Catégorie: ACTU

Un p’tit goût de revenez-y !

Vous êtes au Pays basque ?
Vous en revenez ?
Vous y allez ?

Alors, c’est le moment de vous convertir à l’irouléguy :

un vrai vin de terroir !

Thérèse et Michel Riouspeyrous

Thérèse et Michel Riouspeyrous


Pour le découvrir, c’est là :

http://gretagarbure.com/2015/02/21/jeux-de-quilles-11/

Patrick de Mari

Pièges à cons…ommateurs !

Ça, de la garbure ?
Non mais ça va pas !

À gauche la promesse, à droite la réalité ! Si c'est pas du foutage de gueule ? © Greta Garbure

À gauche la promesse, à droite la réalité ! Si c’est pas du foutage de gueule ? © Greta Garbure

Toujours sur le front quant il s’agit de garbure — identité oblige —, on m’a signalé qu’il y en avait une en brique chez Leader PriceDont acte !

Je vais voir. La photo du pack ne ressemble évidemment pas à celle que je fais à la maison

— souvenez-vous, c’est ici : http://gretagarbure.com/2014/11/21/plats-mythiques-33/

mais elle est passable et figurent deux mentions plutôt sympathiques qui me rassurent… un peu. En gros : « sans colorant » et, certes en plus petit mais sans équivoque tout de même : « avec des morceaux de canard » !

Le pack de garbure Leader Price © Greta Garbure

Le pack de garbure Leader Price © Greta Garbure

Aux morceaux de canard ! © Greta Garbure

Aux morceaux de canard ! © Greta Garbure

Bon, pas pour autant séduite, je l’oublie quelque temps dans mon placard mais la date de péremption va jusqu’en 2016, donc pas d’inquiétude.

Et puis…

Voilà qu’en plein mois d’août il se met à cailler et je me dis : « Tiens, pourquoi pas ? ». Mouais…
Je regarde de plus près, notamment la composition.
Bon ! Évidemment, l’amidon de maïs… M’étonnent plus la coriandre, le poivre vert et la baie rose.
Quant au canard, y en a pas lerche mais — paraît-il ! — en morceaux !
 

La composition © Greta Garbure

La composition © Greta Garbure


J’ai donc ouvert la brique de soupe !
Et là… stupéfaction !

Car elle est moulinée et n’affleurent que quelques infimes paillettes (c’est un euphémisme !) de légumes.
Et les morceaux de canard, où sont-ils ?

Ils sont où les morceaux de canard ? Et les légumes ? © Greta Garbure

Ils sont où les morceaux de canard ? Et les légumes ? © Greta Garbure


La promesse :

La promesse © Greta Garbure

La promesse © Greta Garbure


La réalité : 

La réalité ! © Greta Garbure

La réalité ! © Greta Garbure

Quant au goût, c’est tout au plus une soupe de cantine. Alors, d’accord, le pack pour 4 portions ne coûte QUE 3,35 €, ce qui n’est tout de même pas anodin pour un budget modeste.

Mais surtout, ce qui est choquant — pour ne pas dire honteux, scandaleux ! — c’est ce décalage entre la photo d’une belle soupe de campagne et le potage proposé sous cette fausse identité !

Autrement dit, on prend le consommateur pour un con, surtout s’il est pauvre !

 Diou biban !
Que fait la DGCCRF ?
(Direction Générale de la Concurrence,
de la Consommation et de la Répression des Fraudes)

 Greta Garbure

Un p’tit goût de revenez-y !

L’art de faire les grillades

Chaud comme la braise

Chaud comme la braise


Eh oui ! C’est un art !

Tout est expliqué ici : 

http://gretagarbure.com/2014/06/08/savoir-faire-27/

Et demain :

tous les morceaux à griller !

