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Nos mille-feuilles (nos feuilletages de la semaine)

Venise
gourmande et créative

Enrica Rocca

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Voici un livre qui ne pouvait pas échapper à mon attention sinon à ma vigilance vu mon amour pour la cuisine italienne. Et disons-le tout de suite : c’est un un très beau livre ! Visuellement d’abord à cause des magnifiques photos de Jean-Pierre Gabriel mettant en scène la verrerie de Murano qui sait aussi se faire vaisselle : coupes, assiettes, plats. On est sous le charme rien qu’en regardant la couverture ! Ce livre est en effet une ode au verre de Murano.
Comme le dit si bien Pierre Rosenberg, membre de l’Académie Française, Président honoraire du musée du Louvre qui a préfacé l’ouvrage : « Murano, ce fut, c’est encore, ce sera longtemps l’industrie du verre, l’artisanat du verre, l’art du verre dans son extraordinaire variété, dans sa stupéfiante vitalité, dans son épuisable inventivité. » 
Et puis Venise est un lieu mythique qui fait fantasmer !

Mais passons aux recettes.

Ça commence évidemment par l’apéritif donc, à tout seigneur tout honneur, au spritz dont nous vous disions déjà tout ici : https://gretagarbure.com/2016/07/02/les-mots-des-mets-6/. Au spritz et à tout ce qui tourne autour, notamment les tramezzini (petits sandwichs), mot inventé par le poète Gabriele d’Annunzio pour remplacer le mot anglais. Dans les années soixante, le tramezzino était reconnu comme le parfait accompagnement du spritz.

Dans le chapitre des Antipasti (Hors d’œuvre), la part belle est faite aux fruits de mer et aux céphalopodes — la couverture nous le rappelle — car Venise est aussi l’un des plus importants ports d’Italie avec plus de 30 millions de tonnes de marchandises y transitant chaque année, comme on peut s’en rendre compte au marché de Venise.

Au marché de Venise © Greta Garbure

Au marché de Venise © Greta Garbure

Jugez plutôt : insalata di mare (salade de la mer), insalata di polpo (salade de poulpe, en couverture du livre), petits calamars et petites seiches, couteaux, crevettes, moules, araignée, crabes mou, crevettes grises, etc.

Au chapitre des Primi piatti (Premiers plats ou Entrées), vous découvrirez les gnocchi aux pommes de terre à la sauce tomate, la pasta fresca (les pâtes fraîches), il vero risotto (le vrai risotto), les bigoli (macaronis), les spaghetti, les risotti variés, la soupe de poisson au safran, les pasta et fagioli (pâtes et haricots borlotti), une recette que j’affectionne particulièrement depuis que j’en ai mangé dans une trattoria de Rome nichée dans une ruelle du Trastevere.

Le chapitre suivant nous parle des Secondi piatti (plats principaux ou plats de résistance) et des plats traditionnels que sont les poissons — toujours — : fritto misto con verdure (friture mixte de poissons et légumes), filets de saint-pierre, salade au thon mais aussi carpaccio dont nous vous avons déjà narré l’étrange histoire : https://gretagarbure.com/2012/11/28/les-mots-des-mets-la-saveur-cachee-des-mots/
Vous y trouverez aussi  des recettes de polenta aux petits oiseaux, de pintade, de canard (sauvage) farci — il y a une tradition de chasse au canard dans la lagune vénitienne —, de lapin aux artichauts, de polpette (boulettes), de porc à la casserole, de foie à la vénitienne, d’animelle fritte (à traduire par « ris de veau » et non pas par « animelles » comme en français, mot qui lui, correspond aux testicules de mouton).
L’auteur prône les volatiles sauvages mais en ce qui concerne les pintades, j’ai des doutes, la pintade domestiquée étant déjà extrêmement facétieuse (et bruyante), n’hésitant pas à grimper dans les arbres pour échapper à ses poursuivants.

Un chapitre est également consacré aux Contorni (garnitures) avec une salade de « castraure » (petits artichauts violets), une peperonata (poivronnade) jamais aussi bonne qu’avec des fusilli (pâtes torsadées), de la zucca (citrouille), du radicchio (salade rouge de Trévise), des petits oignons à l’aigre-doux, des tegoline (haricots verts), des melanzane al funghetto (aubergines traitées comme des cèpes), un grand classique de la cuisine italienne que l’on prépare sans tomate à Venise où les aubergines sont longues, fines et de couleur violet clair, et enfin la polenta que l’on préfère blanche à Venise.

