Tagué: Biarritz

Bonne table… ou évi-table !

Les oreilles de Pilou

Pilou devant son bistrot « Chez Pilou » © Greta Garbure

Pilou devant son bistrot « Chez Pilou » © Greta Garbure

Pilou est une figure de Biarritz depuis… ouch ! … depuis toujours ! Il a choisi un jour de poser son sac, de calmer le jeu, d’être un peu plus raisonnable. Eh bien, peine perdue, sa fidèle clientèle et ses nouveaux amis occupent le terrain en nombre, midi et soir, dans son bistrot-dans-le-jus (pas bistrot-chic).

La salle © Greta Garbure

La salle © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Les grands restaurants, quels que soient leur rang ou leur classement ont tous un plat emblématique. Vous savez, celui qui vous fait courir, la référence incontournable : tu es allé là et tu ne l’as pas pris ?!! Non mais, allô quoi ! Ici, on se pourlèche avec une cassolette d’oreilles de cochon et de chipirons. C’est… fondant et craquant à la fois, raffiné et canaille. Je n’ai même pas eu le temps d’en prendre une photo avant de les engloutir ! Alors, faites-moi confiance !

Colvert, cèpes et kakis © Greta Garbure

Colvert, cèpes et kakis : le marché du jour © Greta Garbure

Les champignons, tous les champignons, paraissent dans leurs plus beaux atours, notamment les trompettes de la mort en brouillage. Le rognon est servi entier comme j’aime. La côte de veau XXL (20,50 €) fait bien ses 350 g. Dans sa courte saison, la palombe est bien respectée (30 €). La sole de Saint-Jean-de-Luz (24 €) est toujours de belle taille (300/400 g) et de juste cuisson, tout comme le filet de maigre (17 €), délicieux poisson de nos côtes.

Trompettes de la mort en brouillage © Greta Garbure

Trompettes de la mort en brouillage © Greta Garbure

Rognon de veau © Greta Garbure

Rognon de veau © Greta Garbure

Poulpe © Greta Garbure

Poulpe © Greta Garbure

Palombe © Greta Garbure

Palombe © Greta Garbure

Les desserts fleurent bon la cuisine de grand-mère. Tu aurais dû venir, Blandine, regarde ce baba lui-même bien imbibé !

Baba au rhum © Greta Garbure

Baba au rhum © Greta Garbure

Les vins sont à leur prix, la sélection est limitée mais futée, de 15,50 à 77 €. Quelques jolis vins espagnols dont un toujours magnifique Alion en Ribera del Duero.

Charlotte et le coin cave © Greta Garbure

Charlotte et le coin cave © Greta Garbure

Alors vous voilà prévenus : ici, ça mange et ça parle fort ! Moi parfois, j’aime échanger des mots et des bouteilles avec la table d’à-côté. Et quand j’en ai envie, je vais chez Pilou. Vous l’avez compris, je ne suis pas objectif : c’est un ami et nous avons tous les deux l’amitié pour religion. Alors si vous aussi vous pratiquez cet intégrisme, à bientôt !

Blandine ne m’en voudra pas de laisser ici le rond de serviette de Greta Garbure bien qu’elle n’ait pas encore goûté cette cuisine de bistrot qu’elle affectionne ! Je sais qu’elle adorera(it) et l’endroit et la cuisine.

Rond de serviette

Patrick de Mari

PS : Ah, j’oubliais ! Pilou se fera un plaisir de vous préparer le gin tonic de votre choix : il collectionne les bouteilles de gin du monde entier et vous fera profiter de sa science des cocktails.

Chez Pilou
3, rue de l’Arralde
64200 Biarritz
Tél : 05 59 24 11 73

P’tit billet d’humeur

LES BRAS NOUS EN SONT TOMBÉS !

Un jour, par mail, une attachée de presse alerte Greta Garbure sur l’intérêt qu’il y aurait à découvrir les mérites d’un restaurant à Biarritz.
Ce genre d’invitation est habituel, parfois tentant, à cause du chef que l’on connaît déjà ou de la créativité présumée d’une cuisine méconnue, de la réputation naissante d’un établissement ou de l’envie de confirmer certaines impressions.

C’est une pratique que nous acceptons dans les limites que nous nous sommes fixées et que nous appelons, pompeusement mais respectueusement, notre « charte ».
Blandine l’a rédigée et publiée afin que les règles du jeu soient bien claires pour chacun :

https://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/

Des journalistes et blogueurs spécialisés seraient bien venus de s’en inspirer. Ça éviterait quelques comportements odieux et certaines menaces de chantage de part et d’autre !

