Traditions, us et coutumes

L’omelette de Pâques

Omelette géante à Bessières (Haute-Garonne) via midi-pyrenees.france3.fr

Depuis le XIe siècle, les réjouissances pascales se déroulent pendant toute la semaine qui suit le Vendredi Saint. Cette semaine porte le nom d’ « octave de Pâques » et à certaines époques, elle était entièrement fériée. Mais depuis le concordat en France, seul le lundi de Pâques l’est resté.

Symbole du renouveau par excellence, l’œuf était autrefois un aliment interdit par l’Église pendant le Carême alors que c’est précisément la période où les poules pondent le plus.

Oeufs dans un panier

C’est pourquoi, dès le dimanche de Pâques — et plus souvent encore le lundi de Pâques — il était de tradition, notamment dans le Sud de la France, de faire des omelettes géantes que l’on garnissait avec des produits de saison (asperges sauvages, petits artichauts) et des cochonnailles maison (lardons ou ventrèche, boutifarre [boudin], saucisse sèche).

Omelette aux asperges sauvages via capendu.blogs. lindependant.com

Raison pour laquelle, aussi, on faisait une orgie de pâtisseries aux œufs.

Cette tradition est toujours pérenne en Haute-Garonne, en Béarn et en Catalogne. On l’appelle parfois « pâquette ».
La quête des œufs est généralement faite par les enfants qui les collectent le samedi de Pâques dans de grands paniers.

Une tradition bien sympathique !

Œufs via rtl.fr

Pour savoir comment faire une bonne omelette, c’est là :
http://gretagarbure.com/2013/05/21/savoir-faire/ 

Omelette via exreacooking.wordpress.com
Et pour tout savoir sur les asperges sauvages, c’est là :
http://gretagarbure.com/2013/05/19/glanes-et-cueillettes-sauvages/

Asperges sauvages via mercredirose.com
Blandine Vié

Plats mythiques

Le gigot de 7 heures
ou gigot à la cuillère

Gigot de 7 h via amapbellefontaines.wordpress.com

C’est une recette classique dont l’origine reste difficile à déterminer, encore que certains estiment qu’elle est une des versions du gigot à la brayaude (brayaud étant le nom donné aux paysans d’Arverne portant des braies… autrement dit aux auvergnats), plat à polémique s’il en est puisqu’on l’assimile aussi au gigot qui pleure (sur un gratin de pommes de terre) dans le Puy-de-Dôme.

Déjà codifiée dans « Le Cuisinier Durand » en 1830 et louée par Alexandre Dumas qui l’appréciait beaucoup, on peut penser qu’au départ ce fut sans doute une recette de grand-mère… peut-être tout simplement due à un oubli dans un four ou dans les braises d’une cheminée ! Car le gigot de 7 heures doit bien évidemment son nom à sa très longue et douce cuisson par braisage — toutefois, dans nos fours modernes, point n’est besoin d’aller jusqu’à 7 heures… 5 suffiront ! —  et son surnom au fait qu’après cuisson, sa texture est devenue tellement fondante et moelleuse qu’il doit pouvoir se trancher à la cuillère. Résultat qui ne peut s’obtenir que dans une cocotte lutée, c’est-à-dire hermétiquement close par un cordon de pâte (détrempe de farine et d’eau) servant de joint d’étanchéité entre la cocotte et son couvercle.

Selon Durand, la farce comportait aussi des truffes et des cornichons ! Autrefois servi avec une garniture particulièrement sophistiquée à base de jambon, de ris de veau et d’agneau, de quenelles et de crêtes de volailles, de truffes et de champignons, d’œufs durs, d’olives farcies, d’huîtres et de queues d’écrevisses, le tout lié par une sauce espagnole, le gigot de 7 heures s’accompagne plus volontiers aujourd’hui d’un simple gratin, qu’il soit de pommes de terre (boulangère ou dauphinois), de macaronis, ou encore de blettes.

