du piment d'Espelette

Récolte de piments rouges à maturité © Syndicat du piment d’Espelette

C’est un piment très fruité, non violent, qui va bien avec la cuisine estivale.

Alors c’est le moment où jamais de le redécouvrir en cliquant ici :

http://gretagarbure.com/2014/07/22/reconnaissance-du-ventre-43/

Piment d'Espelette et sel au piment d'Espelette d'Alain Darroze © Greta Garbure

Piment d’Espelette et sel au piment d’Espelette d’Alain Darroze © Greta Garbure

Mettez du piment dans votre cuisine !

Mettez du piment dans votre vie !

Piment d'Espelette et sel au piment d'Espelette d'Alain Darroze © Greta Garbure

Piment d’Espelette et sel au piment d’Espelette d’Alain Darroze © Greta Garbure

BV & PdM

Un p’tit goût de revenez-y !

La ratatouille à la nissarde
(ou à la niçoise)

Ratatouille niçoise via mieletlavande.com

La ratatouille à la nissarde — ou à la niçoise — est une recette du patrimoine de l’ancien Comté de Nice qui fait la part si belle aux légumes méridionaux.

Il n’est pas raisonnable d’en préparer avant la mi-juillet car les légumes dits « du soleil » n’ont véritablement le goût de leur maturité que de fin juillet à la fin septembre. Mais c’est une recette qui accompagne délicieusement de nombreux plats, en chaud comme en froid.

Ratatouille via bonpetitsplatsdegwena.centerblog?net

Mais de grâce, préparez-la comme au pays, c’est-à-dire en faisant revenir les légumes séparément, sinon votre ratatouille ne sera qu’un mêli-mêlo beaucoup moins goûteux.

Pour préparer cette authentique ratatouille à la nissarde, toutes les explications sont là :

http://gretagarbure.com/2013/08/26/savoir-faire-7/

Ratatouille via qooq.com

C’est une recette que je vous conseille de préparer en grosse quantité — même si ça implique un peu de boulot — car non seulement c’est un régal quand elle est froide, mais elle peut être également le point de départ d’une déclinaison de recettes judicieuses que vous trouverez aussi dans le lien ci-dessus.

Tarte à la ratatouille via ja6.free.fr

Blandine Vié

Un p’tit goût de revenez-y !

Pour le 14 juillet :
une petite recette
de derrière les fagots…
ou de derrière l’échafaud ?

Image Pot-au-feu sans-culotte Greta Garbure
ou bien

Image Poularde Marengo Greta Garbure

D’autres images ?

C’est là : 

http://gretagarbure.com/2013/07/22/nos-mille-feuilles-morceaux-choisis-14/

Vous pouvez aussi relire :
« Des ripailles, de la faim, de la mort ! »

en cliquant ici :

http://gretagarbure.com/2013/06/30/nos-mille-feuilles-morceaux-choisis-13/

 Couv Le mangeur d'hommes du XIXème sièclle © Blandine Vié

Blandine Vié

Un p’tit goût de revenez-y

Le brocciu corse

Brocciu via corsican-insiders.com

Pour tout savoir sur ce fromage corse si agréable en cette saison, qu’on le déguste nature, avec du sel, du poivre et un filet d’huile d’olive ou en version sucrée, avec du miel et de la confiture, c’est là : http://gretagarbure.com/2013/07/02/sur-un-plateau-10/

Brocciu via bonheursdottoki.canalblog.com

En plus, c’est un fromage épatant pour cuisiner !

Brocciu via ajaccio-tourisme.com

Blandine Vié

 

Déjeuners de presse

L’Aligoté :
le bourgogne de l’été.

