Catégorie: CHRONIQUES & HUMEURS

P’tit billet d’humeur

C’EST LA FAUTE DU VIN !

Verres de Château d'Yquem via lexpress.fr
Le vin est la cause de tous nos maux !

C’est su, connu, retenu, avéré !

Tenez, quelques exemples incontestables:

- Les récents débordements, cassages de gueules et de vitrines sont paraît-il le fait de jeunes amateurs de vin, réellement déçus, voire rendus inconsolables, par les prix de sortie trop élevés des Bordeaux 2012 en Primeurs…

- L’addiction au riesling "sélection de grains nobles" de chez Trimbach est devenu un fléau endémique dans les collèges d’ Alsace !

- Des dealers rusés, fourbes et cruels savent bien séduire nos enfants en leur offrant leurs premières bouteilles de chablis 1er cru "Côte de Léchet" du très diabolique Daniel-Etienne Defaix !

- Le vin jaune qui lie scandaleusement la sauce crémée de la poularde de Bresse aux morilles ou qui accompagne si traitreusement un vieux comté deviendrait à haute dose un poison mortel !

- On ne le dit pas trop dans la presse mais notre jeunesse pratique le "binge drinking" en se versant dans des verres Riedel des rasades de Vosne Romanée, Chambolle Musigny, Gevrey Chambertin pour se désinhiber au moment d’affronter la dureté de ces temps incertains !

- Le succès grandissant des irouléguys de Thérèse et Michel Riouspeyrous donnerait des idées d’autonomie voire d’indépendance à des Basques qui n’y auraient jamais pensé sans eux !

- Si la consommation de vins diminue en France, c’est grâce à la vigilance du CSA qui se gendarme à la vision des trop nombreuses bouteilles de vin à la télévision !

- Si le Stade Toulousain n’est pas champion de France de rugby cette année, ce sera à cause de la négrette du frontonnais; si Clermont échoue, ce sera la faute du saint-pourçain ! D’ailleurs, si le PSG a gagné c’est parce que, par bonheur, il n’y a pas de vignes autour du Parc des Princes ! Alors que le Rhône charrie du beaujolais de Lyon à Marseille !

- Il se murmure même (mais ne le répétez pas!) que certains hommes politiques auraient déjà bu du vin, ce qui expliquerait évidemment bien des décisions et des comportements tellement irrationnels…!!!

MAIS CE SONT SÛREMENT DES RAGOTS !

Patrick de Mari

La chronique de Greta Garbure

PREMIERS METS

 

On dit que lorsque l’on mange quelque chose pour la première fois de l’année — et à plus forte raison pour la première fois de sa vie — il faut faire un vœu !

Quelle charmante coutume pour un gourmand non perverti qui se nourrit encore en fonction des saisons et qui guette à l’étal la première morille, les premiers pissenlits, la première asperge, la première fleur de courgette, la première fraise, la première cerise, le premier abricot, la première pêche, etc. !
Morilles via eaualabouche.blogs.france24.com

D’autant que le gourmand curieux ne se contentera pas de la première asperge mais… de la première asperge verte, de la première asperge blanche, de la première asperge violette, de la première asperge sauvage ! Quatre vœux au lieu d’un, rendez-vous compte !
Asperges violettes via bolliskitchen.com

Et que le gourmand raffiné ira encore plus loin puisqu’il goûtera quant à lui la première asperge de Vallauris, la première asperge des Landes, la première asperge du Val-de-Loire, la première cerise de Céret, la première cerise d’Itxassou, la première Burlat, la première « cœur de pigeon », la première Montmorency, le premier abricot Bergeron de la Drôme, le premier abricot rouge du Roussillon, la première poire Guyot, la première poire Passe-crassane, la première poire Conférence, la première clémentine de Corse, et j’en passe, des meilleures et des encore plus savoureuses.
Car entre les variétés et les provenances, que de vœux en perspective !