Gigot de 7 h via brassageamateur.com

La recette

Préparation : 30 min
Cuisson : 5 h 30

Pour 8 personnes
• 1 gigot d’agneau paré et raccourci, plutôt rond, d’environ 3 kg,
désossé intérieurement seulement, à partir de la jointure du manche (le faire faire par le boucher),
avec ses parures (faire concasser l’os retiré)

Gigot raccourci désossé via auxdelicesdefany.canalblog.com
• 150 g de lard de jambon cru ou de lardons maigres
• 2 filets d’anchois allongés, à l’huile
• 3 oignons
• 3 carottes
• 4 tomates
• 8 gousses d’ail
• 1 gros bouquet garni (thym, laurier, persil plat)
• 1 petite branche de céleri
• 25 cl de vin blanc sec
• 50 cl de bouillon de volaille (ou d’eau)
• 3 cuillerées à soupe d’huile
• 20 g de beurre
• sel fin, poivre du moulin
• 100 g de farine (environ)

Préparez la farce : taillez le jambon ou le lard en fines allumettes, désarêtez et coupez menu les filets d’anchois. Mélangez le tout, poivrez et garnissez l’intérieur du gigot (à la place de l’os) avec ce mélange. Ficelez le gigot en lui donnant une forme arrondie.

Préparez tous les légumes et aromates : pelez et émincez les oignons. Pelez, lavez et coupez les carottes en rondelles épaisses. Pelez, épépinez et concassez grossièrement les tomates. Pelez et dégermez les gousses d’ail.

Faites chauffer le beurre et l’huile dans une grande cocotte pouvant aller au four. Faites-y dorer le gigot de tous côtés jusqu’à ce qu’il soit bien doré. Retirez-le et réservez-le.

Préparez le fond de cuisson : remplacez le gigot par toutes les parures, faites-les suer pendant quelques minutes, puis ajoutez les oignons et les carottes et faites blondir.

Mouillez avec le vin blanc, grattez le fond à la spatule pour faire dissoudre les sucs. Complétez avec le bouillon ou l’eau chaude.
Ajoutez le bouquet garni, les tomates et les gousses d’ail. Salez et poivrez. Portez à frémissement sur feu doux.

Préchauffez le four à 120 °C/thermostat 4.
Réintroduisez le gigot dans la cocotte en l’installant bien au fond et en poussant les éléments de la garniture tout autour. Posez le couvercle sur la cocotte.
Faites une pâte avec un peu de farine et d’eau, roulez-la en petit boudin. Appliquez sur la jointure du couvercle et de la cocotte, sur tout le pourtour, pour fermer hermétiquement.

Cocotte lutée via recettesdesgourmands.blogspot.com
Enfournez à mi-hauteur et laissez cuire 5 heures.

Au bout de ce temps, cassez le lut (cordon de pâte) de la terrine.
Sortez le gigot de la cocotte avec précaution car il est très fragile. Disposez-le dans un plat creux bien chaud et déficelez-le. Recouvrez-le d’une feuille d’aluminium et tenez-le au chaud.

Gigot de 7 h via cuisineetperles.canalblog.com
Passez le fond de cuisson au chinois en foulant (pilant bien). Dégraissez-le.
Versez-le dans une casserole, faites-le réduire quelques minutes sur feu vif, jusqu’à consistance veloutée.

Pour servir, présentez le gigot avec une grande cuillère et servez la sauce à part, en saucière chaude.

Gigot d'agneau de 7 h via repasgourmand.canalblog.com

Un peu de blabla

• Pour faciliter la délicate extraction du gigot de la cocotte, certains auteurs préconisent de l’envelopper dans un linge avant de le faire cuire (après l’avoir fait dorer). C’est astucieux. Toutefois, cette cuisson « au torchon » ralentit considérablement le processus de pénétration du fond de cuisson dans les chairs. Si on le choisit, mieux vaut alors utiliser une mousseline (à beurre) dont la texture aérée n’empêche pas le jus de pénétrer la viande et de lui conférer ainsi tout le moelleux requis.

• Une variante consiste à incorporer 40 gousses d’ail dans la cocotte. Malgré les apparences, il ne faut pas avoir peur de cette grande quantité car les gousses sont cuites « en chemise », perdant ainsi toute leur agressivité !
Pour ce faire, débarrassez les têtes d’ail des grosses peaux extérieures (ou « tuniques »). Séparez toutes les gousses. Mettez-les dans la cocotte autour du gigot.
Pour le service, trois options se présentent : soit les laisser telles quelles, soit les presser pour en extraire la pulpe qui est devenue toute crémeuse et en lier la sauce en délayant bien pour la rendre onctueuse, soit encore présenter la pulpe à part avec des tartines de pain grillé, afin que chacun puisse se préparer des « rôties » (en les arrosant ensuite avec un peu de sauce).

Gigot de 7 h à l'ail via hellocoton.fr

• On peut aussi préparer un gigot de 7 heures avec une gigue de chevreuil !

