Tagué: Vœux

La chronique de Greta Garbure

1er Mai… 
ou Premiers mets !

Petits pois en cosses © Greta Garbure

Petits pois en cosses © Greta Garbure

Diou Biban, en dehors du fait que j’ai toujours trouvé suspect de ne justement pas travailler le jour de la Fête du Travail — paradoxale et facétieuse invention d’un fonctionnaire ? — et qu’en plus d’avoir un « nez » vulgairement racoleur que même un viognier n’oserait pas se permettre, avouez que le muguet, symbole du jour, c’est tout de même une infection rédhibitoire pour un gourmand !

Alors oui ! Vouons plutôt à nos « premiers mets » l’attention qu’ils méritent quand on est respectueux du calendrier, c’est-à-dire de la nature et de ses saisons. En nous souvenant que nous avons des devoirs et des engagements envers cette nature. Sans doute qu’alors nos vœux — et pas seulement de gourmandise — seraient exaucés !

Quelle charmante coutume en effet, pour un gourmand non perverti qui se nourrit encore en fonction des saisons et qui guette à l’étal la première morille, les premiers pissenlits, la première asperge, la première fleur de courgette, la première fraise, la première cerise, le premier abricot, la première pêche, etc. que de faire un vœu !
D’autant que le gourmand curieux ne se contentera pas de la première asperge mais… de la première asperge verte, de la première asperge blanche, de la première asperge violette, de la première asperge sauvage ! Quatre vœux au lieu d’un, rendez-vous compte !
Et que le gourmand raffiné ira encore plus loin puisqu’il goûtera quant à lui la première asperge de Vallauris, la première asperge des Landes, la première asperge du Val-de-Loire, la première cerise de Céret, la première cerise d’Itxassou, la première Burlat, la première « cœur de pigeon », la première Montmorency, le premier abricot Bergeron de la Drôme, le premier abricot rouge du Roussillon, la première poire Guyot, la première poire Passe-crassane, la première poire Conférence, la première clémentine de Corse, et j’en passe, des meilleures et des encore plus savoureuses. Car entre les variétés et les provenances, que de vœux en perspective !

Et puis, il n’y a pas que le cycle des végétaux.
Il y a aussi les plats : la première brouillade aux truffes, la première salade de pissenlits aux lardons, le premier agneau de lait rôti, la première omelette aux morilles, les premières cuisses de grenouilles sauce poulette, le premier navarin aux petits légumes printaniers, la première blanquette de veau (à l’ancienne), la première pomme de terre primeur vapeur, le premier chèvre frais, le premier tourteau mayonnaise, la première alose à l’oseille, le premier clafoutis, les premiers cocos de Paimpol au jus, la première confiture faite maison avec les abricots du verger (avec les amandes des noyaux), la première ratatouille (la vraie, celle qui se fait avec des légumes de plein été), la première poêlée de cèpes, la première Saint-Jacques juste snackée, la première huître Marennes-Oléron — et le gourmand curieux dégustera tous les numéros comme autant de nouveautés, il ne faut pas bouder son plaisir ! —, le premier gibier débusqué, la première daube des premiers frimas, le premier boudin après les tuailles de cochon, le premier cassoulet et ainsi de suite car c’est presque sans fin (mais jamais sans faim).

Pire, s’il a la gourmandise éclectique, le gourmand voudra aussi goûter les premiers ornithogales (à ne pas confondre avec les asperges sauvages), le premier beurre de printemps à goût de noisette (quand les vaches se sont remises à brouter de l’herbe), la première amande fraîche cueillie sur l’arbre, le premier ail rose de Lautrec (qu’il vaut mieux garder dans le bac à légumes du réfrigérateur plutôt qu’en orner le mur de sa cuisine), les premiers oignons doux des Cévennes, la première récolte de sel des marais de Guérande, de Noirmoutier ou de Camargue, la première salicorne, les premières mûres de ronces qui font la langue violette, les premiers pruneaux, la première mouture fraîche de poudre de piments d’Espelette, la première olive de Lucques, etc. Car le gourmand est insatiable (et non vorace). Et sa soif de goûter aux saveurs des nourritures terrestres est avant tout une soif de connaissance, de savoir.

