Catégorie: ACTU

Un p’tit goût de revenez-y !

Notre charte

Plume et encrier via i-voix.net

À tous ceux qui nous découvrent, à tous ceux qui nous ont rejoint récemment ou à tous ceux qui nous sont fidèles depuis déjà un certain temps, nous aimerions rappeler notre charte sur Greta Garbure, notamment notre politique en matière de chroniques de restaurants.
Une charte que nous avons instaurée à notre création en novembre 2012 pour un maximum de transparence.

Nous vous incitons donc vivement à relire notre chronique :

« Journalistes, blogueurs et auteur culinaires :
vivre de sa plume sans perdre les siennes ! » 

http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/

Blandine & Patrick

Un p’tit goût de revenez-y !

Marre des fatwas !

Une guéguerre opportuniste est déclarée et entretenue par des gens qui n’aiment pas les vins que nous aimons. Quand je dis nous, c’est le monde entier depuis de nombreuses générations de vignerons et de buveurs de vins.

Nous l’évoquions déjà il y a trois ans :

http://gretagarbure.com/2013/01/20/ptit-billet-dhumeur-9/

Bons points via lakevio.canalblog.com

 Patrick de Mari

Déjeuners de presse

Un très goûtu déjeuner de presse
à Couiza, dans l’Aude :

au restaurant La Cour des Ducs,
à l’Hôtel des Ducs de Joyeuse

Avec Patrick, lors de notre voyage en Languedoc du mois d’octobre, nous avons eu l’occasion de nous rendre au château des Ducs de Joyeuse, à Couiza dans l’Aude, sans avoir encore eu le temps de vous le raconter.
Pour la séquence émotion, il faut que je vous dise que j’ai une petite tendresse pour cette terre cathare car le berceau de la famille Vié se tient précisément entre l’Ariège (plus précisément Pamiers) et cette Haute Vallée de l’Aude. Couiza est aussi la ville natale du chef Gérard Vié. Mais ça n’a influencé en rien notre jugement ! Car si nous avons beaucoup apprécié cet endroit, c’est en toute objectivité.

L'entrée toute simple du château © Greta Garbure

L’entrée toute simple du château © Greta Garbure

Après une dégustation de vins, notre appétit était aiguisé ! C’est donc avec empressement que nous nous sommes mis à table où nous attendait cet alléchant menu :

Menu

Nous avons d’abord eu droit à une jolie mise en bouche, une « Royale de foie gras, glace au foie gras » qui nous a bien préparé le palais. 

Royale de foie gras, glace au foie gras © Greta Garbure

Royale de foie gras, glace au foie gras © Greta Garbure

Les « cannelloni de courgette farcie au pélardon de la ferme de Bugarach (le bout du monde !), sablé au parmesan » étaient eux aussi très agréablement rafraîchissants, tout en douceur et subtilité : un régal !

Cannelloni de courgette au pélardon © Greta Garbure

Cannelloni de courgette au pélardon © Greta Garbure

En plat principal, nous avons également beaucoup aimé l’ « Émincé de veau Vedell (race des Pyrénées catalanes), mousseline de topinambours et salsifis glacés au jus de veau », plat d’une grande bonté où la cuisson de la viande était parfaite et les garnitures harmonieuses.

Émincé de veau Vedell, mousseline de topinambours et salsifis © Greta Garbure

Émincé de veau Vedell, mousseline de topinambours et salsifis © Greta Garbure

Enfin, le « Millas caramélisé à la graine de vanille Bourbon marmelade d’agrumes, crème glacée à la fleur d’oranger, sauce Suzette » et les mignardises qui ont suivi ont clos ce repas avec une délicatesse qu’on n’aurait peut-être pas attendue d’un dessert de terroir revisité.

Millas caramélisé à la graine de vanille © Greta Garbure

Millas caramélisé à la graine de vanille © Greta Garbure

Mignardises © Greta Garbure

Mignardises © Greta Garbure

Que du bonheur donc à cette table où une farandole de vins de la Haute vallée de l’Aude étaient à notre disposition.
Nous avons fait une cure de pinot noir dont quelques bouteilles nous ont réjouis :
– Le Petit Toqué 2014 est moins dingo qu’il le prétend ! Frais en bouche, sa légèreté apparente peu se révéler traîtresse si l’on n’y prend garde. Un bon produit issu de la remarquable cave du Sieurd’Arques, plus connue pour ses immenses chardonnays.
– Le moment de grâce vient sans surprise du domaine de l’Aigle : son fruité est particulièrement plaisant sur le veau rosé dont l’onctuosité s’accorde à la matière soyeuse du vin. Il y a du bon monde dans l’assiette et dans le verre !
– L’Aigle Royal est plus charnu et serait parfait sur une viande rouge.
À noter que sur place nous avions adoré le domaine de Mouscaillo chez Marie-Claire et Pierre Fort.