Enfin, comme il se doit, le dernier chapitre est voué aux Dolci (Desserts). Se succèdent donc les recettes des zaeti (biscuits à la farine de maïs), des beignets à la vénitienne, des galani (ailes d’ange), de la crème frite, du tiramisù dont nous vous livrions tous les secrets ici : https://gretagarbure.com/2013/02/16/les-mots-des-mets-la-saveur-cachee-des-mots-8/, de la crème fraîche glacée, des bussolai e esse (biscuits secs à la consistance et à l’arôme très particuliers), des bussolai forti di Murano (gâteaux très sucrés au chocolat, fruits confits, pignons, rhum et poivre blanc), très populaires dans la lagune, et du sgroppino (sorbet au prosecco et à la vodka).

Bon, vous savez que je suis pointilleuse alors malgré mon engouement pour ce livre, je vais tout de même faire quelques petites remarques :
— Il est mentionné dans le livre que l’apérol (amer du groupe Campari) titre 11°. Effectivement faiblement alcoolisé à l’origine, en raison de l’envolée du spritz qui a pratiquement détrôné tous les autres apéritifs sur le marché français ces dernières années, en 2012 le groupe Campari a décidé de le passer à 15° afin qu’il puisse se positionner dans la catégorie des spiritueux (qui démarre à 15°).
— Étant donné le « parrainage » prestigieux de Pierre Rosenberg, de l’Académie Française, j’aurais aimé que quelques petites fautes (d’ailleurs peut-être dues à une traduction) ne figurent pas dans ce livre : l’emploi de « frigidaire » (qui est une marque) au lieu de réfrigérateur (recettes de la mayonnaise et du fritto misto), de « cuillère » au lieu de cuillerée (dans toutes les recettes) et du verbe « apporter » plutôt qu’amener (recette du carpaccio). Sans parler de « spezzatino » (coupé en morceaux) traduit un peu hâtivement je trouve par goulash. Je sais, je pinaille mais…

Il s’agit en tout cas d’un beau livre à ranger dans sa bibliothèque. Reste à savoir où : au rayon livres de cuisine ou au rayon bouquins d’art ?

 Blandine Vié

Venise gourmande et créative
Enrica Rocca
photographies Jean-Pierre Gabriel
Préface Pierre Rosenberg
Éditions des Falaises
Prix : 29 €

Les mots des mets

Quand le Spritz fait des infidélités
au Campari et à l’Aperol !

Le Spritz est un un cocktail né à Venise.  Il se compose de Campari en version bitter ou d’Aperol en version dolce, de vin blanc pétillant — généralement du prosecco — et d’eau de Seltz. Fait au Campari, le spritz a une couleur rouge vif et est plus alcoolisé. Fait à l’Aperol, il est plus doux et plus orangé. On peut encore y ajouter une olive verte et une rondelle d’orange (qui peut-être sanguine) ou de citron. En Italie, il existe aussi une version moins connue préparée avec du Cynar, amer italien à base d’artichaut. Le dosage et la composition varient d’un établissement à l’autre, bien que la recette officielle de l’International Bartenders Association préconise 4 cl de bitter, 6 cl de prosecco et une lampée d’eau. Mais certains barmen n’hésitent pas à remplacer le prosecco par du champagne.

Spritz © Greta Garbure

Spritz © Greta Garbure

De Venise, le spritz s’est propagé dans le nord de l’Italie puis, avec la mode de la mixologie, il a gagné la France où il est devenu l’un des cocktails les plus populaires.
Mais comme chaque fois en cas de succès, on copie, on interprète, on décline !
C’est ainsi que des barmen français ont d’abord imaginé de remplacer le Campari ou l’Aperol par un amer traditionnel français : la gentiane, donc des marques comme Salers, Avèze ou Suze.
Jusque-là, on reste dans la tradition même si on la revisite. 
Cependant, des spritz nouveaux fleurissent, très infidèles à la recette initiale. Surtout quand il s’agit de corriger l’amertume par une liqueur sucrée alors que c’est justement cette note amère qui apporte le fraîcheur au cocktail. Par exemple, Suze prône un cocktail qui conjugue la gentiane et du sirop de pêche blanche !

Suze Spritz

Mais certains vont plus loin encore en créant des cocktails avec des vins ou alcools qui n’ont rien d’amer. Comme par exemple l’Institut des Vins du Douro et de Porto qui a créé un cocktail à base de porto rosé baptisé « Spritz de porto » !