Rappelons que le mot savoir découle du mot saveur et non l’inverse : https://gretagarbure.com/2012/12/02/la-chronique-de-greta-garbure-4/

S’il pousse son raisonnement jusqu’au bout, le gourmand perfectionniste n’hésitera pas non plus à faire un vœu chaque première fois qu’il entreprend de tester une nouvelle recette qu’il n’a encore jamais préparée auparavant : « son » premier pâté en croûte, « son premier gâteau de foies blonds », « son » premier lièvre à la royale, « son » premier canard à l’orange (aux oranges bigarades, comme il se doit), « sa » première garbure — bah tiens ! on n’allait quand même pas la zapper celle-là ! : https://gretagarbure.com/2014/11/21/plats-mythiques-33/ —, etc. etc.

Enfin, s’il est rusé, notre gourmand appliquera aussi ce jeu des découvertes aux vins ! Et même s’il n’est pas donné à tout le monde de boire « sa première Romanée-Conti » ou « son premier Château Yquem », la première coupe de champagne de l’année, le premier verre de chaque appellation (voire de chaque domaine), le premier rosé de l’été, le premier vin « bourrut » (avec des châtaignes), le premier coup de fendant suisse sont autant d’occasions de faire encore et toujours des vœux. Sans même parler du beaujolais nouveau (et là, j’espère que vous faites le même que moi !).

MAIS !
Car vous pensez bien qu’il y a un mais, Diou Biban !

Le vœu n’est pas un acte passif comme on le croit généralement !
Non, il ne s’agit pas seulement d’émettre un souhait, un désir et d’attendre ensuite que ça vous tombe tout rôti tout cuit… dans le bec ou dans l’assiette, comme lorsqu’on joue au loto.
Non, littéralement le mot vœu vient du latin « votum », lui-même issu de « vovere » qui signifie « vouer, promettre ».
Ce qui veut dire que chaque vœu suppose — en amont — une promesse, un engagement !
Eh oui chers gourmands, n’oubliez pas que derrière chaque vœu se cache une promesse !

Et que tout gourmand reconnaissant devrait faire une offrande, un bien nommé « ex-voto » (d’après le vœu) qui est le remerciement au vœu exaucé, conformément à ce qui a été souhaité.
On le voit, être un gourmand minutieux… c’est du boulot !

Et n’oublions pas non plus qu’accorder à ces mets la reconnaissance du ventre est bien le plus bel ex-voto, la plus belle offrande que le gourmand puisse faire aux gourmandises de bouche.

La chronique de Greta Garbure

2016, une année grandiose !

Diou biban, ça va être une année charnière 2016, c’est moi qui vous le dis !

Déjà, cette fin d’année, tout s’est accéléré :

D’abord, Greta Garbure a fêté ses 3 ans en novembre !
3 ans, plus de 1000 articles parus, plus de 1 000 000 de pages vues et un très joli succès d’estime auprès des professionnels !
Alors MERCI à tous d’aimer notre ton décalé, notre humour parfois borderline, notre gourmandise jamais rassasiée, nos coups de cœur et nos coups de gueule, nos parti-pris, nos critiques toujours argumentées, notre entêtement à défendre les appellations culinaires et les recettes de notre patrimoine mais aussi le vin, injustement frappé d’anathème dans notre pays.
En 2016, nous allons aussi développer notre rubrique Évasion pour vous faire profiter au mieux  de nos balades, de nos découvertes, vous parler plus de produits régionaux et de tout ce qui fait la quintessence de nos terroirs.

Parce que WWW.GRETAGARBURE.COM,
c
‘est le Web Magazine du goût, des lettres et des saveurs !

Alors si vous nous aimez, n’hésitez pas : likez, partagez, commentez, parlez de nous et surtout… CONTINUEZ À NOUS LIRE !

Oui, merci de nous encourager à poursuivre notre aventure sur le net parallèlement à nos autres travaux d’écriture. Parce que nous en formions le vœu l’an dernier pour notre deuxième anniversaire — tout est là (on vous parle même de nos ratages du début)  : https://gretagarbure.com/2014/11/13/la-chronique-de-greta-garbure-34/ — mais ça y est, c’est fait : NOTRE PREMIER LIVRE ÉCRIT ENSEMBLE EST PARU ! Il s’appelle COCHONNERIES EN TOUS GENRES et il s’agit de 28 nouvelles charcutières. En un mois, il a déjà suscité l’engouement de nombreux lecteurs et de la presse.
Nous avons même eu un papier dans Le Monde — https://gretagarbure.com/2015/12/25/tout-frais-pondu-15/ — s’il vous plaît ! Et ça ne fait que commencer ! Car notre agenda est déjà bien rempli pour le début de l’année : interviews, signatures, Salon du Livre à Paris, Foire au jambon à Bayonne (manifestation où Cochonneries en tous genres sera le livre officiel) !