Aigle royal et son verre © Greta Garbure

Aigle royal et son verre © Greta Garbure

Nous louons donc avec enthousiasme le talent du jeune chef Paul Guilhem qui a su remarquablement donner de la majesté à des produits locaux rustiques (chèvre, topinambours, salsifis, semoule de maïs) sans les dénaturer. Il est en effet assez rare que l’entrée, le plat et le dessert soient trois bonnes surprises d’un niveau culinaire égal.

Nous n’attribuons pas le rond de serviette de Greta Garbure lors de déjeuners de presse mais promis, nous testerons à nouveau cette table quand nous reviendrons dans le coin car virtuellement en tout cas, Paul Guilhem le mérite.

Blandine & Patrick

 

Piège à cons…ommateurs !

Une omelette à la truffe prête à cuire…
et à être jetée !

Mais jusqu’où va-t-on aller dans le n’importe quoi commercial ?

Omelette toute prête à la truffe

J’avoue ne plus comprendre le paradoxe ambiant en ce qui concerne ce qu’on appelle communément la gastronomie. Mot qui est d’ailleurs souvent employé à contresens, comme nous vous l’expliquions ici : http://gretagarbure.com/2013/09/16/la-chronique-de-greta-garbure-26/

En effet, jamais il n’y a eu autant d’engouement pour la cuisine qui, plus qu’un acte nourricier, plus qu’un loisir, est presque devenue un enjeu sociétal. Jamais il n’y a eu autant d’émissions culinaires à la télévision (sur lesquelles il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire et pas que du bon !), jamais il n’y a eu autant de « conscience » à propos des produits, du bien-être animal, du manger locavore, du commerce équitable, du respect de l’environnement, etc., et pourtant… jamais on n’a mangé autant de saloperies ! Osons le mot !

Alors attention ! Je ne suis pas en train de critiquer les Truffières de Rabasse en tant qu’entreprise et je ne doute pas qu’elles produisent par ailleurs des spécialités de qualité. Mieux, j’apprécie la cuisine de Christian Étienne dans son restaurant — c’est lui qui élabore les recettes de cette société —, même s’il y a longtemps que je n’y suis pas allée.

Mais cette « omelette à la truffe » n’est justement pas digne d’une marque qui joue la qualité. Et puis, regardons un peu la composition :
– 3% de truffes, je veux bien… mais alors même pas des brisures, même pas des râpures… des microparticules !
– œufs : oui mais lesquels ? Ce n’est pas précisé ce qui laisse à penser que ce sont des œufs industriels de batterie sinon ce serait spécifié, non ?
– arômes naturels et arômes : c’est vague ! Des arômes artificiels seraient-ils là pour renforcer les naturels ? Curieux, non ?
– et bien sûr des conservateurs : nisine, E202.
Sans parler de nombreuses traces incongrues.

Bon, j’imagine qu’il serait également juste de fustiger la ménagère de ± 50 ans, trop feignante pour battre 6 œufs en omelette. Sans nul doute, elle a sa part de responsabilité dans la création de ce genre de produits.

Mais 9,90 €, — le prix de ce doypack* de 200 g pour 2 personnes, en vente dans tous les Monoprix au rayon frais — permettraient-ils d’acheter suffisamment de truffes (à hauteur de 3%) pour préparer une omelette pour 2 personnes ? Et la réponse n’est-elle pas dans la question ?

Toujours est-il qu’à la dégustation, c’est non seulement très salé mais savonneux, terreux, amer. Qui plus est, les œufs cuisent en bloc et n’ont pas du tout la texture d’une omelette, encore moins d’œufs brouillés. On a goûté une bouchée et on est resté interloqué. Une deuxième et non, décidément, ça ne passait pas ! Le reste est allé à la poubelle !

*  Un doypack est un sachet souple tenant debout.

Blandine Vié