Icône mail via Webtutoriaux.com

Aussi, Blandine s’extasia sur ce merveilleux hasard qui voulait qu’elle et moi soyons exceptionnellement réunis trois jours durant à Biarritz la semaine suivante !
Ah ben oui, mais non…!
Après de nombreuses tergiversations et circonlocutions, l’aimable attachée de presse nous révéla avec innocence que le but de sa démarche n’était pas tant que nous visitions ce restaurant et que nous testions sa cuisine mais seulement que nous disions le plus de bien possible de son « concept », de son « positionnement » et de je ne sais quoi encore…
Les bras et le reste (ptôse) nous en sont tombés !

Patrick de Mari

France

Renaissance du Regina Biarritz
Hôtel & Spa

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Un peu d’histoire

Il paraît qu’autrefois on appelait le Regina « le petit palace de Biarritz » ! Ça, c’était au temps où l’aristocratie européenne fréquentait les établissements de bains sur la plage, le casino et autres lieux de plaisance de la ville (destination qui avait été initiée avec la villégiature impériale de Napoléon III et d’Eugénie de Montijo au XIXe siècle). Période faste qui vit également pousser d’élégantes villas de tous styles comme des champignons.

Construit en 1906 sur un plateau dominant la mer, face au phare et à la Chambre d’Amour, le Regina — qui fut d’abord une succursale du Regina de Paris, ainsi baptisé en l’honneur de la reine Victoria — fut rapidement édifié (il ouvrit dès l’été 1907) et contenait au départ « 168 chambres offrant aux voyageurs tout le confort moderne, mais sans luxe inutile » (in La belle histoire des palaces de Biarritz, tome II, Marie d’Albarade, éditions Atlantica 2007). Un tourisme mondain qui souffrit du krach boursier de 1929, du nombre important de réfugiés espagnols qui fuirent le franquisme en 1936 et s’installèrent de l’autre côté de la frontière. La clientèle se fit alors surtout américaine et anglaise. Puis la seconde guerre mondiale arriva et il fut hélas transformé en casernement d’Allemands : « Fin 1944. L’hôtel n’est plus que l’ombre de lui-même » (opus cité) puisque même la verrière fut brisée.

Retapé à la fin des années 50, il subit ensuite différents aménagements et travaux, au gré des changements de propriétaires. Puis, en 1998, il devint « Hôtel Regina et du golf », puis « Mercure Thalassa Regina et du Golf » dans les années 2000.

La renaissance

Mais, le Regina avait un peu perdu son âme ! D’où appel à candidatures afin de redonner toutes ses lettres de noblesse à cet établissement. C’est NAOS GROUPE qui le remporta avec le projet audacieux de positionner le Regina dans l’hôtellerie haut de gamme. L’hôtel a donc fermé ses portes fin novembre 2013 pour une transformation en 5 étoiles, le pari étant, dans le cadre de la restructuration d’un patrimoine d’exception, de garder son cachet et son identité à ce lieu mythique. Et c’est fin juin qu’il a rouvert ses portes, les travaux titanesques ayant eu lieu en un temps record. Nous y étions conviés avec une vingtaine de journalistes !

Je passe rapidement sur le fait qu’une grève surprise bloqua les Parisiens — donc Bibi — 3 h à l’aéroport d’Orly et qu’au lieu d’être sur place pour le déjeuner, nous sommes finalement arrivés à bon port à l’heure du goûter, criant un peu famine. Mais malgré le timing serré, nous avons toutefois eu le temps d’en prendre plein la vue en voyant surgir le Regina : d’une blancheur immaculée, de forme pentagonale et surmonté de deux dômes, on le repère immédiatement depuis le front de mer et il faut dire ce qui est : il ne manque pas de majesté !

FRONT-MER-BIARRITZ

Puis, nouveau choc visuel en rentrant dans l’hôtel et en découvrant le superbe patio de près de 300 m2, surmonté de sa lumineuse verrière !

REGINA BIARRITZ-PATIO-1

Le patio

Bon, nous avons fait fi des mondanités et nous nous sommes d’abord sustentés avec les canapés initialement prévus pour un lunch auquel les « locaux » — dont Patrick — avaient déjà eu droit quelques heures plus tôt. Vite fait quand même, avant une conférence de présentation pendant laquelle nous prendrons le café. Elle a lieu sur une petite mezzanine au premier étage, juste-au-dessus du bar, ce qui nous permet d’admirer le beau volume de ce patio qui fait penser à un grand vaisseau et à ses coursives.

