Nos marronniers (l’actu qui revient tous les ans)

Rendons hommage aux pères
pour la fête des pères
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Rappelons que pendant toute cette semaine nous rendons hommage aux pères et grands-pères qui ont inspiré des cuvées à nos vignerons.

Aujourd’hui, nous vous proposons
deux vins blancs :

• La cuvée « Les vignes de Michel » 2015, AOC Mâcon Cruzille du domaine de l’Échelette
« La cuvée « Les Vignes de Michel » rend hommage à mon père, à son travail et à la ténacité qu’il lui a fallu mettre en œuvre pour rebâtir un vignoble qui avait disparu » raconte son fils, Guillaume Champliaud.
« C’est une cuvée 100% chardonnay élaborée à partir de la première parcelle qu’il avait plantée, de vieilles vignes de 35 ans. Elle diffère des autres vins du domaine par son élevage en fûts (demi-muids dont 30% de fûts neufs) pendant 12 mois, ce qui la rapproche de certains bourgognes blancs de la Côte d’Or. Les notes de boisé restent discrètes. »

Prix : 7,80 € à la propriété
Domaine de l’Échelette
Tél : 06 35 34 23 91
71700 Chapelle-sous-Brancion
Courriel : contact@domainedelechelette.com

• La cuvée Henry Lapierre 2015, AOC La Clape du Château Rouquette-sur-mer
Le vignoble de Château Rouquette-sur-Mer est établi en amphitéâtre au-dessus des falaises du Massif de La Clape. Domaine familial depuis quatre générations, c’est aujourd’hui Jacques Boscary qui gère le domaine reçu en héritage de son grand-père Henry Lapierre.
La cuvée est issue d’un assemblage des cépages roussanne et bourboulenc à forte maturité. La vinification se fait en barriques de chêne français puis en cuves.
La robe couleur d’or pâle est lumineuse.
Le nez fin et délicat présente des notes d’aubépine associées à un fin fumet de noisettes grillées.
La bouche est fraîche et élégante, ronde avec du gras et une jolie longueur aromatique.

Prix : 19 € •
Château Rouquette-sur-Mer
Jacques Boscary
Route Bleue
11100 Narbonne-Plage
Tél : 04 68 65 68 65
Courriel : bureau@chateaurouquette.com
Site : http://www.chateaurouquette.com 

Blandine Vié

Nos marronniers (l’actu qui revient tous les ans)

 

Rendons hommage aux pères
pour la fête des pères

Vous le savez sur Greta Garbure, nous n’aimons guère les « marronniers » commerciaux.
D’ailleurs, nous avons déjà traité la fête des pères de manière ironique les années précédentes. Voir nos liens :
https://gretagarbure.com/2015/06/21/nos-marronniers-lactu-qui-revient-tous-les-ans-8/
https://gretagarbure.com/2014/06/15/saynete-5/

Cette année encore, nous avons reçu des communiqués de presse pour offrir à son papa une médaille en chocolat — le pauvre ! —, de la crème nutritive au colostrum, un cubi de rosé de pétanque, des pâtes sans gluten — si, si ! fini le collier de nouilles pour les Mamans ! —, des slips — avec ce formidable slogan :  » Tel père, tel slip ! —, un sac de sport, une cave à vin — rien que ça ! pourquoi pas une Ferrari ? — et autres cadeaux ubuesques !

Aussi, cette année, nous allons rendre pendant toute cette semaine un hommage aux pères et aux grands-pères qui ont inspiré nos vignerons par leur travail, leur volonté, leur acharnement à produire des vins — on sait que le métier de vigneron est un métier difficile et ingrat — au point de quand même donner envie à leurs fils ou à leurs filles de reprendre le flambeau. Car si certains vins nous donnent de l’émotion, c’est souvent parce que plusieurs générations d’hommes ont travaillé à les bonifier. Alors, gloire à eux pour ces instants magiques que peuvent nous procurer un verre de vin.