Blandine Vié

Déjeuners de presse

Le Prieuré Saint Jean de Bébian
au Carré des Feuillants (**)
chez Alain Dutournier

Caneton croisé bigarade, olive et navet surprise © Greta Garbure

Caneton croisé bigarade, olive et navet surprise © Greta Garbure

Ce n’est un secret pour personne car je le dis et le répète à chaque fois qu’on m’interviewe : Alain Dutournier est pour moi le chef avec lequel je me sens le plus en adéquation. Et cela pour trois raisons :
— La première est qu’il a une « conscience » vis-à-vis des produits qu’il travaille, notamment par rapport au vivant. Il a donc un profond respect pour la nourriture qu’il met en scène et qui n’est jamais « altérée ».
— La deuxième est qu’il a une approche culturelle de son métier et que c’est à mon avis le chef qui maîtrise le mieux le métissage en cuisine — attention, je n’ai pas parlé de fusion food ! —, en ce sens qu’il perçoit d’abord ce qui rapproche deux traditions, deux héritages, et non ce qui les différencie, voire ce qui les oppose.
Oui, il a une véritable culture des produits et des cuisines du monde. Ses mariages sont donc toujours harmonieux car réalisés pour la finesse et l’intelligence de leurs complémentarités, jamais pour le côté tape-à-l’œil de la composition.
— La troisième est que c’est un artiste. Un vrai. Qui jongle avec les saveurs, les épices, les textures et maîtrise les cuissons comme personne. Le tout avec une subtilité désarmante tellement le résultat est évident dans l’assiette. Parce qu’il a la technicité des grands mais que tout est toujours très juste et très réfléchi dans sa cuisine. Ça ne part pas dans tous les sens, c’est équilibré, goûteux, bien foutu, raffiné mais pas sophistiqué ni chichiteux.

Je pourrais ajouter à ces trois raisons le fait que j’ai vécu une dizaine d’années à Mouscardès, un petit villages des Landes (223 habitants à l’époque) situé au sud de la Chalosse et faisant partie du même canton (Orthe et Arrigans) que Cagnotte, son village à lui ! C’est dire si nous sommes en terrain d’entente et si je connais bien « son » Sud-Ouest.

Mais j’ajouterai surtout qu’ayant une connaissance parfaite des vins, ses accords avec les mets lors d’un déjeuner de presse sont toujours le fruit d’une véritable recherche et fonctionnent à merveille.

Ce cri du cœur pour vous dire que c’est toujours un régal — pour la bouche mais aussi pour l’intellect — de faire un repas chez Alain Dutournier.

Mais présentons aussi le domaine de notre hôte, le Prieuré Saint jean de Bébian. Situé en Languedoc et constitué de 43 parcelles très diversifiées, il est depuis 2008 la propriété de Alexander Pumpyanskiy, épaulé par Keren Turner, œnologue australienne et directrice technique qui élabore les vins de Bébian depuis 2004.
On ne peut parler de ce domaine sans évoquer son histoire puisque le prieuré a été fondé sous l’empire romain au 1er siècle après Jésus-Christ et que, déjà, la vigne y est cultivée. Et ce qui est intéressant pour nous, c’est que depuis 1970 — excusez du raccourci ! — trois propriétaires construisent Bébian : Alain Roux (à qui l’on doit la création du domaine actuel) puis, en 1991, Chantal Lecouty et Jean-Claude Lebrun (anciens propriétaires de la Revue du Vin de France) jusqu’en 2008. Avec la présence en filigrane de Michel Bettane (très ami avec Alain Roux), qui aurait eu un rôle déterminant dans la création du blanc.

Mais assez de bla-bla, passons aux choses sérieuses, c’est-à-dire une verticale de six Prieuré de Saint-Jean rouge, de 2013 à 2008. Disons que tous ont un joli nez (le 2010 un peu moins expressif), souvent épicé, que j’ai moins aimé le 2012 que j’ai trouvé très technique, moins exubérant, que le 2011 avait à mon goût un poil d’astringence et que mon préféré est sans aucun doute le 2013 au nez de pain d’épices et de cacao, déjà très évolué malgré sa jeunesse.

Mais nous avons faim — d’autant que le menu nous fait saliver — alors à table !

Menu

Ça tombe bien, quelques amuse-gueule nous font opportunément de l’œil et une « Royale de foie gras avec une gelée de porto et de la truffe noire » vient s’inviter avant les festivités prévues. Miam !