Spritz de Porto

Spritz de Porto

Alors, peut-on parler de trahison ou de n’importe quoi ?

Eh bien, en fait non, pas stricto sensu si l’on s’intéresse à ce que que signifie exactement le terme « spritz ». Je vous raconte l’histoire ?

Au XIXe siècle, les Autrichiens avaient des vues sur Venise, ville à la position stratégique qu’ils tentèrent d’investir à plusieurs reprises. Or, quand les soldats autrichiens s’arrêtaient boire dans les tavernes, ils étaient rebutés par le taux d’alcool du vin. Ils prirent alors l’habitude de demander que l’on « asperge » ces vins d’eau. Et c’est de ce geste — spritzen en allemand — qu’est né le spritz, alors composé de vin blanc et d’eau gazeuse. Cet usage est d’ailleurs toujours pérenne à Trieste, avec du vin rouge ou du vin blanc, de même qu’en Europe centrale, dans les pays ayant connu la domination autrichienne (Roumanie, Moldavie, Hongrie) pour le vin blanc, comme nous l’apprend Wikipédia.

Quant au cocktail spritz, il est apparu au début du XXe siècle, avec la naissance des amers à base de racines et d’écorces d’agrumes mais aussi de l’eau de Seltz.

Blandine Vié

Bonne table ou… évi-table ?

  Café Martini

Restaurant italien
Paris 4e

Devanture

 

J’y étais déjà allée boire un verre avec un ami car le lieu s’y prête bien. Mais sans me souvenir du nom de l’enseigne. Ou plutôt en me rappelant qu’on pouvait y grignoter une plancha de charcuterie ou de fromages (le comptoir réfrigéré est appétissant) mais pas qu’on pouvait y faire un vrai repas.
Jolie surprise donc que la découverte de ce restaurant italien niché juste derrière la place des Vosges.

Nous y avons déjeuné au mois de mai et, malgré le dicton, le fond de l’air était encore frais. Mais il fait toujours assez beau pour boire un spritz à l’apéro même si on oublie de le prendre en photo parce qu’on regarde le cadre sous toutes les coutures et qu’on louche sur les charcuteries et les fromages.

Un coin de la salle © Greta Garbure

Un coin de la salle © Greta Garbure

Face à la rue © Greta Garbure

Face à la rue © Greta Garbure

La trancheuse et la salumeria

La trancheuse et la salumeria

La vitrine de charcuteries et de fromages © Greta Garbure

La vitrine de charcuteries et de fromages © Greta Garbure

D'autres charcuteries © Greta Garbure

D’autres charcuteries © Greta Garbure

Fromages © Greta Garbure

Fromages © Greta Garbure

Lard et fromages © Greta Garbure

Lard et fromages © Greta Garbure

En revanche, nous avons immortalisé la finocchiona, une saucisse au fenouil dont nous ferions bien notre ordinaire.

Finocchiona © Greta Garbure

Finocchiona © Greta Garbure

Mais il est temps de se sustenter avec du plus consistant. Faisons donc notre choix :

          Carte du soir          Formule du midi          Ardoise du déjeuner

Nous optons pour la formule du déjeuner mais avec une entorse pour l’entrée : Patrick choisit les « gamberoni in saor » (à la vénitienne aux oignons confits à l’aigre-douce) et moi le « tortino di polpo, di patate et di olive taggaschie » (olives réputées de Taggia dans la province d’Imperia). Les brochettes sont somptueuses et heureusement que nous partageons sinon j’aurais été jalouse ! Petite note d’originalité : la brochette est en réalité un spaghetti que l’on peut consommer. Les oignons sont sublimes. Le gâteau de poulpe, pommes de terre et olives est plus roboratif mais tout aussi séduisant.

Brochette de gamberoni aux oignons confits © Greta Garbure

Brochette de gamberoni aux oignons confits © Greta Garbure

Le spaghetti magique © Greta Garbure

Le spaghetti magique © Greta Garbure

L'oignon rouge comme une œuvre d'art © Greta Garbure

L’oignon rouge comme une œuvre d’art © Greta Garbure

Gâteau de poulpe, de pommes de terre et d'olives © Greta Garbure

Gâteau de poulpe, de pommes de terre et d’olives © Greta Garbure

Pour les plats du jour, chacun le nôtre : « Spaghetti alla marinara »  (marinière de coquillages) pour Patrick et « vitello tonnato » qui me rappelle mes années en Lombardie pour moi.  Le vitello tonnato est très bon mais la sauce au thon n’y joue que le rôle d’un condiment alors qu’en Italie elle nappe la préparation, donc petite déception mais simplement due à la confrontation de mes souvenirs. Nostalgie quand tu nous tiens ! Quant aux spaghetti, ils sont bien garnis mais nous les aurions aimé avec un peu plus de peps.