© Empreinte graphique pour le BIVB

© Empreinte graphique pour le BIVB

L’aligoté ou aligot — à ne pas confondre avec la célèbre purée filante à la tome fraîche de Laguiole ! — est un cépage bourguignon (issu du croisement entre le gouais et le pinot noir) dont il ne reste plus beaucoup de parcelles dans le vignoble éponyme, aujourd’hui essentiellement voué au chardonnay et au pinot noir.
Il a longtemps eu la réputation de ne produire que des petits vins blancs sans grand intérêt. Pire, pour écouler les excédents de ces vins et pour alléger le budget de sa mairie (Dijon) 
— DÉJÀ ! —, le chanoine Kir (qui en fut maire de 1945 à 1968) remplaça le traditionnel mousseux des cérémonies par un vin blanc-cassis (1/4 de crème de cassis, ¾ de bourgogne aligoté) qu’il baptisa (normal pour un chanoine) tout simplement (ou tout crânement) « kir » et qui devint très vite un apéritif très populaire.

Mais les temps ont changé, le kir a gardé sa bonhomie mais perdu de l’allant et le bourgogne aligoté sait nous prouver aujourd’hui qu’il est bon à autre chose qu’à allonger de la liqueur de cassis !

Nous avons pu en faire la constatation lors d’un déjeuner de presse aux Climats (41 rue de Lille, Paris 7e), ce restaurant dédié aux vins de Bourgogne que nous vous avons déjà évoqué à plusieurs reprises : http://gretagarbure.com/2015/01/20/bonne-table-ou-evitable-15/

Les bouteilles des Climats © Greta Garbure

Les bouteilles des Climats © Greta Garbure

La jolie cave des climats © Greta Garbure

La jolie cave des climats © Greta Garbure

Gros plan donc (sans jeu de mots) sur quelques bouteilles de l’appellation avec une dégustation apéritive de 6 domaines, puis de six autres pour accompagner le repas, sous l’égide de Franck-Emmanuel Mondésir, sommelier du restaurant.

Franck-Emmanuel Mondésir © Greta Garbure

Franck-Emmanuel Mondésir © Greta Garbure

Les vins de l'apéro © Greta Garbure

Les vins de l’apéro © Greta Garbure

Pour commencer, se suivent et ne se ressemblent pas forcément :
— le bourgogne aligoté 2014 domaine Fichet, sec et fruité, équilibré et basique. Prix public départ cave : 6 €.
— le bourgogne aligoté 2014 de Joseph Drouhin, jaune pâle à reflets verts, avec un nez acidulé et beaucoup de fraîcheur en bouche voire une légère touche de pierre à fusil. Standard mais très plaisant, précisément à l’apéritif (avec des petites gougères). Prix public départ cave : 9,30 €.
— le bourgogne aligoté 2013 domaine Maillard Père et Fils, typique et vif mais qui ne fut pas mon préféré. Prix non communiqué.
— le bourgogne aligoté « Les Moutots » 2013, Maison Jean-Claude Boisset, très différent des autres, avec une robe or, un nez d’agrumes et de fleurs blanches et une bouche vive où l’on retrouve les agrumes et une pointe de noisette. Pour moi, pas un vin d’apéritif. Prix public départ cave : 8,50 €.
— le bourgogne aligoté 2013 Bailly-Lapierre, plus épicé. Pas non plus un vin d’apéritif à mon sens. Prix public départ cave : 6,50 €.
— le bourgogne aligoté « Les Aures » 2013, domaine Guillaume Baduel, à l’aromatique épicée, avec une finale amère en bouche. Un vin que j’aurais plutôt vu sur table en accord avec certains plats susceptibles de tempérer cette amertume (pas désagréable mais trop affirmée à l’apéro à mon goût). Prix public départ cave : 9,80 €.