Aujourd’hui, nous vous proposons
deux champagnes :

• La cuvée « Pères d’Origines » du champagne Sanger
Issue des plus belles parcelles de l’année 2008, 100% grand cru, elle se compose de 60 % de pinot noir de la montagne de Reims (Verzy, Verzenay, Aÿ, Bouzy ou Ambonnay) et de 40% de chardonnay de la côte des Blancs (Avize, Oger). La méthode de vinification est champenoise classique.
À l’œil : la robe jaune est très lumineuse avec des reflets d’or.
Au nez : puissance et rondeur se mêlent avec notes toastées, beurrées et briochées, mais aussi de la fraîcheur.
En bouche : la vivacité du chardonnay et l’expression du pinot noir en puissance et en longueur se conjuguent avec harmonie.
Les champagnes Sanger ont la particularité d’être élaborés par la coopérative des anciens élèves du lycée viticole d’Avize qui forme les vignerons champenois. Sur l’étiquette de le cuvée des « Pères d’Origine, les 16 points représentent les 16 premiers élèves diplômés du lycée.

Prix : 24 € départ cellier
Champagne Sanger
33, rue Rempart du Midi
51190 Avize
Tél : 03 26 57 79 79
Courriel : contact@sanger.fr
Site : http://www.sanger.fr

• La cuvée « Victor Mandois » 2007 Vieilles Vignes, du champagne Mandois
Aujourd’hui, c’est Claude Mandois, 9ème génération (le vignoble remonte à 1735), qui tient les rênes de la maison familiale mais cette cuvée rend hommage à Victor Mandois, 4ème de la lignée, qui révolutionna la maison en 1860 en vinifiant et commercialisant les vins. Il vinifiait à l’ancienne en passant une partie de la récolte en fûts de chêne.
Cette cuvée est issue d’un assemblage de vieilles vignes du chardonnay de plus de 50 ans provenant essentiellement de Chouilly et de Vertus. Ayant vieilli partiellement 7 ans sur lies, elle dévoile un parfait équilibre entre structure, finesse et délicatesse.
La robe est d’un bel or intense.
Le nez est aérien et riche, avec des arômes beurrés et des notes de fleurs blanches.
Tout en élégance, la bouche exprime une texture crémeuse, des notes de miel, de torréfaction et une finale crayeuse persistance qui appelle des mets fins comme le caviar, les Saint-Jacques ou un risotto aux truffes.

Prix : 37 € chez les cavistes
Champagne Mandois
66, rue du Général de Gaulle
51530 Pierry
Tél : 03 26 54 03 18
Courriel : info@champagne-mandois.fr
Site : http://www.champagne-mandois.fr

Blandine Vié

Bonne table ou…évi-table !

Le Mori Venice Bar

seul restaurant vénitien à Paris
(place de la Bourse)

Qu’on se le dise, le restaurant Mori Venice Bar fait partie des très bons restaurants gastronomiques italiens de la capitale mais en plus, c’est le seul qui soit dédié à la gastronomie de la Sérénissime cité des Doges.

Déjà, en forme de L — long côté rue du Quatre-Septembre, petit côté rue Vivienne —, la salle vaut le détour avec son décor moderne et raffiné d’inspiration vénitienne signé Philippe Stark. À la limite du baroque avec ses lustres en cristal de Murano et ses boiseries acajou, j’aime particulièrement sa frise qui court tout le long de l’élégant comptoir — où l’on peut prendre un verre autour de quelques antipasti — et de la partie ouverte de la cuisine et qui représente de grandes seiches en verrerie noire et blanche. Épatante également la grande véranda face au Palais Brongniard, avec vue biaisée sur l’Agence France Presse. Sans oublier quelques alcôves feutrées pour plus d’intimité.

Massimo Mori

Massimo Mori est le propriétaire et maître de cérémonie — quand il n’est pas là, c’est sa charmante et bellisssima fille Céline qui prend le relais — de cet endroit chic qui réjouit tous ceux qui aiment la vraie cuisine italienne qui, rappelons-le, est une « vraie » cuisine régionale et non une cuisine standard comme on la trouve hélas un peu partout.
Également créateur de l’Emporio Armani Caffè & Ristorante, Massimo Mori a une philosophie : « Le vrai luxe à table, c’est la traçabilité des produits ». La carte est le reflet de ce terroir vénitien (et un peu de la Lombardie dont il est originaire). Il privilégie les produits nobles et de saison qu’il fait venir directement de Vénétie… et c’est à tomber !

La carte

Elle a trois volets : les plats typiques vénitiens (recettes chargées d’histoire), les plats-signature et la quintessence de la saison.
Pour patienter, avec un verre de spritz ou un verre d’un des magnifiques vins italiens de la carte, vous pourrez déguster des noisettes du Piémont salées qui appellent le mouvement perpétuel tant on a envie d’en picorer. Mais ne dédaignez pas le jambon cru de Bordighiana (façon culatello) qui fait une bien jolie robe à la marquise de Pallavicina, accompagné d’une « mostarda di Cremona » (fruits confits dans un sirop de moutarde) (32 €).