Gâteau de poulpe, de pommes de terre et d'olives © Greta Garbure

Gâteau de poulpe, de pommes de terre et d’olives © Greta Garbure

Vitello tonnato © Greta Garbure

Vitello tonnato © Greta Garbure

Pour le dessert nous avons testé le tiramisu et Patrick n’a pas résisté au panettone en pain perdu accompagné d’une glace au yaourt. De quoi nous donner envie de venir goûter ici tous les jours !

Panettone en pain perdu © Greta Garbure

Panettone en pain perdu © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Sur ce menu très plaisant, nous avons bu un pinot grigio très agréable du dernier millésime 2015, c’est-à-dire un enfant sage qui a su se tenir à sa place sans se faire remarquer pour de mauvaises raisons, mais bien aromatique quand même sur les agrumes.

Pinot grigio Specogna 2015 © Greta Garbure

Pinot grigio Specogna 2015 © Greta Garbure

Et bien sûr, un café à l’italienne !

C’est donc une escale très plaisante que ce Café Martini tenu par Alexandre Degli Esposti dont la famille est bolognaise (c’est sa grand-mère qui a créé PastaVino rue de Buci). Actuellement, la cuisine est élaborée par Antonella Rossi. En tout cas, après cette première expérience, nous ne manquerons pas d’y revenir dîner un soir pour savoir si Greta Garbure y laisse son rond de serviette.

Voir les prix sur la carte et les ardoises, en cliquant sur les photos.

Invitation d’un attaché de presse.

Blandine & Patrick

Café Martini
11, rue du Pas de la Mule
(Place des Vosges)
75004 Paris
Tél : 01 42 71 59 73

M° Bastille
Ouvert du lundi au vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 17 h à 2 h.
Samedi de 12 h à 2h et dimanche de 11 h à 17 h.

Bonne table… ou évi-table ?

 Les Amis des Messina

Trattoria sicilienne, bottega, glacier, épicerie fine, crus italiens
Paris 2e

Les Amis des Messina

Voilà une adresse que j’ai découverte en coup de vent. Invitée par une attachée de presse (sur le conseil d’une autre) à fêter le premier anniversaire de la maison en novembre dernier, je n’y suis passée que rapidement, pour faire connaissance, car le même soir avait lieu la sortie de la « Ficelle Saint-Pourçain » où j’étais attendue. Et encore, je n’y ai fait un saut que parce que les deux événements avaient lieu (presque) dans le même quartier. Mais… coup de foudre immédiat ! D’abord pour le lieu, puis pour l’ambiance, et pour tous les jolis produits aperçus. Un spritz plus tard, j’étais partie en m’étant promis de revenir.

Spritz © Greta Garbure

Spritz © Greta Garbure

Ce fut chose faite en janvier en compagnie des deux attachées de presse dont je cause plus haut, avec lesquelles j’ai picoré quelques assiettes. Mais j’aimerais d’abord vous parler d’Ignazio Messina, sicilien ayant débarqué à Paris à l’âge de 18 ans et ayant ouvert son premier restaurant à 25 ans, rue du Faubourg Saint-Antoine, puis plus tard rue Réaumur, il y a donc un peu plus d’un an. Petite précision, le restaurant s’appelle « Les Amis DES Messina »… et non de Messina. Car il s’agit du nom de famille d’Ignazio et non de la ville éponyme de Sicile, d’autant qu’il est originaire de Cefalu où j’ai eu l’occasion d’aller quand il était encore « bambino ». Un bambin qui mène aujourd’hui sa barque de main de maître.

Ignazio Messina

Ignazio Messina

C’est une adresse où l’on ne peut guère passer le décor sous silence, très original. C’était autrefois un magasin de modélisme plein de coins, de recoins, de rabicoins et d’encoignures et Ignazio a su tirer parti de cette configuration pour ménager plusieurs espaces aux ambiances différentes mais toutes pleines de charme et de gaieté. Comme le prouvent ces images :

               La grande salle               Entre les deux salles

               Un coin de la salle               Salle attenante à la grande salle

               Petit comptoir               Le bar et son comptoir

Le plan de dressage © Greta Garbure

Le plan de dressage © Greta Garbure

Et ce n’est pas tout car en avril, il a racheté le local mitoyen pour en faire un corner glaces et pâtisseries au rez-de-chaussée (on mange beaucoup de glaces en Sicile) et une cave — le chais — en sous-sol qui se décompose en une vraie cave à vin, une cave à charcuterie, un bar et une table d’hôte.