Gigot de chevreuil de 7 h via cuisinemaison.net
• Pour accompagner le gigot de 7 heures d’un gratin dauphinois, c’est là :
 http://gretagarbure.com/2013/11/14/plats-mythiques-8/

Gratin dauphinois via legratindauphinois.fr

Blandine Vié

Bonne table ou… évi-table !

Le MaSa *
R
estaurant créatif
Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine


Y a comme ça des fois !
Où tous les ingrédients sont là pour que ce soit parfait et où pourtant la mayonnaise ne prend pas…
C’était en décembre.
Sur invitation d’une attachée de presse et en sa présence car elle tenait absolument à déjeuner avec nous.

Flash back : il y a beaucoup de travaux dans la rue quand nous arrivons et ça ne met pas en valeur la façade du restaurant. Grise. Présage ?
Tout en longueur et prolongé par un jardin anglais (pas fonctionnel en décembre) qui fait terrasse aux beaux jours, l’ensemble est un peu tristounet. Mais nous sommes installés à la table ronde de la véranda côté rue et c’est plutôt agréable.

Nous nous interrogeons d’abord sur le nom du restaurant et le chef Hervé Rodriguez nous explique ce qui est une véritable profession de foi : Ma comme manipulateur et Sa comme saveurs. Manipulateur de saveurs ! C’est d’ailleurs écrit sur la carte :
« Bienvenue au MaSa.
Où je souhaite vous faire découvrir ma sensibilité gustative, la technique acquise au fil de mes parcours me permet de détourner, de Manier les meilleurs produits chinés aux quatre coins du monde en y apportant un côté ludique mais en gardant l’essentiel, les Saveurs.
En partant de ce principe, je m’attache à suivre ce procédé en élaborant une carte de saison qui se veut au plus près de ce que l’on peut attendre d’un produit et d’un cuisinier.
Mais je souhaite aller plus loin dans ma démarche, le cuisinier doit être à la disposition des produits et non l’inverse.
Je laisse donc une totale liberté à mes producteurs qui me livrent au jour le jour le meilleur de ce qu’ils trouveront à moi ensuite de l’adapter selon mon inspiration.
Je mets donc en place 2 menus, ceux-ci changeront tous les jours, n’hésitez pas à questionner notre maître d’hôtel qui se fera un plaisir de les énumérer. »
Un préambule un peu pompeux sur lequel nous reviendrons car il raconte à la fois ce qui nous a plu et ce qui ne nous a pas plu.

Évoquons d’abord la cuisine !
Le chef tient à nous proposer un menu-surprise. Arrive d’abord la mise en bouche : un cappuccino de chou-fleur crémeux.
Le maître d’hôtel insiste sur le fait que c’est une cuisine féminine, pas lourde, pas brute. Une précision qui me gêne un peu à cause de ce clivage masculin/féminin qui insiste toujours sur les clichés, jamais sur les subtilités. Passons.

Cappuccino de chou-fleur © Greta Garbure

Vient ensuite « l’œuf de Marans », cuit à basse température, accompagné de truffes de Bourgogne, d’une poêlée d’échalotes, d’une crème et de chips de topinambours. Des produits de grande qualité mais nous trouvons le blanc des œufs vraiment très — trop — glaireux. Le maître d’hôtel nous explique qu’il cuit très précisément à 63,4° mais comme dit Patrick : « en fait, je lui aurais bien accordé 1,7°, voire 2,6° en plus pour qu’il soit cuit ! ». Vraiment dommage car le plat ne manquait pas d’intérêt.

Œuf de Marans basse température à la truffe © Greta Garbure

Pour suivre, nous avons dégusté un « Dos de cabillaud de Grand Fort Philippe, avec une mayonnaise potiron passion, fève de Tonka ». Des produits top. Pourtant, si la qualité est indéniable, de même que la technicité du chef, il manque un je ne sais quoi.

Dos de cabillaud © Greta Garbure

Arrive le plat de résistance : « L’agneau de Castille et Leon façon Grand Veneur, cerfeuil, purée d’héliantis, mandarine ». Malheureusement, même chanson ! D’excellents produits, un travail d’orfèvre dont on ne peut sous-estimer ni la bonne volonté, ni le talent mais le résultat laisse une impression mitigée.

Agneau de lait de Castille © Greta Garure

Mais poursuivons !

En pré-dessert, on nous sert un sorbet concombre à la feuille de concombre, avec une mousse à l’estragon et aloe vera et un caramel aux fruits de la passion. Rafraîchissant !

