Catégorie: CHRONIQUES & HUMEURS

La chronique de Greta Garbure

VACANCE(S)

Bon, comme c’est quand même moi qui commande sur GRETA GARBURE MAGAZINE, j’ai obligé Blandine et Patrick à partir en vacances au mois d’août ! Tout le mois d’août !

Ils l’ont bien mérité, non ?
Surtout Blandine… je trouve !
Patrick, pourquoi tu tousses ?

Et puis, ce sera sûrement l’occasion pour eux de revenir avec plein d’idées de sujets dans leurs musettes, valises, épuisettes, filets à papillons, etc.

Alors, rendez-vous le lundi 1er septembre pour de nouveaux articles et peut-être même de nouvelles aventures à vous annoncer !

En attendant, profitez-en pour vagabonder sur notre magazine et lire ou relire les 650 papiers qu’ils ont déjà écrits, toutes rubriques confondues (une quarantaine), en 20 mois d’existence !
C’est riche, varié, décalé, culturel, pédagogique, drôle, bref, tout à la fois pertinent et impertinent !

Et puis, je les connais bien les deux zèbres ! Indisciplinés comme ils sont, ça ne m’étonnerait pas qu’ils vous envoient quand même des cartes postales ! TOUS LES JOURS ! On parie ?

Diou Biban, WWW.GRETAGARBURE.COM est « LE » magazine du goût, des lettres et des saveurs qu’il faut lire !!!

Blandine & Patrick en Normandie © Greta Garbure

Qu’on se le dise et qu’on le dise à ses amis !

Bon été et bonnes vacances !

GG

P’tit billet d’humeur

Échos iconoclastes
et viniques (ta mère) !
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On dirait que notre capacité d’écoute de l’Autre s’est aujourd’hui réduite à la mesure du zapping télévisuel. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais votre interlocuteur semble ne vous écouter que pour mieux rebondir par un « Ah bah ! c’est comme moi ! » ou un « Tiens, moi aussi ! », prélude à un copié-collé de votre dernière phrase, mais censé être évidemment plus drôle, plus extraordinaire, bien plus intéressant !

Alors que vous évoquez à mots choisis, avec sensibilité, toute l’émotion récemment procurée par un Puligny-Montrachet du Clos des Lambrays, « Ah bah ! c’est comme moi ! » dit aussitôt l’Autre con. « La semaine dernière, j’ai bu un Saint-Estèphe ou un Médoc, je ne sais plus, mais il était drôlement bon ! »

lambrays-puligny-cailleret-2002 via winenoodle.com

On peut s’autoriser un « C’est cela, oui… » consterné. Mais pas plus ! Surtout pas plus ! Sinon l’Autre pourrait bien surenchérir par un « Moi aussi, ça me rappelle… » ou « Comme dit Marcel, mon beau-frère… » !!!

Patrick de Mari

P’tit billet d’humeur

Quelques propos qui n’ont rien à voir
avec la gastronomie

Il fut un temps où j’aimais bien le free jazz et le message qu’il véhiculait (entre autres) : « Chacun joue ce qu’il veut et rendez-vous au point d’orgue ! » Je dois avouer que l’application de ce précepte dans les bureaux de la SNCF m’amuse moins ! « Moi, je fabrique des trains, toi tu construis des voies et des gares, après on voit si par hasard, ça peut fonctionner ensemble. »

Voies SNF via corto74.blogspot.fr

Et tous ces cols blancs ne sont toujours pas en taule !

On se préoccupe à juste titre des conditions de vie dans les prisons. Moi au contraire, je suis interpellé par le nombre de gens encore en liberté !

Je me souviens de la lecture édifiante du livre de souvenirs d’un célèbre ténor du barreau. Il rappelait qu’à l’époque, c’est-à-dire avant l’abolition de le peine de mort, on pouvait à tout moment, en toute circonstance du quotidien le plus banal, côtoyer sans le savoir, le bourreau officiel de la République !

Guillotine permanente via fr.wikipedia.org

C’était certes dans des activités généralement plus pacifiques que celles pour lesquelles il était mandaté et rémunéré. On pouvait ainsi faire la queue à la boulangerie sans savoir que le type derrière soi avait déjà coupé en deux 30 ou 40 de nos congénères…

Coupe-pain-cisaille via lacabaneduchasseur.com

Mais le pire, c’était de penser qu’à chaque démission ou départ à la retraite du bourreau titulaire, un appel à candidatures recueillait plus de 300 lettres d’hommes et de femmes enthousiastes à l’idée de trucider leur prochain… Et forcément frustrés, voire rancuniers de ne pas avoir été choisis, alors qu’ils se reconnaissaient toutes les qualités nécessaires !

Ça fout la trouille, non ?

Patrick de Mari

P’tit billet d’humeur

Échos iconoclastes
et viniques (ta mère) !
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Il n’est pas utile de railler ces « sauvages » Américains qui mettent du cola dans leurs verres de Petrus ou se font des granités à l’Yquem, selon des anecdotes à l’authenticité douteuse.

Granité via cuisinebyh.canalblog.com
Car nous autres Français, de souches anciennes d’avant le phylloxera ou de greffages récents, nous sommes aussi capables du pire !

Moi, je veux bien tout ce qu’on veut. « On » a tous les droits, y compris d’avoir des goûts étranges.

« On » a évidemment le droit d’aimer boire un grand pomerol avec sa choucroute ou une "vendanges tardives" sur son entrecôte saignante…
Mais à condition de ne pas professer à voix tonitruante, péremptoire, que l’accord est idéal…

Pomerol Petrus via avis-vin.lefigaro.fr

Patrick de Mari

P’tit billet d’humeur

Échos iconoclastes
et viniques (ta mère) !

L’élitisme est exaspérant quand il se moque du populo qui n’y connaît décidément pas grand chose ! Et dans ce registre, rien n’arrête le bonobo (malheureux métissage obtenu par croisement entre une bobo et un snob, ou le contraire).

Bonobo via zmescience.com

Si l’on s’habille exclusivement chez TATI, ce n’est pas par coquetterie ou souci d’élégance suprême, tout juste pour se couvrir à moindre frais.
De même qu’on ne roule pas en DACIA d’occasion seulement pour pouvoir à loisir frimer sur les parkings de LEADER PRICE ! Et quand bien même…

Tati via justacote.com

Alors, que les critiques-journalistes-blogueurs du monde du vin fassent parfois l’effort (et avec le sourire si possible) de conseiller leurs meilleures trouvailles à partir de 3 ou 4 €. Celles-ci combleront — et convertiront peut-être — quelques buveurs d’eau impécunieux !

Patrick de Mari