Catégorie: France

Évasion en France

Le clair de la plume

Hôtel et Restaurant * (chef Julien Allano)

Grignan (Drôme)

épisode 2

Facade entrée Le Clair De La Plume Grignan Drôme

Facade entrée Le Clair De La Plume Grignan Drôme

J’ai dormi comme un bébé — qui ne pleure pas la nuit ! — et le lendemain matin, j’ai eu l’impression tout à fait délicieuse de me réveiller dans une maison de famille. J’ai également apprécié la fonctionnalité de la salle de bains, ce qui est rare. Car combien de (mauvaises) surprises avec les robinets et les douches, la hauteur des glaces, le peu d’espace pour disposer ses affaires de toilette et sa trousse de maquillage et les éclairages improbables !

Je suis donc fin prête pour prendre mon petit déjeuner mais dès mon entrée dans la salle, je déplore d’avoir un appétit très frugal le matin (la plupart du temps, je bois juste du thé sans sucre) car je me serais cru dans le palais de Dame Tartine. Jugez plutôt :

Champagne ! © Greta Garbure

Champagne ! © Greta Garbure

Biscuits © Greta Garbure

Biscuits © Greta Garbure

Beurre et confitures © Greta Garbure

Beurre et confitures © Greta Garbure

Le comptoir des compotes et enremets (gâteau de riz) © Greta Garbure

Le comptoir des compotes et enremets (gâteau de riz) © Greta Garbure

Cakes et gâteaux © Greta Garbure

Cakes et gâteaux © Greta Garbure

Le coin salé © Greta Garbure

Le coin salé © Greta Garbure

La cuisinière et les pains © Greta Garbure

La cuisinière et les pains © Greta Garbure

Tout ça met bougrement en appétit mais je reste raisonnable et me contente de mon thé. Le soleil étant au rendez-vous même s’il fait frais, je m’octroie une petite balade apéritive dans le village qui est magnifique et d’ailleurs très prisé des touristes l’été. Puis je mets un peu d’ordre dans mes notes et prends quelques photos d’objets littéraires auxquels je suis sensible :

Plumiers, encriers © Greta Garbure

Plumiers, encriers © Greta Garbure

 

Écrire au temps de la marquise de Sévigné © Greta Garbure

Écrire au temps de la marquise de Sévigné © Greta Garbure

Bon, mais c’est qu’avec tout ça, l’heure du déjeuner est arrivée ainsi que l’attaché de presse avec qui je vais m’attabler, curieuse de découvrir le volet « bistro » de l’établissement qui pratique cette formule tous les midis du lundi au samedi (24,50 € entrée & plat OU plat & dessert ; 29,50 € (entrée, plat et dessert).  Ça tombe bien… j’ai faim ! Allez, hop, direction la salle à manger.

la-verriere-de-jour-alain-maigre

Fidèle, je retourne à ma table et nous choisissons la même entrée mon commensal et moi : un ceviche de gambas garni d’œufs de truite. C’est un plat affriolant et j’apprécie que les œufs de truite ne soient pas trop salés, comme c’est souvent le cas. Le sommelier nous sert une curiosité pour l’accompagner : un gigondas blanc 2011 (premier millésime en blanc de cette appellation), un assemblage de 80% grenache et 20% roussanne. Je n’en saurai pas plus, ce vin ne semble pas encore en vente.

Ceviche de gambas © Greta Garbure

Ceviche de gambas © Greta Garbure

Pour suivre, je ne résiste pas au « Risotto » de petit épeautre à la truffe — une pure merveille de goût et de délicatesse — tout en guignant sur le plat de mon voisin, un steak tartare de toute beauté surmonté de chips de pommes de terre maison qui appellent la main à venir les picorer car la tentation est grande !

"Risotto" d'épeautre à la ruffe © Greta Garbure

« Risotto » d’épeautre à la ruffe © Greta Garbure

Steak tartare chips © Greta Garbure

Steak tartare chips © Greta Garbure

Là-dessus, nous buvons un verre de côtes-du-Rhône 2011 du domaine des Bosquets parfaitement gouleyant sur l’un et l’autre plat.

Côtes du Rhône 2011 domaine des Bosquets © Greta Garbure

Côtes du Rhône 2011 domaine des Bosquets © Greta Garbure

Pour faire honneur au pâtissier Jean-Christophe Vitte, nous louchons sur le choix de pâtisseries ! Pour moi qui suis modérément sucrée, ce sera une tarte au citron meringuée et pour mon partenaire un beau gâteau au chocolat, les deux étant ornés de la plume emblématique de la maison.