cerisier

Et puis, il n’y a pas que le cycle des végétaux.
Il y a aussi les plats : la première brouillade aux truffes, la première salade de pissenlits aux lardons, le premier agneau de lait rôti, la première omelette aux morilles, les premières cuisses de grenouilles sauce poulette, le premier navarin aux petits légumes printaniers, la première blanquette de veau (à l’ancienne), la première pomme de terre primeur vapeur, le premier chèvre frais, le premier tourteau mayonnaise, la première alose à l’oseille, le premier clafoutis, les premiers cocos de Paimpol au jus, la première confiture faite maison avec les abricots du verger (avec les amandes des noyaux), la première ratatouille (la vraie, celle qui se fait avec des légumes de plein été), la première poêlée de cèpes, la première Saint-Jacques juste snackée, la première huître Marennes-Oléron — et le gourmand facétieux dégustera tous les numéros comme autant de nouveautés, il ne faut pas bouder son plaisir ! —, le premier gibier débusqué, la première daube des premiers frimas, le premier boudin après les tuailles de cochon, le premier cassoulet et ainsi de suite car c’est presque sans fin (mais jamais sans faim).

Cuisses de grenouilles via amafacon.canalblog.com
Tourteau mayonnaise via leromanculinaire.blogspot.com

Pire, s’il a la gourmandise éclectique, le gourmand voudra aussi goûter les premiers ornithogales (à ne pas confondre avec les asperges sauvages), le premier beurre de printemps à goût de noisette (quand les vaches se sont remises à brouter de l’herbe), la première amande fraîche cueillie sur l’arbre, le premier ail rose de Lautrec dont la tresse embaumera la cuisine, les premiers oignons doux des Cévennes, la première récolte de sel des marais de Guérande, de Noirmoutier ou de Camargue, la première salicorne, les premières mûres de ronces qui font la langue violette, les premiers pruneaux, la première mouture fraîche de poudre de piments d’Espelette, la première olive de Lucques, etc. Car le gourmand est insatiable (et non vorace). Et sa soif de goûter aux saveurs des nourritures terrestres est avant tout une soif de connaissance, de savoir.

Ornithogales via mercredirose.com
Mûres via missterre.over-blog.org

Rappelons que le mot savoir découle du mot saveur et non l’inverse : http://gretagarbure.com/2012/12/02/la-chronique-de-greta-garbure-4/

S’il pousse son raisonnement jusqu’au bout, le gourmand perfectionniste n’hésitera pas non plus à faire un vœu chaque première fois qu’il entreprend de tester une nouvelle recette qu’il n’a encore jamais préparée auparavant : « son » premier pâté en croûte, « son premier gâteau de foies blonds », « son » premier lièvre à la royale, « son » premier canard à l’orange (aux oranges bigarades, comme il se doit), « sa » première garbure — bah tiens ! on allait quand même pas la zapper celle-là ! —, etc. etc.

Lièvre à la royale via exquisitelollipop.com

Enfin, s’il est rusé, notre gourmand appliquera aussi ce jeu des découvertes aux vins ! Et même s’il n’est pas donné à tout le monde de boire « sa première Romanée-Conti » ou « son premier Château Yquem », la première coupe de champagne de l’année, le premier verre de chaque appellation (voire de chaque domaine), le premier rosé de l’été, le premier vin « bourrut » (avec des châtaignes), le premier coup de fendant suisse sont autant d’occasions de faire encore et toujours des vœux. Sans même parler du beaujolais nouveau (et là, j’espère que vous faites le même que moi !).

Châtaignes à vin bourrut © Blandine Vié

Bon, je crois que vous avez compris ce que je veux dire.
S’il le veut, le gourmand sincère a l’occasion de faire des vœux tous les jours de l’année, même quand elle est bissextile.

Car l’authentique gourmand a une virginité intacte. Pour lui, c’est toujours la première fois ! Une première fois qui titille tous ses sens, pas seulement ses papilles ! Accéder au savoir se fait en effet par la saveur qui est un travail des cinq sens. C’est pourquoi la vraie connaissance est aussi sensorialité, sensualité.
 