                         Bourgogne aligoté domaine Fichet © Greta Garbure          Bourgogne aligoté Joseph Drouhin © Greta Garbure

                         Bourgogne aligoté Maillard © Greta Garbure          Bourgogne aligoté Les Moutots © Greta Garbure

                         Bourgogne aligoté Bailly-Lapierre © Greta Garbure          Bourgogne aligoté « Les Aures » Guillaume Baduel © Greta Garbure              

  Mais il est temps de passer à table, avec ce menu :

Menu Bourgogne aligoté

Menu Bourgogne aligoté

Le thon est une jolie surprise et le bourgogne aligoté 2011 Chevalier Père et fils — domaine dont personnellement j’adore le Ladoix — et le bouzeron 2012, domaine Gagey, maison Louis Jadot l’escortent avec finesse.
Notons que le « bouzeron » est la seule appellation village — elle date de 1998 et les vignes ne couvrent que 47 hectares — produite avec de l’aligoté. Celui de la Maison Jadot présente la particularité d’être vieilli en fut de chêne pour 30%, ce qui lui apporte un peu de rondeur sans prédominance du boisé. La pêche de vigne se laisse deviner. Prix public départ cave : 12,60 €.
Le Chevalier a un joli nez d’agrumes, la bouche est fraîche et douce, citronnée. Prix public départ cave : 7 €.

Bonite laquée © Greta Garbure

Bonite laquée © Greta Garbure

Bourgogne aligoté Chevalier Père et Fils ©  Greta Garbure

Bourgogne aligoté Chevalier Père et Fils © Greta Garbure

Bouzeron 2012, domaine Gagey, maison Louis Jadot © Greta Garbure

Bouzeron 2012, domaine Gagey, maison Louis Jadot © Greta Garbure

Avec sa garniture de gnocchi et de girolles, la longe de veau me fait penser à un plat du dimanche dégusté chez sa mémé, allez savoir pourquoi ? Elle est accompagnée par un aligoté 2014 du domaine Michel Sarrazin et Fils qui a été carafé. Sec et fruité, il a une jolie rondeur en bouche. Il me plaît beaucoup. Prix public départ cave : 7 €.
Le second vin est un aligoté 2014 de chez Albert Bichot qui présente des notes des arômes de fleurs blanches. Frais, minéral et nerveux, il est agréablement rafraîchissant. Prix public départ cave : 12 €.

Longe de veau, girolles et gnocchi © Greta Garbure

Longe de veau, girolles et gnocchi © Greta Garbure

Bourgogne aligoté « Charnailles » 2014 Michel Sarrazin et Fils © Greta Garbure

Bourgogne aligoté « Charnailles » 2014 Michel Sarrazin et Fils © Greta Garbure

Bourgogne aligoté 2014 Albert Bichot © Greta Garbure

Bourgogne aligoté 2014 Albert Bichot © Greta Garbure

Pour clore ce repas — puisqu’aucun dessert n’est prévu, initiative que j’approuve… mais qu’en aurait pensé Patrick ? — une assiette de chèvres — pas d’Époisses ? — nous est proposée, flanquée d’un aligoté « Tilleul » 2010 du domaine Chevrot et Fils et d’un aligoté 2013 du domaine Jean-Christophe Perraud. Au nez, il a des arômes de pêches blanches et effectivement de tilleul avec des notes de jasmin, de gingembre, de menthe et de rose. En bouche il est très minéral avec une belle structure et une finale citronnée. Le fromage lui va bien mais sa puissance pourrait affronter d’autres partenaires. Prix public départ cave : 13,50 €.
Quant au Perraud, il est complètement sur la fraîcheur, peut-être un peu trop pour le fromage. Prix public départ cave : 8 €.

L'assiette de chèvres © Greta Garbure

L’assiette de chèvres © Greta Garbure

Un repas qui a le mérite de nous avoir fait redécouvrir une appellation à l’image un tantinet franchouillarde, qui n’est peut-être pas l’appellation bourguignonne à laquelle on pense d’emblée eu égard aux crus mythiques dont elle regorge mais qui, sur une cuisine franche, sur des huîtres, sur des plats bon enfant à servir l’été au jardin, est tout à fait sympathique.

Blandine Vié