Les desserts du bistro © Greta Garbure

Les desserts du bistro © Greta Garbure

Tarte au citron meringuée © Greta Garbure

Tarte au citron meringuée © Greta Garbure

Les desserts du bistro © Greta Garbure

Les desserts du bistro © Greta Garbure

Et voilà ! Je suis séduite aussi bien par la formule gastronomique que par la formule bistro.
Comme mon train n’est qu’en début de soirée et que j’ai rendez-vous avec Julien Allano à 16 h, nous voilà partis pour une visite digestive chez Matthieu Rozel, vigneron de l’appellation grignan-les-adhémar que j’avais déjà croisé à Paris. Indépendamment d’une petite dégustation (raisonnable) de ses vins, je repars avec une brassée de laurier bio et de la sauge sauvage. J’ai quand même un métier formidable !

Mais il est l’heure de la confrontation avec le chef et j’ose dire que ce fut un moment de grâce. Originaire d’Avignon, il me raconte que sa grand-mère et sa mère — comme pour beaucoup de chefs il est vrai — lui ont donné le goût des bonnes choses et qu’on a toujours cuisiné chez lui, d’autant que son papa était cuisinier de métier. Alors même si ça lui aurait bien plu d’être garde-forestier, il a suivi le chemin paternel tout en voulant voler de ses propres ailes. Surtout, il avait besoin de racines, sa région lui étant vitale. Ainsi, à 23 ans (en 2005), il est chef de partie pendant 14 mois à l’Amirande, à Avignon. Et puis, comme il avait la volonté de trouver une maison formatrice, à 25 ans il s’est retrouvé à la tête des cuisines dans un restaurant étoilé (1*) chez Michel Truchon en Aveyron. Il est arrivé au Clair de la Plume en 2013 et a décroché une étoile en février 2015. Il aime travailler dans un registre méditerranéen car ses grands-parents étaient pieds-noirs. Il connaît donc bien la technique du couscous, le savoir-faire mais aime aussi se dépouiller pour mettre en avant le produit. Certes, il doit y avoir une scénographie mais pas au détriment du goût. À Grignan, il se sent chez lui. Il y a comme une alchimie, une cohérence globale entre l’environnement et lui et il s’est approprié l’histoire de Grignan. Toujours en recherche, il a surtout l’irrépressible envie de partager, de transmettre. Du goût, du plaisir, une histoire. Il cherche à rendre hommage le plus possible aux produits, il est en quête d’une forme de pureté du goût, authentique mais opulent, riche.
Vous l’aurez compris, l’humilité et la sincérité de Julien Allano m’ont conquise !

Julien Allano © Alain Maigre

Julien Allano © Alain Maigre

Allez, un petit café accompagné de son sablé avant de prendre la route et  je m’en vais presque l’âme en peine vers mes pénates. Mon chauffeur jusqu’à la gare fait un arrêt à Vaison-le-Romaine car j’ai envie de rapporter à Paris quelques provisions de bouche comme les fromages et les caillettes de Josiane Déal ou encore une saucisse de couennes typique de la région. Et hop ! Me voilà dans le train du retour avec de bien beaux souvenirs gourmands empreints d’humanisme et d’humanité. Et ce n’est pas si courant…

Sablé Le clair de la Plume © Greta Garbure

Sablé Le clair de la Plume © Greta Garbure

Pour retrouver l’épisode 1, c’est ici : https://gretagarbure.com/2017/02/27/evasion-en-france-2/

Invitation d’un attaché de presse.

Blandine Vié

Le Clair de la Plume
Maison à Grignan, en Provence, entre Orange et Montélimar
Hôtel 4 étoiles,
Ouvert tous les jours de l’année,

Restaurant*, bistro (pour les déjeuners du lundi au samedi),
Salon de thé et boutique
2, place du Mail, 26230 Grignan
Tél : 04 75 91 81 30
http://www.clairplume.com

Évasion en France

Le clair de la plume

Hôtel et Restaurant * (chef Julien Allano)

Grignan (Drôme)

épisode 1

Il serait peut-être temps que je vous raconte mon escapade enchanteresse au « Clair de la Plume », à Grignan, juste avant la Noël. Je ne l’ai pas fait tout de suite à cause des fêtes et puis le temps a filé. Et puis, et puis…
Venant de Lyon suite à un précédent périple, je suis arrivée le vendredi en toute fin d’après-midi, juste le temps de m’installer dans la jolie chambre « Manon » (104 € la nuit) qui m’était dévolue :

