Traditions, us et coutumes

À Pâques, on ne mange pas
que des œufs en chocolat !

Omelette baveuse en fin de cuisson © Greta Garbure

Tradition toujours pérenne dans certaines régions, elle est en tout cas fort sympathique d’autant que, bonne fille, l’omelette peut se fourrer avec nombre d’ingrédients gourmands : lardons bien sûr, mais aussi herbes printanières, asperges sauvages ou vertes, escargots, boudin, etc. etc.

Mais savez-vous le pourquoi cette tradition et pourquoi justement à Pâques ?

Non ? Pas encore ?

Alors, si vous êtes curieux, c’est ici :
https://gretagarbure.com/2014/04/18/traditions-us-et-coutumes-13/

BOn week-end de Pâques !

Blandine Vié

Nos mille-feuilles (nos feuilletages de la semaine)

COMBILOVE

Un art de vivre

Le Combi est la voiture de la liberté. Freedom comme dit la génération des sixties qui a été la première à l’utiliser. Un van exactement. Et en tant que tel, il séduit depuis plus de 65 ans, toutes classes sociales confondues.
« Il est à la fois symbole de communauté et de la liberté. Il nous permet de lever l’ancre pour atteindre la destination de nos rêves, quelle qu’elle soit. » comme nous le rappelle l’introduction.

On l’aura compris, ce très bel ouvrage s’adresse aux mordus du bus VW Type 2 (modèles T1 ou T6), le premier van de l’histoire de l’automobile, véritable étendard de la liberté. Oui, je sais, je répète ce mot de manière redondante mais c’est bien parce qu’il a permis à beaucoup de partir à la conquête du monde.
Ce grand livre format carré (295 mm x 298 mm) nous raconte  donc la place qu’a pris ce Camper au toit pliant dans la vie d’une trentaine de passionné sur toute la planète.

Qu’il soit utilisé comme véhicule de camping, pour faire des virées entre copains ou pour partir à l’aventure, le Combi est aujourd’hui un véhicule mythique recherché des collectionneurs.

De très nombreuses et très belles photos (multiples photographes) le mettent en scène aux quatre coins de la planète et cette balade est revigorante !

« Partir, partir… » chante Julien Clerc !
Rien de plus facile avec un Combi.
Lecteur casanier, s’abstenir…

Blandine Vié

CombiLove
Collectif
Éditions Glénat
Prix public : 35 €

Jeux de quille

Rita Hayworth en mieux !

Grande Cuvée 2001 blanc du Domaine de la Prose

Un coin de cave mal éclairé…
Un carton presque vide…
En-dessous, coincée par des plus jeunes, une bouteille…
Poussiéreuse…
Domaine de la Prose, Blanc, Grande Cuvée 2001.
Certes, jolie maison mais entre nous, le bouche-à-bouche ne peut pas réparer tous les outrages du temps qui est passé trop vite…
Voyons quand même !
Et alors là…

Une incroyable robe de soirée, dorée, ambrée.
Le fourreau d’une star des années 40/50, coup d’œil volé dans Cinémonde ou Ciné Revue. Odeur de vamp, trace de parfum derrière les oreilles, essence rare qui nimbe la silhouette de la femme-fleur, fleur d’été presque entêtante. Et puis, de la pâte de coing, des chaudes épices venant de l’image que l’on se fait de l’Orient, proche ou lointain. Nous n’irons pas à Madère, ou alors une autre fois : il n’y a pas le moindre indice, le premier soupçon d’oxydation. Ce vin est frais et franc comme l’or : opulent, puissant, volumineux mais sans la moindre lourdeur. Seize ans après avoir célébré ses 14° de naissance, nos prières à Saint-Georges d’Orques ont été entendues au-delà de nos espérances. Tant de vins de très nobles extractions sont morts avant d’avoir vécu… Cette bouteille est devenue respectable non seulement par son âge mais surtout pour son élégance aristocratique, la distance qu’elle établit instinctivement face à un éventuelle pignouf égaré dans sa proximité. Elle se fait aimer pour ce qu’elle est : une grande dame. Rita Hayworth plus que Zaza Gabor ou Marilyn. Sensuelle et séductrice, pas michetonneuse. Les 20 nouveaux euros que ses charmes coûtaient à l’époque étaient en fait des cadeaux, presque des offrandes.

Sublime surprise que ce vin survivant d’une ère dorénavant révolue. Si je me souviens bien, le vignoble était en conversion bio, pas encore en biodynamie. En tout cas, il était déjà soigneux Bertrand de Mortillet, bien avant que son domaine ne soit aujourd’hui certifié « demeter ». Vermentino et grenache blanc à très petits  rendements ont procuré à ce vin une remarquable ampleur, une si grande précision. Face à une pintade rôtie escortée par un risotto aux pois petits et frais, fèves et brocolis, on a eu les yeux humides quand le cul de la bouteille a affiché le mot « fin ».
Merci belle dame, du Languedoc ou de Shanghai, je ne sais plus…

Patrick de Mari