Sorbet concombre © Greta Garbure

Puis le dessert : une « Poire en chaud-froid farcie, confiture de lait aux morilles, en deux services ». D’abord le dodu de la poire farcie de crème brûlée servie avec une quenelle d’aubergine aux morilles et kumquats. La confiture de lait aux morilles est faite avec 800 g de sucre pour 1 litre de lait, nous précise-t-on. Le deuxième service, c’est le haut de la poire glacée agrémentée de noix de coco. Bon !

Poire en 2 services © Greta Garbure

Pour les vins, je laisse la parole à Patrick : ouille, ouille, ouille !

« Lors de son tour de piste, je n’ai pas caché au chef notre satisfaction du choix des vins qui accompagnaient ses plats, ni notre désagrément de constater la multiplication par 5 qu’il pratiquait sur ses prix d’achat ! Je considère que les restaurateurs qui taxent exagérément le travail des vignerons et s’attribuent leurs mérites en même temps que leurs notoriétés sont aussi responsables de la désaffection des consommateurs-clients face à ce hold-up à peine déguisé.
C’était pourtant une bonne sélection du sommelier Joanny !

Pour mémoire :
— Le Saint-Véran 2011 du domaine Pierre Desroches acheté aux alentours de 7,50 HT se retrouve à 38 € TTC à la carte.
— L’Anjou blanc 2009 Vieilles vignes du Château Soucherie acheté 11 € HT revendu 56 € TTC.
— Un trousseau 2011 du domaine Badoz acheté 7 € HT revendu 35 € TTC.
Etc.
Autant de vins délicieux qui perdent de leur séduction quand ils doublent l’addition du repas !
La discussion a tourné court.
Les talons du chef aussi !

Il m’a semblé que nous nous étions quittés un peu contrariés ! »

Saint-Véran 2011 Pierre Desroches © Greta Garbure     Anjou blanc vieilles vignes 2009 Château Soucherie © Greta Garbure     Côtes du Jura Trousseau 2011 Badoz © Greta Garbure

Vous l’aurez compris, ce repas ne nous a guère enthousiasmés. Et pourtant, nous le reconnaissons volontiers : les produits étaient d’une qualité indiscutable, le talent du chef n’est pas en cause non plus, mais notre impression est qu’il veut trop bien faire ou peut-être seulement trop en faire ! Comme il l’explique sur sa carte : il manipule des saveurs ! Mais il ne les sublime pas ! Tout est trop compliqué, tout est trop alambiqué.
Bernard Loiseau le clamait haut et fort : « Pas plus de trois saveurs dans l’assiette ! » Chez Hervé Rodriguez, il y en a facilement sept ou huit : viande ou poisson, fruits, légumes, épices ! C’est trop ! Beaucoup trop !
Résultat : on a une mosaïque dans l’assiette, mais le tableau n’est pas fini. Le goût est confusionnel.

Ne croyez pas que nous sommes blasés. Au contraire.
Mais la cuisine, c’est une alchimie ! Certes, il faut de beaux produits et le savoir-faire pour les mettre en scène. Mais ça ne suffit pas.
Car lorsque la technique masque l’émotion, il y a déception.
Surtout quand les prix ne sont pas anecdotiques.

Par ailleurs, quand cette déception arrive alors que nous sommes invités, nous en sommes désolés.
Et pour le chef, et pour l’attaché(e) de presse.
Mais il ne serait pas honnête de faire semblant d’avoir aimé.
Comme nous l’exprimions à la création de Greta Garbure, nous avons choisi d’être « honnêtement subjectifs » et nous vous invitons d’ailleurs à vous reporter à notre charte de déontologie : http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/.

Menu du déjeuner en 3 services : 38 € avec eau.
Plat 28 €.
Entrée + plat ou Plat + dessert : 38 €.
Menu d’inspiration en 4 services : 60 € + accord mets et vins : 95 €.
Menu d’inspiration en 6 services : 80 € + accord mets et vins : 125 €.
Carte blanche autour de 8 créations improvisées : 105 €.
À la carte : entrées 27 €, plats 38 € ; dessert 14 €.
Fromage affiné de Madame Launay : supplément 13 €.

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Le MaSa
112, avenue Victor Hugo
92100 Boulogne-Billancourt
Ouvert du lundi au vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h 30.
Ouvert le samedi de 19 h à 22 h 30. Fermé le dimanche.
Tél. 01 48 25 49 20
Site : www.masa-paris.fr
M° Marcel Sembat

P’tit billet d’humeur

La cuisine française
(French cooking)

 Carte de la France gastronomique via lagrandecuisine.com

J’avais mis de côté deux mails reçus à deux jours d’intervalle : « Save the date » et « Reminder » pour assister à un worshop presse d’une journée, organisé par une agence de communication web print press RP off et on-line, event and marketing, consulting, community management et mediatraining.
Bref, une agence de presse spécialisée — appelons-la la COOK’COOK TEAM — en food, high tech, déco et lifestyle !