"Manon" © Greta Garbure

« Manon » © Greta Garbure

"Manon", ma chambre © Greta Garbure

« Manon », ma chambre © Greta Garbure

Une chambre très dans l’esprit de Madame de Sévigné dont on sait qu’elle habita Grignan et dont la mémoire hante toujours les lieux, leur conférant un charme indéniable. Pour tout dire, un style que j’affectionne. Une chambre qui n’aurait pas déparé dans un film de Nina Companeez comme « Les Dames de la Côte ».
Mes hôtes m’avaient préparé un accueil rassérénant  pour me remettre de la fatigue du voyage et me permettre de me détendre un peu avant des agapes de saison faisant honneur à la truffe, produit emblématique de la région :

Pour mon accueil © Greta Garbure

Pour mon accueil © Greta Garbure

Et voici la vue depuis la fenêtre de ma chambre :

Vue de la fenêtre de ma chambre © Greta Garbure

Vue de la fenêtre de ma chambre © Greta Garbure

Joli moment d’émotion pour moi car pour tout vous dire, j’étais déjà venue dans ce si charmant village en 2006 en tant qu’invitée d’honneur des « 5èmes Rencontres Féminines » de Grignan (« une affaire de femmes »), cette année-là baptisées « Dessous chics – Dentelles littéraires » car sur le thème de l’érotisme. Et mon livre « Testicules » y avait remporté son troisième prix.

C’est donc tout à fait ragaillardie que je suis descendue dans la jolie verrière où se situe le restaurant.

La verrière le soir © Alain Maigre

La verrière le soir © Alain Maigre

Ma table © Alain Maigre

Ma table © Alain Maigre

Voici donc le « menu truffe  » (truffe noire d’hiver tuber melanosporum évidemment) de Julien Allano qui se joue en 5 ou 7 services (115 € par personne pour 5 plats, 155 € pour 7 plats, pour l’ensemble de la table). J’ai droit au menu 7 services mais précédé par trois amuse-gueules-signatures de la maison : le cromesquis entre terre et mer (huître et pied de cochon), l’encrier et sa plume d’oie comestible à l’olive et la déclinaison autour de l’olive (huile d’olive de Nyons et olives de Nyons, tapenade) : irrésistible !

Cromesquis entre terre et mer © Greta Garbure

Cromesquis entre terre et mer © Greta Garbure

Encrier et sa plume d'oie comestible à l'olive © Greta Garbure

Encrier et sa plume d’oie comestible à l’olive © Greta Garbure

Déclinaison autour de l'olive © Greta Garbure

Déclinaison autour de l’olive © Greta Garbure

Mais voilà que s’annonce le « truffle time » composé d’une infusion de truffe et d’un shortbread de parmesan. Un starter délicat et parfumé qui est un clin d’œil au fait que « Le Clair de la plume » fut d’abord un salon de thé.

Bouillon de bœuf infusé à la truffe, shortbread au parmesan © Greta Garbure

Bouillon de bœuf infusé à la truffe, shortbread au parmesan © Greta Garbure

Arrive ensuite un plat autour du céleri-rave, un partenaire qui se révèle toujours sensationnel avec la truffe : « Sur l’idée d’une carbonara truffée » où le céleri-rave traité façon carbonara est nappé d’une crème de parmesan et coiffé d’une julienne de truffe au sein de laquelle se niche un œuf de caille… ce qui est fichtrement bon !

Œufs de caille © Greta Garbure

Œufs de caille © Greta Garbure

Comme une carbonara © Greta Garbure

Comme une carbonara © Greta Garbure

Puis c’est le tour de « Terre de Grignan », un cappuccino de topinambour et truffe parsemé de poudre de topinambour et de bacon : que du velouté en bouche ! Et la saveur du topinambour (qu’on appelle également artichaut de Jérusalem car sa saveur est proche de ce légume) se conjugue à merveille avec la truffe.

Cappuccino de topinambour et truffe © Greta Garbure

Cappuccino de topinambour et truffe © Greta Garbure

Tout ça est délicieux mais ne fait que préparer à l’arrivée du plat en majesté : le « Pigeon » (fournisseur : Stéphane Durand), plat somptueux entre tous. Le coffre et la cuisse sont servis flanqués d’une endive et de lamelles de truffes tandis qu’une petite tartelette d’abats est présentée à part.