MAIS !
Car vous pensez bien qu’il y a un mais, Diou Biban !

Le vœu n’est pas un acte passif comme on le croit généralement !
Non, il ne s’agit pas seulement d’émettre un souhait, un désir et d’attendre ensuite que ça vous tombe tout rôti tout cuit… dans le bec ou dans l’assiette, comme lorsqu’on joue au loto.
Non, littéralement le mot vœu vient du latin « votum », lui-même dérivé de « vovere » qui signifie « vouer, promettre ».
Ce qui veut dire que chaque vœu suppose — en amont — une promesse, un engagement !
Eh oui chers gourmands, n’oubliez pas que derrière chaque vœu se cache une promesse !

Et que tout gourmand reconnaissant devrait faire une offrande, un bien nommé « ex-voto » (d’après le vœu) qui est le remerciement au vœu exaucé, conformément à ce qui a été souhaité.
On le voit, être un gourmand minutieux… c’est du boulot ! 

Mais au fait ? N’est-on pas le 1er mai aujourd’hui ?
Le jour de la fête du travail ?
Diou Biban, en dehors du fait que j’ai toujours trouvé suspect de ne justement pas travailler ce jour-là — paradoxale et facétieuse invention d’un fonctionnaire ? — et qu’en plus d’avoir un « nez » vulgairement racoleur que même un viognier n’oserait pas se permettre, avouez que le muguet, symbole du jour, c’est tout de même une infection rédhibitoire pour un gourmand !
Alors oui ! Vouons plutôt à nos « premiers mets » l’attention qu’ils méritent quand on est respectueux du calendrier, c’est-à-dire de la nature et de ses saisons.
En nous souvenant que nous avons des devoirs et des engagements envers cette nature. Dont la virginité ne devrait jamais être forcée.
Sans doute qu’alors nos vœux — et pas seulement de gourmandise — seraient exaucés !
Et n’oublions pas non plus qu’accorder à ces mets la reconnaissance du ventre est bien le plus bel ex-voto, la plus belle offrande que le gourmand puisse faire aux gourmandises de bouche.

P’tit billet d’humeur

Le monde du vin est en émoi !


Les vignerons, les cavistes et les sommeliers sont en émoi ! En effet, le wiktionnaire nous informe : « verser un pot de vin signifie donner un pourboire, une somme permettant de se payer à boire. »

Ni l’expression ni l’intention ne sont nouvelles : le XVIème siècle n’a fait que les consacrer. Cet « arrosage » est assez courant pour ne pas s’en offusquer aujourd’hui, horrifiés par une pratique aussi basse.

Pourboire via ontario.tourismeplus.com
« L’affaire Cahuzac » fait des vagues genre Cap Horn, c’est-à-dire sacrément emmêlées. Dans la même veine, le Conseil Régional d’Île de France, présidé par Monsieur Jean-Paul Huchon, se voit reprocher (par des grincheux bien sûr), les 4,7 milliards d’euros de son budget annuel. Il semblerait que ces derniers ne servent pas qu’à construire des hôpitaux et des lycées mais que les frais de bouche y occupent une grande place !

Pourboire via montreal.radionrj.ca
Au passage, je note que nos dirigeants de tout poil ne prennent même plus la peine de parler de redistribution de l’argent de nos impôts. Dorénavant, ils se contentent de dire :
— « Nous en avons besoin, donc on vous le prend !
— Mais combien ?
— Plein ! Il nous en faut beaucoup ! »
Ça, c’est de la bonne gestion !
« Dans une entreprise, ça consisterait à dire que, pour pouvoir continuer d’emprunter et couvrir les remboursements de nos anciens prêts, payer les salaires et les frais de fonctionnement, eh bien nous allons vendre nos produits 200% plus cher que nos concurrents.

