Tagué: Mardi-Gras

La chronique de Greta Garbure

Les crêpes rugbystiques !

Pile de crêpes ovales © Greta Garbure

Pile de crêpes ovales © Greta Garbure

Pour célébrer à la fois le début du Tournoi des 6 Nations et Mardi-Gras, Greta Garbure crée les crêpes rugbystiques, c’est-à-dire ovales, en forme de ballon de rugby !

Il fallait y penser ! Greta l’a fait !

Alors pour faire ces crêpes, c’est simple comme tout :

1) Il vous faut de la pâte à crêpes. Nous vous en avons déjà donné la recette ici : https://gretagarbure.com/2015/02/01/plats-mythiques-36/

2) Il vous faut une poêle ovale :

Une poêle ovale © Greta Garbure

Une poêle ovale © Greta Garbure

Seule recommandation : selon l’épaisseur du fond de la poêle, la cuisson peut prendre un peu plus de temps qu’avec une poêle à crêpes traditionnelle et doit être ajusté.

Diou biban, et voilà le travail !

Cuisson d'une crêpe © Greta Garbure

Cuisson d’une crêpe © Greta Garbure

 Quand elles sont toutes cuites, ça fait une belle beuchigue, non ?

Bon, et si vous voulez en savoir plus sur Mardi-Gras, c’est là :
https://gretagarbure.com/2013/02/12/tradition-us-et-coutumes/

La chronique de Greta Garbure

C’est Mardi-Gras,
et le gras… on aime ça !

Mardi-Gras via  mamietitine.centreblog.net

D’ailleurs, pour vous le prouver,
on vous offre aujourd’hui notre 500e article !

Quand on vous dit que la devise de Greta Garbure,
c’est… « Mets-m’en trop ! »

Trop de gourmandise,
Trop d’amour de la cuisine,
Trop d’ambition pour la gastronomie française,
Trop de respect pour les appellations,
Trop d’envie de plats pas trop « revisités »,
Trop d’appétit pour les produits sains,

Trop d’estime pour les vignerons sincères,
Trop le désir de bien vivre ensemble,

Trop le goût d’apprendre et de transmettre,
Trop de coups de gueule,
Trop de passion…

Panne-de-gras-de-porc-salé

Sagit (panne de gras de porc salée et et mise à rancir) © OCPOP

Et pour Mardi-Gras,
voilà tout ce que vous pouvez trouver comme recettes sur Greta Garbure :

– La tradition :
https://gretagarbure.com/2013/02/12/tradition-us-et-coutumes/

Beignets via sucrissime.com
– Les crêpes :
https://gretagarbure.com/2013/02/01/traditions-us-et-coutumes/

Pile de crêpes © Blandine Vié
– Le gâteau de crêpes :
https://gretagarbure.com/2014/02/01/traditions-us-et-coutumesou-desserts-de-grand-mere/

Gâteau de crêpes aux pommes via recettes-dietetiques.fr
– Les merveilles landaises :
https://gretagarbure.com/2013/02/11/traditions-us-et-coutumes-5/

Merveilles landaises via motsetmauxdemiche.blog50.com
– Les bottereaux :
https://gretagarbure.com/2013/03/07/traditions-us-coutumes/

Bottereaux via tartinesandrine.canalblog.com
– Les pets de nonne :
https://gretagarbure.com/2014/03/02/desserts-de-grand-mere-12/

Pets de nonne via dailymotion.com

Diou biban,
quand on vous dit
qu’on vous en met trop !

Desserts de grand-mère

Les Pets de nonne

Pets-de-nonne via aux-petits-bonheurs.eklablog.com
Ce sont des beignets soufflés en pâte à choux.
On en mange depuis très longtemps puisqu’il semblerait que les Romains les appréciaient déjà beaucoup.
Tombés dans l’oubli au Moyen-Âge parce qu’on leur préféra alors les beignets de type merveilles (https://gretagarbure.com/2013/02/11/traditions-us-et-coutumes-5/), ils sont redevenus en vogue à la Renaissance, et même suffisamment populaires au XVIIe siècle pour que Diderot et d’Alembert les citent dans leur Encyclopédie.
Aujourd’hui, ils sont surtout appréciés dans l’Est de la France — mais aussi en Belgique et en Allemagne — notamment pendant la période de Carnaval.
À Baume-les-Dames, en Franche-Comté, on poudre les beignets d’un mélange de sucre et de cannelle en poudre.

Les pets de nonne (on peut aussi écrire pets-de-nonne) portent un nom imagé qui peut se décliner sous d’autres formes : « pets de putain », « pets de vieille » (en Aveyron) ou, de manière plus édulcorée, « soupirs de nonnes », voire « bugnes de vent ».
Ces expressions viennent évidemment du fait que les beignets contiennent de l’air à l’intérieur mais un tas de légendes sont nées pour expliquer métaphoriquement l’origine de ces pets dont je vous laisse supputer les explications oiseuses et venteuses… !