Jambon de Bordighania © Greta Garbure

Parmi les plats vénitiens, les poissons et céphalopodes de l’Adriatique sont évidemment à l’honneur. En ce moment, c’est la saison (très courte) des crabes mous (moeche) cuits en friture légère, accompagnés de légumes croustillants (carottes, artichauts) et de cubes de polenta blanche (spécialité de Venise), nature ou teintée à l’encre de seiche (48 €) : à se damner ! 


Incontournable de la carte des plats-signature, le « vitello tonnaro » (vitello tonnato dans le reste de l’Italie), veau à la sauce au thon d’une grande finesse (28 €) mais également le « riso alla Mori », risotto aux petits pois frais, fleur de courgette farcie aux petites seiches de l’Adriatique et ricotta fumée) (35 €).
Enfin, c’est la pleine saison (hélas trop courte) des petits artichauts « Castraure », à goûter en entrée avec des œufs sur un lit de fondue de fromage asagio (28 €) ou en « tajarin », avec de fines tagliatelle fraîches (35 €).
En dessert, parmi bien d’autres gourmandises, je vous conseille les glaces turbinées minute que l’on peut agrémenter à son gré de cerises amarena (17 €), de rhum raisin et oranges confites (18 €), d’abricots secs au miel et pistaches (18 €), de noisettes caramélisées (16 €), etc.
Si le cœur vous en dit, vous pourrez terminer par un un limoncello ou une grappa ! 
Ajoutons que la carte des vins est époustouflante et comporte de nombreux vins au verre et que le service est diligent et attentionné.
Évidemment, tout ça a un prix qui n’est pas tout doux mais vous ferez un repas d’exception avec des produits d’exception qui vous régaleront.

Menu déjeuner la semaine : 45 €.
Prix moyen à la carte sur la base entrée/plat/dessert : 85 € hors boissons.
Menu prestige 60 € du lundi au vendredi, midi et soir.

Les renseignements

Mori Venice Bar
2, rue du Quatre-Septembre
27, rue Vivienne
(angle de la place de la Bourse)
75002 Paris
Téléphone : 01 44 55 51 55
Site : http://www.morivenicebar.com

Du lundi au vendredi : 12 h-14 h 30, 20 h-23 h 30
Samedi : 20 à 23 h
Fermé le dimanche
Tables de 2 à 14 couverts
Salon pour repas privés
Terrasse
M° Bourse

Blandine Vié

Nos mille-feuilles (nos feuilletages de la semaine)

Le Pudlo 2017
de Paris et ses environs

2500 adresses incontournables

Gilles Pudlowski

Comme le dit son auteur : « Paris est toujours une fête gourmande. »
Connu dans la sphère gastronomique pour ses appréciations judicieuses, ses commentaires pertinents, ses coups de cœur et ses coups de gueule — opinions que je partage souvent même si j’explore beaucoup moins de restaurants que lui —, Gilles Pudlowksi est une sorte de gourou que de nombreux aficionados suivent, toutes cuisines confondues : grands chefs, tables de palaces, lieux tendance, bistrots sages, brasseries historiques, tables créatives, ambassades étrangères incitant au voyage.
Plus encore, non seulement Gilles Pudlowski recense toutes les tables de Paris et de ses faubourgs mais aussi les artisans du goût : bouchers, charcutiers, fromagers, boulangers, pâtissiers, chocolatiers, marchands de primeurs ou poissonniers.
Enfin, dans son inventaire, il n’oublie pas les endroits conviviaux : bars classiques ou à bières, bistrots à vins, cafés, salons de thé.
Tout ça naturellement avec leurs jours et heures d’ouverture, leur ambiance, leurs spécialités et leurs prix.

Réédité tous les ans parce beaucoup de cuisiniers changent d’enseigne d’une année sur l’autre, le Paris Pudlo est la bible à laquelle tous les gourmands doivent se référer avant toute sortie.

Pudlo Paris 2017
Gilles Pudlowski
Michel Lafon
Prix : 19,95 €

Blandine Vié

 

 

Bonne table ou… évi-table ?