               Le corner glaces © Greta Garbure               La carte des glaces et pâtisseries © Greta Garbure

                                 La cave voûtée © Greta Garbure               Charcuteries dans la cave © Greta Garbure

Les jolis lustres de la cave © Greta Garbure

Les jolis lustres de la cave © Greta Garbure

Un lieu super convivial, donc !

Il est temps de passer à table où l’on peut choisir de déguster de petites assiettes d’antipasti « a schiticchiata » (ce que l’on pourrait traduire librement par « à picorer entre amis lors d’une petite virée ») ou préférer une courte carte de cuisine familiale. Tout est fait maison à la minute avec de superbes produits que l’on a envie d’acheter — ça tombe bien… on peut ! — avant de rentrer chez soi : anchois magnifiques, huile d’olive remarquable, charcuteries et parmesan, pâtes, riz, etc. Regardez et salivez.

Burrata et légumes à l'italienne © Greta Garbure

Burrata et légumes à l’italienne © Greta Garbure

Tomates, cœurs d'artichaut, olives, parmesan © Greta Garbure

Tomates, cœurs d’artichaut, olives, parmesan © Greta Garbure

Poivrons © Greta Garbure

Poivrons © Greta Garbure

Salade d'oranges © Greta Garbure

Salade d’oranges © Greta Garbure

Superbe plat de jambon italien © Greta Garbure

Superbe plat de jambon italien © Greta Garbure

Et continuons avec quelques plats de cuisine comme on pourrait les déguster à la table d’une mamma sicilienne :

Rigatoni au saumon © Greta Garbure

Rigatoni au saumon © Greta Garbure

Pâtes à l'encre de seiche © Greta Garbure

Pâtes à l’encre de seiche © Greta Garbure

Pour clore ce repas fort sympathique, nous avons goûté quelques desserts dont le désormais célèbre gâteau à la courgette de la maman d’Ignazio : Angela Messina.

Le gâteau aux courgettes de la mamma Angela Messina

La part de gâteau de courgette servi avec de la crème © Greta Garbure

La part de gâteau de courgette servi avec de la crème © Greta Garbure

Gâteau aux carottes © Greta Garbure

Gâteau aux carottes © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Et sur tout ça, nous avons bu un excellent rouge sicilien au bouquet intense, avec des arômes de fruits rouges et de vanille, rond avec une finale élégante et persistante : un paccamora 2014 (syrah) de la région de Marsala.

Paccamora, vin sicilien © Greta Garbure

Paccamora, vin sicilien © Greta Garbure

La carte

Il va sans dire que Greta Garbure laisse ici son rond de serviette.
Patrick, tu sais ce qui t’attend à ta prochaine venue à Paris !       Rond de serviette GG petit

Invitation d’une attachée de presse.

Les Amis des Messina
81, rue Réaumur
75002 Paris
Tél : 01 42 61 13 73
Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 22 h 30
Site : http://www.lesamisdesmessina.com

Blandine Vié

Bonne table… ou évi-table !

AL DENTE

Restaurant italien
Paris 7e

Façade Al Dente

Façade Al Dente

Vous le savez déjà si vous êtes l’un de nos fidèles lecteurs, j’ai eu une tranche de vie italienne dont je garde d’excellents souvenirs gourmands. C’est assez dire que je suis toujours partante pour tester un « Italien ».

« Al Dente » se trouve dans le 7e arrondissement de Paris, dans le quartier des ministères et se situe donc d’emblée dans les « Italiens » chics fréquentés par une clientèle dans l’aisance. Le décor est sobre et design — gris, rouge et noir — mais sans les excès du design milanais parfois un peu trop d’avant-garde, en tout cas pour y prendre des repas en toute sérénité.

Salle

Autre de vue de la salle

Ce que l’on remarque en premier, c’est l’efficacité qui règne au niveau du service. Ça ne chôme pas !

Pour bien commencer, impossible de résister au « spritz », cet apéro vénitien auquel nous avons déjà fait allusion et que Patrick et moi apprécions particulièrement. Petit moment de détente qui nous permet de choisir tranquillement ce que nous allons manger.
Et comme nous nous amusons d’un rien, nous trouvons rigolo que Patrick se soit habillé raccord avec les chaudes tonalités dudit breuvage, ne négligeant même pas d’avoir un stylo assorti !