— Mais plus personne ne les achètera ?!!
— Nous les obligerons ! Nous prendrons l’argent dans leur poche s’il le faut.
— Ah bon ? P….n ! Ils sont forts à Bercy !
— Mais j’y pense, ça n’aurait pas déjà existé ce type de société ? Avec des camps, des murs et des miradors pour empêcher non seulement l’argent mais surtout les habitants mêmes de quitter ces impayables paradis ? Le vin y était d’ailleurs devenu d’exécrables qualités. Et c’est une preuve ça, non ? »

Pot de vin via lematindz.net
Mais le récent discours de notre bon président qui veut supprimer la corruption et ses causes risque d’affoler les compteurs et les petites mains de la magouille d’état.
Et là, j’affirme : la République est en danger ! Je veux évidemment parler de la République du vin ! Faudrait quand même voir à pas supprimer les pots de vin qui font vivre notre économie souterraine, la seule qui fonctionne encore. C’est bientôt le seul argent disponible, celui qui a échappé aux ponctions confiscatoires de la cascade de tous les impôts boulimiques et affameurs.

Pot de vn via rfi.fr
Supprimons l’argent du black, les bakchichs, les détournements, toutes ces bricoles qui ne sont que de modernes pourboires (pour boire) et les honnêtes commerçants du vin se retrouveront bien vite sur le sable !

Pourboire via dirmerci.unblog.fr
Qui pourra alors arroser ses affidés avec des caisses de grands crus classés pour les Noëls, les anniversaires, les départs en retraite, les petits services rendus ? Hein ?
Quand les repas d’affaires ne serviront plus qu’à signer des affaires, l’heure sera grave, les sommeliers en témoigneront mais il sera trop tard ! Quand les sous reviendront de Suisse, de Jersey, des Îles Caïman, de Singapour, il ne faudra pas se jeter dessus comme des mort-de-soif. Il faudra avoir une pensée pour le caviste de Villeneuve-sur-Lot qui vient de faire rentrer des palettes de Krug, de Salon, de Bollinger… pour fêter le retour au bercail de l’argent prodigue !

Caisse champagne Krug via forum-auto.com Coffret champagne Salon via cave-spirituelle.com

PdM

La chronique de Greta Garbure

Et vous, votre verre ?

Il est à moitié vide ou à moitié plein ?

 

Diou Biban, tout part en couilles !
Le livre de Blandine, tout d’abord.
Et ça c’est plutôt bon signe.
D’ailleurs, il semblerait que « Testicules 2 » paraîtra en fin d’année.

Testicules belle couv - copie

Mais aussi le gouvernement, la moralité des ministres, le pouvoir d’achat des Français, la sécurité alimentaire, etc.
Et ça, ça l’est beaucoup moins !

Mais quoi ?
On se flingue tout de suite ou on continue d’avancer ?

Certes, la période est morose. Mais bon ! Faudrait se planquer la tête dans le sable comme les autruches ? C’est dangereux, vous ne trouvez pas ? On ne sait jamais ce qui peut arriver par-derrière…
C’est comme dans le métro, lorsqu’un quidam me demande s’il peut passer le portillon avec moi parce qu’il n’a pas de ticket. Je réponds toujours non, mais en m’expliquant : « J’aime bien qu’on me prenne par-derrière, même par surprise, mais dans l’intimité seulement ! »
J’ vous prie de croire que ça les interloque, les gars !
Bon, je digresse (de canard…)

Donc, selon certains, il faudrait renoncer à tout projet d’avenir parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait ? Qui peut prétendre le savoir, de toute façon ?

Dans la vie, y a les pessimistes qui voient tout en noir.
Et puis il y a les optimistes, qui voient tout en rose.
Ceux-là même qui vous chantent « Tout va très bien, Madame la Marquise » quand le bateau coule.