Je recevais leur newsletter toutes les semaines qui me livrait leur flux hebdomadaire de fresh news, censée me faire découvrir les nouvelles tendances : the new trends !
Et j’étais plus particulièrement en contact avec leur executive manager. Leur big boss, quoi !

Bon, j’avais déjà participé à des showrooms, mais jamais à un workshop d’une journée entière.
Toutefois, le thème étant « LES DERNIÈRES TENDANCES DE LA CUISINE FRANÇAISE », j’ai voulu tenter l’expérience.
Je vous livre le programme vendu comme « so trendy, so yummy » !

Le matin, nous avons eu un breakfast d’accueil, puis une très sérieuse table ronde pour parler du phénoménal phénomène des food trucks, en train de devenir le must de la street food !
Camions à sandwiches revisités, à hot dogs, à burgers, à bagels, à bocaux.

Food truck via 3min30.com

Je passe sur le débat, assez consensuel, où il ne fut pas tant question de comparer ce nouveau mode de consommation avec d’autres formes de restauration de type fast food — notre coach veillait au grain — mais plutôt de faire part de nos idées pour des food trucks encore plus ludiques : wraps, tortillas, fajitas, pasta, fish and chips ? Pas d’autres suggestions snacking susceptibles de faire le buzz ? Pas de nouveau concept pour améliorer cette « philosophie » du Eat and Go ?

Fish and chips

Fish and chips

Inutile de vous dire qu’en osant rappeler que le camion à pizza méditerranéen et la plus septentrionale baraque à frites et à fricadelles ch’ti existaient depuis belle lurette, je me suis fait très mal voir…

Baraque à frites via touscollectionneurs.com

Après ce premier brainstorming, petit break et petit espresso.

Comme nous avions un road show culinaire récréatif prévu en fin d’après-midi — visite de quelques épiceries tendance dans la capitale —, le deuxième exercice consista à exprimer notre vision d’un shopping corner et à faire la shopping list idéale de ce que nous aimerions y trouver. So crazy !

Comme nous étions un peu speed et que le programme de l’après-midi était chargé, l’heure du lunch fut annoncée ! On passa dans la salle prévue à cet effet. Une lunch box attendait chaque participant. Végétarienne, l’une d’entre nous avait apporté son propre bento.

L’après-midi commençait par un cours de cuisine en live.
Dress code : un tablier siglé d’une grande marque de farine.
Le but : apprendre à faire des pâtisseries home made… à la mode !
Exit les cookies, les brownies et les macarons !
À nous les gâteaux métonymiques : cupcakes, mugcakes, pop cakes et autres king cakes !
Que dire ? Sinon que j’avais l’impression d’être redevenue petite fille et d’être au patronage un mercredi après-midi…

Cupcakes

Cupcakes

Mugcake

Mugcake

Allez ! Tea time pour déguster nos créations enfantines et petit tour en ville, en monospace.
Sur place, focus sur les produits au sommet des tendances branchées, voire rétro-décalées : bobos has been au profit du vintage et du hipster ! Eh oui ! Même en cuisine, il faut être addict !

Puis retour à l’agence, debriefing oblige !
En vrai geek, notre manager entra directement nos commentaires dans son ordi.

Bon, on ne va tout de même pas se quitter comme après cette journée de business !
Un cocktail dînatoire est prévu : finger food, dips et tapas, rosé de winemaker et smoothies pour ceux qui ne boivent pas d’alcool ! C’est fun !

Finger food

Finger food

C’est pas tout ça mais l’heure tourne et j’ai un afterwork !
Faut que je vous quitte !
Bon week-end ! Of course !
On remet ça quand vous voulez !
Asap* !
Bye !

• • •

Repas gastronomique Unesco via recettes-france.com

Bon, vous l’imaginez bien, sur Greta Garbure, cette saynète à peine caricaturale nous désole !
Nous sommes en France et cette profusion d’anglicismes est ridicule. Elle est surtout le signe d’un profond mépris pour la culture culinaire française et son langage, pourtant pratiqué dans toutes les cuisines du monde, tout comme le vocabulaire de la danse classique.
D’un côté, on revendique la reconnaissance de notre patrimoine, et de l’autre, on s’abâtardit en singeant des cultures que nous critiquons par ailleurs.
Ne serait-il pas temps de reprendre nos esprits ? Et de défendre plus intelligemment notre réputation de cuisine française dans le monde ?