Et puis, n’hésitons pas à vous l’annoncer : nous avons déjà 2 livres éditorialement programmés pour 2016 : un livre de cuisine très spécial (n’en disons pas plus pour l’instant !) et un second livre de nouvelles sur un thème très différent. Car notre tandem ne s’arrête jamais et nos cerveaux sont toujours en ébullition !

C’est donc avec beaucoup de joie, d’espoir et d’enthousiasme que nous vous présentons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année très prometteuse !

Les trois petits cochons © Greta Garbure

Les trois petits cochons © Greta Garbure

Un p’tit goût de revenez-y !

1er Mai
ou
Premiers mets ?

Fleurs de courgettes © Greta Garbure

Fleurs de courgettes © Greta Garbure

D’accord, le muguet, ça porte bonheur.
Mais c’est toxique et ça pue.
Donc, ça fait pas bon ménage avec la cuisine.

Alors qu’en goûtant des mets pour la première fois,
on peut faire des vœux, même de bonheur !
C’est bien aussi.

Des vœux qui ne sont pas si anodins que ça.
Si vous voulez savoir pourquoi… lisez donc la chronique de Greta Garbure
en cliquant ici :

https://gretagarbure.com/2013/05/01/la-chronique-de-greta-garbure-11/

Bonne dégustation !

Blandine Vié

Chocolat show

Chocolats personnalisés


GG en chocolat
La Saint-Valentin se profile bientôt dans la chronologie des fêtes calendaires gourmandes programmées, juste après les crêpes de la Chandeleur et juste avant les beignets de Mardi-Gras.

Et même si cette fête ne nous séduit pas vraiment Patrick et moi, en raison de son caractère commercial très ostentatoire — d’ailleurs nous vous réservons une ineffable surprise ce jour-là ! — nous respectons bien évidemment la liberté de tout un chacun de la fêter ou pas.
Et puis faut bien que les chocolatiers et les fleuristes gagnent leur vie !

Surtout, nous pensons que dans la vie, il peut y avoir TOUS LES JOURS des occasions de se faire des petits cadeaux, Saint-Valentin ou pas !
Qui n’a pas son calendrier personnel où cocher les anniversaires, les fêtes et autres événements à ne pas oublier ?
Et quoi de mieux qu’un cadeau personnalisé ? Avec un petit mot. D’amour ou pas…

Dis-moi oui

D’autre part, les amateurs de chocolat sont nombreux !
C’est pour ça que nous louons l’initiative de « Jadis et Gourmande », chocolaterie qui a eu la judicieuse idée de fabriquer des chocolats en forme de lettres. Pour composer des mots. Ce qui plaît aussi à l’auteur que je suis !

Alors évidemment, si vous souhaitez écrire la « Déclaration des Droits de l’Homme », il va falloir commencer par trouver une boîte assez grande !
Mais pour un billet doux, un prénom, un merci, un aveu, une demande, une date de naissance, de baptême, de mariage, noces d’or, etc., n’est-ce pas une attention charmante ?
Tiens, je me demande si ce ne serait pas aussi une bonne idée pour faire la promotion d’un prochain livre : juste le titre !
Ou encore pour présenter vos vœux !
Il est protocolaire de le faire pendant tout le mois de janvier et la livraison est assurée en 48 h !

CP NEW 5 SIGNES neutres BDC & DRG

Question gourmandise, les chocolats sont fabriqués avec du pur beurre de cacao et du chocolat de couverture à 71% de cacao.
Le support des lettres est fait d’une couche de praliné surmontée d’une couche de gianduja et la lettre qui y est apposée est moulée en chocolat noir.

Intérieur des chocolats

Tous les renseignements et prix sur le site.

Blandine Vié

Jadisetgourmande
  Chocolatier, Paris
http://www.jadisetgourmande.fr
Également disponible dans les 5 boutiques parisiennes.
Livraison sous 48 h.
Love me tender