BAR-REGINA BIARRITZ

Le bar

Pascal Lemarchand (PDG de Naos Groupe), Christine Reverchon (Directrice de Marque Naos Hôtels), Georges Blanc (conseiller pour la carte du restaurant), Joëlle Guillemot (Omnisens, marque des produits de soin du Spa), Benoît Bayle, directeur du Regina, nous expliquent chacun leur rôle et la démarche globale pour que le Regina redevienne « le petit palace de Biarritz » !

De gauche à droite : Christine Reverchon, Joëlle Guillemot, Pascal Lenormand, Georges Blanc et Benoît Bayle © Greta Garbure

De gauche à droite : Christine Reverchon, Joëlle Guillemot, Pascal Lenormand, Georges Blanc et Benoît Bayle © Greta Garbure

La visite

Puis, visite de l’hôtel sur deux étages, le troisième étant privatisé. Toutes les chambres ont évidemment vue sur l’extérieur : la mer ou le terrain de golf. Nous déambulons donc dans une succession de chambres, de suites ou de suites junior, de style Art Déco, salles de bains comprises. Nous remarquons d’ailleurs que beaucoup ont une douche spacieuse plutôt qu’une baignoire. L’ensemble a un petit côté rétro qui ne manque pas de charme. D’ailleurs, appréciez :

                         REGINA BIARRITZ-SUITE JUNIOR 1                         REGINA BIARRITZ-SUITE JUNIOR 2

                                   REGINA BIARRITZ-SDB-2                                             REGINA BIARRITZ-SDB-1

                         REGINA BIARRITZ-SUITE JUNIOR 3                         REGINA BIARRITZ-SALON SUITE JUNIOR-4

                         REGINA BIARRITZ-SALON SUITE JUNIOR-3                         REGINA BIARRITZ-SALON SUITE JUNIOR-2

                         SUITE                         SUITE REGINA BIARRITZ-2

                              SUITE REGINA BIARRITZ-3                                   SUITE-REGINA BIARRITZ

L’apéritif

Mais l’heure de l’apéritif est venue ! Le temps de faire un brin de toilette et hop, rendez-vous sur la piscine ! Oui, oui, j’ai bien dit SUR la piscine et non autour ! Une piscine avec un fond qui se relève comme un chariot élévateur et qui s’ajuste au millimètre près à sa margelle : le raccord est parfait et l’on n’imaginerait jamais qu’on marche sur l’eau ! Allez champagne pour tout le monde !

Verres de champagne © Greta Garbure

Dîner au « numéro 1 by Georges »

Retraversons le patio qualifié de « couture » à cause des mannequins qui le jalonnent comme autant de témoins, et accédons au restaurant. Également dans le style Art Déco avec des tables disposées de telle manière que chacun est chez soi. Il y a aussi une petite terrasse.

PATIO COUTURE REGINA BIARRITZ-2

SALLE RESTAURANT REGINA BIARRITZ

TERRASSE RESTAURANT REGINA BIARRITZ

Par un heureux hasard, nous nous retrouvons à table avec Madame et Monsieur Michel Veunac, maire de Biarritz, ce qui nous vaut une soirée délicieuse.

Comme il s’agit du repas d’inauguration « presse et notables », Georges Blanc et la brigade du « Numéro 1 by Georges » (Pascal Clerc assisté de Sébastien Bredoux) ont mis les petits plats dans les grands. Trop, peut-être !

La brigade © Greta Garbure

La brigade © Greta Garbure

Jugez plutôt : 

Menu du N° 1 by Georges

Enfin, on ne va quand même pas se plaindre ! Surtout, on peut se réjouir qu’il y ait une nouvelle table de ce standing à Biarritz !

Huître creuse en gelée « Terre et mer » © Greta Garbure

Huître creuse en gelée « Terre et mer » © Greta Garbure

Chartreuse d'aubergine et poivron doux © Greta Garbure

Chartreuse d’aubergine et poivron doux © Greta Garbure

Br de ligne en marinière d'aromates au chardonnay © Greta Garbure

Bar de ligne en marinière d’aromates au chardonnay © Greta Garbure

Filet de bœuf © Greta Garbure

Filet de bœuf fondant aux condiments, riz basmati © Greta Garbure

Pêche blanche au jus de groseille et basilic, sorbet © Greta Garbure

Pêche blanche au jus de groseille et basilic, sorbet © Greta Garbure

Éclair Paris-Biarritz © Greta Garbure

Éclair Paris-Biarritz au caramiel sur un voile de chocolat noir © Greta Garbure

Les vins sont bien choisis : — Le jurançon est particulièrement sec et apéritif, les arômes de fruits exotiques et d’agrumes respectent leurs cépages. Bio. — Le viré clessé est un miracle de concentration et d’élégance, à la fois profond et onctueux, on a le beurre et la brioche en bouche. Peut-être le meilleur de son appellation. — Le château Peyrabon était… bon. Jurançon © Greta Garbure               Viré-Clessé © Greta Garbure               Château Peyrabon © Greta Garbure

Présent, Périco Légasse — dont nul n’ignore qu’il est basque d’origine — a d’ailleurs pris la parole au nom de tous les journalistes présents pour encourager la brigade.