Patrick raccord avec les tonalités su spritz ! © Greta Garbure

Patrick raccord avec les tonalités du spritz ! © Greta Garbure

Les entrées nous séduisent au premier coup d’œil et nous trouvons très maligne la possibilité de les commander en solo ou à partager. Pour nous, ce sera un « Fritto misto de calamars, gambas et éperlans (12,80 € en solo, 18,90 € en duo) et, comme rien ne nous fait peur, telle une grosse cerise sur le gâteau, nous commandons aussi une « Burrata pugliese, tomate cerise et basilic » (14,30 € en solo) car nous avons envie de la goûter et que c’est un test imparable chez les « Italiens ».

Fritto misto de calamars, gambas et éperlans © Greta Garbure

Fritto misto de calamars, gambas et éperlans © Greta Garbure

Burrata pugliese, tomates cerise et basilic © Greta Garbure

Burrata pugliese, tomates cerise et basilic © Greta Garbure

Disons-le tout net, la friture est somptueuse, légère, goûteuse, chacun des éléments qui la composent étant cuits à la perfection. Quant à la burrata, bien que très qualitative, elle aurait peut-être demandé à être émoustillée par un filet d’anchois qui, par contraste, aurait mieux mis en valeur sa crémosité.

L'ardoise des plats du jour © Greta Garbure

L’ardoise des plats du jour © Greta Garbure

Pour le plat, je me décide — après moults atermoiements — pour un grand classique : des « Spaghetti alle vongole (palourdes) » (21,60 €). Patrick choisit plutôt un plat sur l’ardoise du mois :  des « Tagliatelle au ragoût d’agneau  » (22,70 €). Mes spaghetti sont « à la chitara », c’est-à-dire de section carrée car non pas filés mais découpés à l’aide d’une sorte de grille appelée chitara (guitare). Cela leur donne un beau volume en bouche et une mâche plus gourmande que des spaghetti filés. Les palourdes sont délicieuses et le jus subtil. Patrick semble un peu déçu par ses tagliatelle — trop plat de ménage à son goût — mais c’est de ma faute, j’aurais dû lui expliquer qu’en Italie un « ragù » est une sauce longuement mijotée, à base de viande mais pas avec une vraie garniture de viande. C’est tout de même très bon.

Spaghetti alle vongole (palourdes)

Spaghetti alle vongole (palourdes)

Tagliatelle au ragoût d'agneau © Greta Garbure

Tagliatelle au ragoût d’agneau © Greta Garbure

Sur ces plats, nous avons bu des vins au verre et c’est peut-être là que le bât blesse car si la carte des vins italiens est très belle et très diversifiée et qu’il y a quelques vins français (assez peu), au verre (12 cl : 5,60  €) ou à la carafe (25 cl : 9,70 €, 46 cl : 16,8 cl) le choix est réduit à la portion congrue : un vin des Abbruzzes (en blanc, en rosé ou en rouge) qui se laisse boire mais sans nous ébouriffer.

Vient le moment du dessert où, oh surprise, je découvre avec joie un « Baba au limoncello » (11 €) qui a tout de suite mes faveurs. Plus sage (pour une fois), Patrick se « contente » d’une « Glace straciatella et caramel » (maison Pozzetto, 9,30 €).

Baba au limoncello © Greta Garbure

Baba au limoncello © Greta Garbure

Glace stracciatella et caramel © Greta Garbure

Ouvert depuis 9 ans par Sylvain Lindon (oui, oui, le frère de l’autre !) et son épouse Marie, « Al Dente » s’est taillé une jolie réputation dans le quartier, avec une clientèle d’hommes d’affaires au déjeuner et plus familiale au dîner, sans oublier quelques célébrités qui habitent le quartier. Les produits sont bons, les cuissons justes, les plats équilibrés, de quoi satisfaire une clientèle pas extraordinairement experte mais exigeante.
Mentionnons que la carte propose aussi un petit choix de carpaccios (entre 14, 5 et 18,5 €) et une belle déclinaison de pizzas (une dizaine entre 12,9 et 16,5 €).

Allez, un café à l’italienne et Ciao !

Carte 35/40 € hors boissons.

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine et Patrick

Al Dente
38, rue de Varenne
75007 Paris M° Varenne
M° Rue du Bac

Tél : 01 45 48 79 64
Site : http://www.restaurantaldente.com

Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h 30
et de 19 h 45 à 22 h 45