L’Européen

Restaurant-brasserie

Paris 12e, gare de Lyon

La brasserie la nuit © Greta Garbure

C’est une adresse évidemment très pratique puisque située juste en face de la gare de Lyon. C’est assez dire si elle « brasse » — j’emploie le mot à bon escient — son lot de voyageurs quotidien. Et justement, nous avons souhaité la tester au retour d’un voyage. En vérité nous étions attendus mais la jeune femme de l’accueil n’a pas été attentive à notre requête et, malgré notre insistance, elle a acquiescé mais nous a placés d’autorité dans un coin de la grande salle, pensant sans doute que nous étions un peu farfelus. Après tout, c’était rigolo comme ça.

La salle vue de notre table © Greta Garbure

Autre vue de la salle © Greta Garbure

Avant de nous décider pour un vin d’apéritif, nous parcourons la carte, assez typique des brasseries classiques : fruits de mer, coquillages et crustacés, foie gras, escargots, saumon, saucisson pistaché, demi-homard mayonnaise, sole meunière, andouillette, rognons, entrecôte ou filet de bœuf béarnaise, foie de veau, tartare, demi-poulet… et bien sûr, déclinaison de choucroutes. Et nous optons précisément pour deux de ces dernières, à savoir l’une tradi « classique choucroute de Saverne » (19,50 €) et l’autre « de la mer » (24 €), précédées d’une assiette d’huîtres Gillardeau n° 2 (29,70 € les 6) pour Patrick et par une friture d’encornets sauce tartare (11 €) pour moi.

Friture d’encornets sauce tartare © Greta Garbure

Petite bizarrerie : il n’y a pas de vin blanc d’Alsace proposé au verre ! Dommage pour qui a envie de s’offrir une choucroute en solitaire.
Nous choisissons donc dès l’apéro un riesling cuvée Louis Klipfel 2015 à 25 € qui nous a été servi à bonne température avec des olives.

Riesling Klipfel © Greta Garbure

Rien à dire quant aux huîtres même si leur prix parisien donnerait envie d’aller les déguster sur place en bord de mer. Et avant que certains puristes ne se récrient pour me dire que les encornets sont toujours surgelés en restauration — nous en avons même quelquefois fait l’expérience au Pays basque, ce qui est tout de même un comble ! — je tiens à les rassurer : cette petite friture dans son cornet était tout à fait plaisante avec son petit air de vacances.

Mais place aux choucroutes !
Notre serveuse est dynamique et avant même que ne me soit apportée ma choucroute de poissons, elle dresse un premier service des viandes sur l’assiette de Patrick sans que nous ayons eu le temps de faire la moindre photo. Tant pis ! L
e riesling qui l’accompagne n’est pas très typé malgré une attaque vive mais la bouche est très arrondie par ce qui ressemble à des sucres résiduels un peu trop présents. Mais il en faudrait plus pour gâcher le plaisir de Patrick de mordre dans cette jolie charcuterie et un chou juste acide et aigre comme il faut, ni trop frais, ni trop cuit.

Les viandes dressées © Greta Garbure

Ce qu’il reste dans le plat © Greta Garbure

Ma choucroute de la mer est intéressante. Elle est servie à l’assiette. Disposés sur un lit de chou que j’aurais aimé un peu plus épais, les trois poissons qui la composent (rascasse, saumon, haddock) ont été roulés et pochés en forme de boudin. Réminiscence de Baumann ? Quelques moules d’Espagne l’agrémentent et elle est nappée de beurre blanc. C’est original et bon mais manque un tout petit peu de vigueur à mon goût. Mais ne chipotons pas.

Choucroute de la mer © Greta Garbure

Au dessert, Patrick choisit de rafraîchir son palais avec un trio de boules de glace de fabrication artisanale (8 €) et quant à moi, c’est presque sans regarder la carte que je choisis « le baba gourmand arrosé de rhum ambré Saint-Lames » (10 €), un dessert qui m’aimante toujours et dont je ne me lasse pas.

Le trio de boules de glace © Greta Garbure

Le baba au rhum et sa Chantilly © Greta Garbure

Cette brasserie auquel un cadre lumineux sert d’écrin donne une image de la France conventionnelle qui plaît beaucoup aux hommes d’affaires en déplacement à Paris et logés dans les hôtels voisins, ainsi qu’aux étrangers, Japonais en majorité, comme en ont témoigné les tables qui nous entouraient. Tous paraissaient enchantés, preuve que l’Européen connaît le cœur de cible de sa clientèle.

Invitation d’un attaché de presse

Blandine & Patrick

L’Européen
21 bis boulevard Diderot
75012 Paris
réservation : 01 43 43 99 70