Georges Blanc (à gauche), Périco Légasse (à droite), et… © Greta Garbure

Georges Blanc (à droite), Périco Légasse (à gauche), et… © Greta Garbure

Bon, nous ne vous parlerons pas du Spa ni du hammam qui étaient en cours de finalisation et que nous n’avons donc pas pu tester, mais jetons-y un petit coup d’œil quand même :

REGINA BIARRITZ-SPA

Spa

Hammam

Et nous ne vous parlerons pas non plus du golf qui a pourtant belle allure : visuel-golf-credit-CLAUDE-NORI

Fin de soirée

Alors, comment terminer cette journée ? Un petit armagnac au bar pour moi avec Périco, un petit dessert (léger !) en rab pour Patrick et… bonne nuit les petits ! Ah non, j’ai d’abord droit à un concert privé du maestro Patrick ! Concert privé © Greta Garbure Allez, il est temps d’aller au lit ! Notre chambre donne sur la galerie, elle ne va pas être trop difficile à rejoindre. Ce fut une bonne journée ! Passons maintenant une douce nuit !

Blandine & Patrick

Bonne table ou… évi-table ?

La Cabane à huîtres
Vente à emporter
et dégustation sur place

Biarritz, Pyrénées atlantiques

La cabane à huîtres

Voici une découverte comme on aime en faire !

Tout commence par un petit tour à la Halle aux Poissons de Biarritz — Hiri barneko merkatua — et comme une envie de déguster des huîtres vu qu’il est midi passé, ce qui est une heure plus que légitime pour prendre l’apéro… et que, justement, la tentation est à portée de main, à l’Écaillerie !

On s’offre donc une assiette de fines de claires avec un verre de vin blanc, rituel qui en sublime naturellement la dégustation !

Huîtres © Greta Garbure
Et puis on tape la discute avec le blond Marc Nopal… qui ouvre les huîtres plus vite que son ombre !

Marc Nopal (à gauche) © Greta Garbure

Beaucoup d’adresses « mythiques » où nous serions bien allés faire un tour sont fermées — pour beaucoup, fin juin, c’est la période des congés avant le rush estival ! — et nos estomacs commencent à crier famine.
Marc nous signale alors qu’avec son frère Jean, ils ont une cabane à huîtres en ville, où l’on peut déguster des assiettes avec les produits de la pêche du jour mis en scène façon cassolettes ! Banco ! Tout à fait ce qu’il nous faut !
Aussitôt dit, aussitôt fait !

Historiquement, la cabane à huîtres, c’est une maisonnette aménagée au bord de l’océan où l’on vient pour manger des huîtres, des coquillages, des crevettes, à déguster tels quels ou cuisinés simplement. Il n’en reste plus beaucoup d’authentiques sauf peut-être en Charente-Maritime où elles témoignent de la tradition ostréicole.

La plus urbaine cabane de Biarritz est néanmoins pimpante, tout en bois blond clair, et l’accueil du brun Jean Nopal (le frangin) on ne peut plus sympathique et souriant. Mais ce n’est rien à côté de la carte ! Courte mais épatante et appétente !

Jean Nopal © Greta Garbure

L'ardoise © Greta Garbure

Cassolettes © Greta Garbure
Nous choisissons des chipirons (9 €) — je n’ai pas souvent l’occasion d’en manger ! — et des kokotxas de merlu frites (9 €). La kokotxa, c’est la partie basse du menton du merlu en basque. Celles de morue sont également très bonnes.
C’est tout parce qu’on a déjà mangé des huîtres avant !
Eh bien les amis, on a fait bonne pioche !
Les chipirons sont justement cuits et la friture légère ! Un régal !

Cassolette de chipirons © Greta Garbure

Cassolette de kokotxas © Greta Garbure

Kokotxa frite © Greta Garbure

Maintenant, qu’est-ce qu’on boit ?