Bon, c’est plus nuancé que ça, d’accord.
Mais vous savez, c’est cette opposition qu’on illustre toujours de manière métaphorique par la question de savoir si un verre à moitié rempli doit être considéré comme à moitié plein (vision optimiste) ou comme à moitié vide (vision pessimiste).

Verre optimist:pessimist

Eh bien, moi, je vous le dis, depuis Freud, ils se plantent tous !
Les psychanalystes, psychiatres et autres psychologues de mes deux !
Et leurs patients ne sont guère plus malins qu’eux.

 Verre à moitié plein via œnoblogue.com

Parce qu’avant de vous dire si le verre est à moitié plein ou s’il est à moitié vide, Diou Biban, moi, je goûte ce qu’il y a dedans !
Vous me suivez ?
Si c’est un vin que j’aime, je le trouve… à moitié plein ?
Bah non, justement !
Je le trouve à moitié vide… parce que j’en boirais volontiers plus !
Et si c’est un vin que je n’aime pas, alors au contraire, je le trouve à moitié plein… parce que ça ne va pas être si agréable que ça de le boire jusqu’au bout !

Vins via vinspierre-armand.com
Logique, non ?

 Et en fin de compte, qui pourrait dire si mon raisonnement est plus pessimiste qu’optimiste… ou le contraire ?

Du reste, n’y a-t-il pas le mot rose dans morose ?

Allez ! Santé et muxu à tous !

P’tit billet d’humeur

1er Avril 2013


— Une bonne nouvelle pour les défenseurs de la gastronomie française !

La loi Evin est abrogée et le CSA autorise dorénavant l’évocation du vin dans les médias audiovisuels. On pourra donc enfin voir Christian Constant et Cyril Lignac entrecouper leurs dégustations (de pizzas sucrées au poisson ou de rôtis fumés farcis de légumes aux trois chocolats…) par des accords mets-vins idéalement choisis et argumentés par des autorités indiscutables. En fait, on les cherche dès à présent !

— Le bilan carbone du transport de vin en bouteilles de verre étant très défavorable, une taxe de 75% sur le prix de vente a d’abord été envisagée. Le conseil d’état l’a ramenée à 66,66%. En conséquence, le château Lafite-Rothschild prévoit de commercialiser en Chine son vin en bouteilles plastique biodégradables d’1,5 litre. Voilà qui va drôlement contrarier les contrefacteurs !

— Une confédération nationale des blogueurs gastronomiques se met discrètement en place. Des rites initiatiques d’intégration et le secret absolu sur l’appartenance de ses membres feront toute la différence avec le monde des journalistes officiellement encartés, chez qui ces règles et usages n’ont bien sûr pas cours ("S’il boite c’est parce qu’il boit…!").

— La filière des crèmes glacées est en émoi : une directive de Bruxelles interdit toute présence de viande de cheval dans les glaces à la vanille ! Heureusement, les autres parfums bénéficient d’un sursis à exécution d’une durée qui ne devrait pas excéder à peu près plusieurs années…

— Un nouveau buzz sur Youtube:

"Allo ? T’es un gastronome et tu confonds encore la coiffure de Thierry Marx avec celle de Frédéric Anton…? Non mais allo quoi ?!"

— Médiapart vient d’informer Greta Garbure Magazine en priorité : de nombreux parlementaires ainsi que plusieurs ministres seraient bientôt mis en examen pour "abus de conneries" ! Le conditionnel s’impose évidemment.

— La Faculté communique que l’arrêt complet et définitif de toute consommation de vin a une incidence notable sur les patients : leur durée de vie ne varie pas du tout mais le temps leur paraît beaucoup, beaucoup plus long !

— Des investigations extrêmement poussées semblent démontrer l’existence d’une entente non encore élucidée entre certains cavistes et leurs clients… L’enquête se poursuit !

— Toujours à la pointe de l’actualité, Greta Garbure peut révéler aujourd’hui que le livre emblématique de Blandine Vié, titré « Testicules » contient de nombreuses co uilles.

PdM

Poisson énorme via simounet.com