Pets de nonne via la cath.com

La recette

Pets-de-nonne via positiveeatingpositiveliving.blogspot.fr
Préparation : 30 min

Cuisson : 5 min par fournée

Pour 4 personnes
• pâte à choux sucrée pour 4 personnes
(recette ci-dessous)
• 1 cuillerée à soupe d’eau-de-fleur-d’oranger
• 5 cl de rhum ambré
• huile de friture
• sucre en poudre ou sucre glace

Pets de nonne via dailymotion.com
Préparez de la pâte à choux sucrée comme expliqué hier : https://gretagarbure.com/2014/03/01/savoir-faire-18/

Pâte à choux via cuisinemaison.net

Dès qu’elle est prête, c’est-à-dire une fois les œufs incorporés, parfumez-la avec l’eau-de-fleur-d’oranger et le rhum. Battez à nouveau la pâte.
Faites chauffer le bain de friture. Faites-y tomber des cuillerées de pâte grosses comme des noix, mais pas trop à la fois. Laissez dorer et gonfler : en principe, les pets se retournent d’eux-mêmes mais au besoin, aidez-les à l’aide d’une écumoire.
Quand ils sont uniformément dorés et bien gonflés, égouttez-les sur du papier absorbant. Procédez à la cuisson des autres fournées.

Pets de nonne via matvpratique.com
Pour servir, dressez les pets-de-nonne sur un plat et poudrez-les de sucre en poudre ou de sucre glace.
Servez les pets de nonne de préférence chauds.

Pets de nonne via audinette.com

Et maintenant, allez en pets !
Je voulais dire… en paix, bien sûr !

Blandine Vié

Tradition, us et coutumes

Mardi-Gras,
dernier des 7  jours… charnels !

Beignets via tatachip.canalblog.com
Mardi-Gras clôt — et non pas clôture, s’il vous plaît ! — la période du Carnaval. Une période de 7 jours qui précède le carême et pendant laquelle — quand la France était encore profondément catholique et respectait les prescriptions hygiénistes (et donc alimentaires) de l’Église — on avait coutume autrefois de manger gras. Histoire de faire quelques réserves avant la période de sévères restrictions, jeûnes et abstinences qui allait suivre, donc manger maigre (privation de viande et d’œufs notamment) après avoir mangé gras. Cette semaine  était appelée « Semaine des 7 jours gras » ou, plus joliment encore « jours charnels »… puisque la consommation de la chair y était permise !

Beignets via recettes.grand.mere.free.fr
Selon notre calendrier grégorien qui tient compte des mouvements du soleil, Mardi-Gras est une fête mobile calculée par rapport à la date de Pâques. C’est-à-dire que, selon les années, il tombe entre le 3 février et le 9 mars. Toujours un mardi, ça va de soi. Et donc toujours la veille du Mercredi des Cendres qui débute le carême (carême-prenant), censé durer jusqu’au Samedi-Saint. Or, si l’on compte bien, cela fait 47 jours jusqu’à Pâques et non 40 comme on le croit généralement. C’est que le carême de pénitences ne s’observait pas le dimanche (et il y en a 6 pendant la période) ni le jour de la pause de la Mi-Carême, et qu’il ne s’agit donc pas de 40 jours consécutifs, même si la modération restait cependant conseillée durant ces jours intercalaires.

Beignets via campingsitesetpaysagesdefrance.wordpresse.com

Les « sept jours gras » se terminaient en apothéose par le Mardi-Gras. Et même si aujourd’hui où l’on ne jeûne plus pendant le carême (ou seulement le Vendredi-Saint pour les croyants pratiquants) — mais où l’on fait des cures de détox… hi ! hi ! hi ! — on ne fête plus non plus la semaine grasse mais on a gardé la tradition du Mardi-Gras, jour de liesse où l’on mange traditionnellement des beignets ou des crêpes.

Manger des beignets et/ou des crêpes ce jour-là était symbolique puisque c’était une coutume étroitement liée à la prospérité familiale. Et ce, dans toutes les couches de la société, même chez les laboureurs comme le rapporte Victor Hugo… « afin que le blé ne soit pas carié » !

Beignets via sucrissime.com
De nombreux dictons sont d’ailleurs liés à cette fête.
Mais je ne vous en offrirai qu’un qui, je pense, va faire plaisir à plusieurs d’entre vous :

À Mardi-Gras, qui n’a pas de viande tue son coq.
Et qui n’a pas de coq… tue sa femme !

Cependant le dicton ne précise pas de quelle femme il s’agit : la sienne ou celle du coq !

Nature morte au coq et à la poule de Anne Vallayer-Coster (1744-1618) via notesdemusees.blogspot.fr

Blandine Vié