Alors certes, nobody is perfect ! Nous non plus !
Mais la seule expression anglaise qui nous séduise sur Greta Garbure, c’est le « french paradox » !

SHARE !!!

Blandine Vié

* Asap : As Soon As Possible !

 

Déjeuners de presse

Alain Pégouret sublime
les céréales Tipiak
au restaurant Le Laurent

Logo Laurent

La marque bien connue de céréales Tipiak a organisé un déjeuner de presse au restaurant Le Laurent pour présenter sa dernière création : le couscous de blé et d’orge Aïcha, grain moyen, inspiré du couscous d’orge traditionnel du Maroc baptisé « belboula ».

ArtPro Normalized PDF

Nous avons également redécouvert d’autres produits Tipiak à la faveur d’un magnifique repas concocté par Alain Pégouret.
Comme quoi, on peut travailler des produits du quotidien achetés en GMS avec créativité — pas tous, on est d’accord ! — au point d’en faire des petits chefs d’œuvre gastronomiques.
Voici le formidable menu que nous avons dégusté dans l’enthousiasme général (nous étions 28) :

Menu Tipiak à Le Laurent

Le produit-phare du jour, le couscous de blé et d’orge Aïcha, a été traité en petit couscous de légumes, extraordinairement parfumé, subtil : un régal.

Couscous Aïcha Tipiak et ses petits légumes © Greta Garbure

Pour suivre, Alain Pégouret nous avait préparé des « tendres perles » (mélange de semoule de blé dur précuite et de semoule de maïs précuite) cuisinés « comme un risotto », truffé, avec un bouillon au savagnin, et c’était absolument à tomber ! Le bonheur…

 Tendres perles Tipiak truffées comme un risotto, poulette au savagnin © Greta Garbure

Le bar mi-fumé qui a suivi a créé la surprise, également accompagné de « tendres perles », mais aussi d’asperges et d’une sauce matelote au vin rouge. Épatant, avec un poisson cuit à la nacre et une belle harmonie des saveurs, une sauce dense en goût mais très fine. Vraiment superbe ! À table, on n’entendait que des « qu’est-ce que c’est bon ! »

Bar mi-fumé, tendres perles Tipiak aux asperges, matelote © Greta Garbure

Dernier plat, absolument d…étonnant, un foie gras à l’oseille (avec des légumes secs gourmands) dont l’intitulé m’a laissé pantoise — une association que je n’aurais jamais osée ! — mais qui s’est révélée absolument fabuleuse ! Un merveilleux accord où le velouté du foie gras était émoustillé juste ce qu’il faut par l’acidité (tempérée) de l’oseille. Une découverte sensationnelle !

Foie gras de canard à l'oseille, légumes secs Tipiak aux olives taggasca © Greta Garbure

Je sais, j’utilise beaucoup de superlatifs !
Mais justement, vous me connaissez et savez que j’en suis plutôt économe, voire avare !
D’ailleurs, j’ai toujours pensé que Le Laurent était une maison exceptionnelle qui méritait plus qu’une seule étoile.
Le discret Philippe Bourguignon la dirige avec une jolie poigne dans un gant de velours. Et depuis qu’Alain Pégouret est aux manettes des fourneaux, la cuisine a atteint un niveau éblouissant !
Et je ne parle pas de Ghislain Mahieu, sommelier que je n’ai pu saluer.

Bon !

Pour clore — et non pour clôturer — ce déjeuner, nous avons dégusté un tiramisu original, soutenu par de la polenta. Un point final comme un point d’orgue !

Tiramisu framboise, polenta Tipiak © Gereta Garbure

Ah ! mais non, bien sûr !
Au Laurent, tout finit toujours par des palmiers !

Palmiers du restaurantLe Laurent © Greta Garbure

Je rajouterai encore un mot !

Le talent d’Alain Pégouret a fait la différence avec la popote qu’on peut préparer soi-même à la maison quand on achète ce type de céréales.

Mais honnêtement — et j’insiste sur ce mot — les céréales Tipiak ont fait face et se sont révélées un support tout à fait estimable pour ce défi gastronomique !

Couscous Aïcha,
2,19 € le pack de 600 g,
en vente en GMS, au rayon Plats Céréaliers.

Blandine Vié