« Un albariño de Galice dans l’appellation d’origine « Rias Baixas » (4,50 € le verre, 25 € la bouteille). Avec ses arômes de pêche jaune et d’abricot, ce n’est sans doute pas le plus approprié sur nos cazuelas (légèrement dominateur, le bougre !) mais j’en avais envie ! J’aime souvent les vins de Galice. D’ailleurs, on en reparlera. »

Nos cassolettes et nos verres © Greta Garbure

Bref, la vie est belle et l’humeur joyeuse ! Nous reviendrons !

Addition payée

Blandine & Patrick

L’Écaillerie
Jean et Marc Nopal
Fruits de mer Halles centrales de Biarritz
Tél : 05 59 24 06 72
Plateaux sur commande.

L'écaillerie

L'écaillerie verso

La Cabane à huîtres
Jean et Marc Nopal
Vente à emporter et dégustation sur place
62, rue Gambetta
64200 Biarritz
Tél : 05 59 54 79 65
Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h 30 et de 18 h à 23 h

La cabane à huîtres verso

Bonne table ou… évi-table !

Le Bar-Bu
Café-brasserie
Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)

Le Bar-Bu

On pourrait croire que la dernière semaine de juin, la saison bat déjà son plein à Biarritz. Mais non ! Beaucoup d’établissements sont fermés pour congés. Des vacances prises avant la ruée estivale…

Aussi, ce ne fut pas si évident de trouver une terrasse pour nous poser et grignoter tranquillement un petit quelque chose pour le dîner ! Faut dire que pendant la Coupe du Monde de football, les bars à tapas montent le son de leurs écrans plats à fond la caisse pour que le plus grand nombre possible de supporters puissent en profiter..  Et croyez-nous, ils en profitent ! Debout et en vociférant à qui mieux mieux !
Par conséquent, nous avons évité quelques adresses habituellement plus conviviales pour nous rabattre au Bar-Bu, autrefois réputé comme bar à vins quand il s’appelait le Comptoir T. Mais la maison la joue désormais « jeun’s » !
Nous avons évité la salle bondée pour les raisons susdites et nous nous sommes installés sur les hautes tables en bois installées sur le trottoir.

Devanture du Bar-Bu © Greta Garbure C’est sympathique, il fait bon et l’ardoise bon enfant nous fait de l’œil.
À vrai dire, vu les plats proposés, il s’agit plus d’un bar à tapas que d’une brasserie. Mais c’est justement cela qui nous a tenté. Au passage, l’orthographe de « charcutailles » nous a fait sourire…

L'ardoise du Bar-Bu © Greta Garbure

Bon, où que je sois, je ne sais pas résister aux chipirons, et difficilement aux piments verts, qu’ils viennent d’Anglet, de Guernika ou de Padron ! On complète avec des couteaux persillés et, pour la curiosité avec un « cochon perdu ».

Le chorizo arrive en premier ! Le plat est rigolo — surtout pour des fans de cochon comme nous ! — mais les chorizos très décevants. On s’attendait à une sorte de pain perdu au chorizo, d’où notre déconvenue. À oublier !

Cochon perdu © Greta Garbure     Chorizo en barbecue © Greta Garbure     Brochette de chorizos © Greta Garbure

Couteaux et chipirons sont malheureusement totalement ratés à cause d’une cuisson trop prolongée, ce qui les rend caoutchouteux et secs alors que les produits seraient peut-être bons.

Couteaux grillés © Greta Garbure

Chipirons grillés © Greta Garbure

Quant aux piments, même peine : ils sont eux aussi trop grillés.

Piments de Guernika © Greta Garbure

Quel dommage !

Pour le choix des vins, oubliez toute ambition :
« — En blanc, j’ai un Gascogne ».
« — De chez qui, quelle année, quel cépage ? »
La mine se fait excédée ! Pffffff, ces clients qui ergotent sur ce qu’ils veulent boire, c’est insupportable. Manquerait plus, que pendant la Coupe du Monde de football, les verres ballons ne leur plaisent pas !
Eh bien non, ils ne me plaisent pas plus que le chardonnay des Landes qui a finalement accompagné le repas.

Verre de chardonnay © Greta Garbure

En conclusion, que dire sinon : « pourrait beaucoup mieux faire ! »
Allez, soyons indulgents ! Ils sont encore « en rodage ».
Et même si l’établissement est surtout fréquenté par des jeunes, espérons qu’ils prendront conscience que faire du bon n’est pas moins rentable que du tout-venant décevant !

Addition payée.

Blandine & Patrick

Le Bar-Bu 2

Le Bar-Bu
Café-brasserie
5, rue Gaston Larré
64200 Biarritz
Tél : 05 59 22 24 79