                              Amuse-bouche 1 © Greta Garbure                  Amuse-bouche 2 © Greta Garbure

 

                              Amuse-bouche 3 © Greta Garbure                  Amuse-bouche 4 © Greta Garbure

Royale de foie gras, gelée de porto, truffe noire © Greta Garbure

Royale de foie gras, gelée de porto, truffe noire © Greta Garbure

Les langoustines royales marinées au citron caviar proposées en entrée sont absolument divines : marinées à l’huile de noisette, elle sont déposées sur un lit de copeaux de romanesco et de crème de têtes, puis nappées avec une gelée faite avec les carapaces. Le blanc 2013 (27 €) qui les accompagne a une magnifique robe d’or, il est équilibré, citronné et tout en rondeur. Un accord parfait !

Langoustines royales marinées, citron caviar © Greta Garbure

Langoustines royales marinées, citron caviar © Greta Garbure

Prieuré Saint Jean de Bébian blanc 2013

Prieuré Saint Jean de Bébian blanc 2013

La jolie robe du Prieuré Saint Jean de Bébian blanc 2013 © Greta Garbure

La jolie robe du Prieuré Saint Jean de Bébian blanc 2013 © Greta Garbure

Pour suivre, partie de jambes en l’air avec des cuisses de grenouilles aux girolles et au quinoa délicieusement apprêtées. Le blanc 2008 (27 €) gaine à ravir les jolies gambettes. Plus miellé, presque pommadé, il a un nez gourmand et épicé. En bouche il est un peu salin avec cette subtile petite touche d’amertume finale comme j’aime.

Cuisses de grenouilles, girolles, quinoa © Greta Garbure

Cuisses de grenouilles, girolles, quinoa © Greta Garbure

Les 2 blancs de Saint Jean de Bébian © Greta Garbure

Les 2 blancs de Saint Jean de Bébian © Greta Garbure

C’est au tour de la pièce maîtresse d’arriver sur table : un caneton croisé bigarade, olive et navet surprise. Les mots me manquent presque pour le décrire — et puis d’abord, on ne parle pas la bouche pleine ! — tant tout est harmonieux.
Le Prieuré Saint-Jean de Bébian rouge 2010 (26 €) qui l’accompagne est un trait d’union parfait entre les saveurs du canard, de la bigarade et de l’olive.

Prieuré Saint Jean de Bébian 2010 © Greta Garbure

Prieuré Saint Jean de Bébian 2010 © Greta Garbure

Un pré-dessert chocolat-lait de coco- punch au thé vert nous prépare la bouche au sucré mais, je ne sais pourquoi, il y a toujours une photo que j’oublie de prendre et aujourd’hui, c’est celle-là !

Le dessert se profile, clafoutis malicieusement réinterprété qui ne perd rien de son authenticité mais devient ludique avec ses cerises burlat en jubilée et sa crème glacée à la verveine fraîche ! Gourmand à souhait, l’épicé, minéral et puissant Prieuré Saint-Jean de Bébian 2008 (26 €) lui fait une jolie cour.

Cerises burlat en jubilée et clafoutis © Greta Garbure

Cerises burlat en jubilée et clafoutis © Greta Garbure

Prieuré Saint Jean de Bébian 2008 © Greta Garbure

Prieuré Saint Jean de Bébian 2008 © Greta Garbure

Allez, laissons-nous encore tenter par quelques mignardises qu’il serait criminel de laisser sur la table !

                         Mignardises 1 © Greta Garbure                         Mignardises 2 © Greta Garbure

Voilà ! C’est fini !

Merci à tous les acteurs de ce repas, le domaine invitant, l’attachée de presse et Alain Dutournier pour ce magnifique repas. Quand je vous disais que venir au Carré des Feuillants, c’est toujours enthousiasmant !

Et puis, je vous assure, Alain Dutournier a un truc magique pour les accords mets et vins.
Il sait capter les phéromones des uns pour les marier avec les autres !

Blandine Vié