Pigeon © Greta Garbure

Pigeon © Greta Garbure

Pigeon coffre, cuisse, endives, truffe © Greta Garbure

Pigeon coffre, cuisse, endives, truffe © Greta Garbure

Tartelette d'abats © Greta Garbure

Tartelette d’abats © Greta Garbure

Puis, comme une sorte de trou normand — un trou provençal ? —, une « création glacée et sa tuile aux noisettes » vient subtilement rafraîchir mon palais avant la suite des agapes. Il faut dire que le chef pâtissier Jean-Christophe Vitte est non seulement Meilleur Ouvrier de France 2015 mais également Champion du monde de desserts glacés 2014, ceci expliquant cela !

Création glacée, tuile noisette © Greta Garbure

Création glacée, tuile noisette © Greta Garbure

La bouche est prête pour l’attaque de l’assiette des fromages affinés par Josiane Déal, Meilleur Ouvrier de France qui tient une boutique à Vaison-la-Romaine. Il y a là (de gauche à droite) du banon, du maquis corse, du Saint-Nectaire, du Brillat-Savarin truffé par les soins du restaurant et du Saint-Marcellin. Je suis comblée.

Assiette de fromages © Greta Garbure

Assiette de fromages © Greta Garbure

Mais cette promenade autour de la truffe n’est pas finie ! Place au sucré avec deux desserts : le premier cher au chef puisqu’il s’agit d’un « Souvenir de mon enfance », un lait de poule revisité accompagné d’un sorbet poire et de truffe. Et le second tout en illusion d’optique, une jolie « truffe en trompe l’œil » (mascarpone monté à la truffe) avec glace crème truffe, une crème anglaise à la truffe et une fine feuille de chêne en pâte pour rappeler que les truffes se trouvent souvent au pied des chênes. La boucle est ainsi bouclée. Et moi, je me damnerais pour la crème anglaise aux truffes !

Lait de poule revisité, sorbet poire et truffe © Greta Garbure

Lait de poule revisité, sorbet poire et truffe © Greta Garbure

Truffe en trompe-l'œil, crème anglaise à la truffe, glace cème à la truffe © Greta Garbure

Truffe en trompe-l’œil, crème anglaise à la truffe, glace cème à la truffe © Greta Garbure

Il ne serait pas correct de ne pas vous parler des vins qui m’ont été servis par Paul Luquain, le sommelier. Mais je ne vous montrerai pas les photos des bouteilles car leur rendu n’est pas terrible, la lumière de la salle étant intimiste le soir.
J’ai donc bu successivement un verre d’ADN 2013 (patrimonio) de chez GR (Emmanuel Gagnepain et David Risoul), un verre de blanc (AOP Languedoc, 45% marsanne, 45% roussane et 10% viognier) 
2013 du domaine Saint-Sylvestre (Sophie et Vincent Guizard), un verre de grignan-les-adhémar Esprit d’Escalin 2012, un verre de merlot autrichien vieilles vignes 2015 et un verre de blanc V (viognier) 2015 du domaine Grangeneuve, vieilli en fût de chêne. Que des accords qui fonctionnaient harmonieusement.

Je ne peux donc que dire un grand merci à Julian Allano de m’avoir ainsi régalée.

Julien Allano © Alain Maigre

Julien Allano © Alain Maigre

Ainsi lestée, je vais rejoindre Manon, ma belle chambre pour y faire de beaux rêves… mais l’aventure n’est pas finie pour autant !
Je vous raconte la suite demain !

Invitation d’un attaché de presse.

Blandine Vié

Le Clair de la Plume
Maison à Grignan, en Provence, entre Orange et Montélimar
Hôtel 4 étoiles,
Ouvert tous les jours de l’année,
Restaurant*, bistro (pour les déjeuners du lundi au samedi),
Salon de thé et boutique

2, place du Mail, 26230 Grignan
Tél : 04 75 91 81 30
http://www.clairplume.com

Évasion (balades)

Vieilles portes à Pézenas
et Saint-Guilhem-le-Désert

Croix du Languedoc sur une porte en bois © Greta Garbure

Quelle jolie petite ville que Pézenas ! Nous y avons folâtré une matinée, la sillonnant en tous sens avant de déguster à l’apéritif les petits pâtés dont nous vous avons déjà parlé ici :
https://gretagarbure.com/2015/10/26/reconnaissance-du-ventre-57/
puis de déjeuner à la Maison Conti que nous avons trouvé épatant !

Mais lors de notre balade, nous avons été surpris par le nombre de vieilles portes absolument magnifiques. D’ailleurs, il y a même un musée de la porte !

                               Musée de la porte 2 © Greta Garbure

Point n’est besoin d’en dire plus, regardez plutôt
et imaginez ce qu’il y a derrière ces portes !

(Toutes les photos sont © Greta Garbure)

                    Porte bleue © Greta Garbure               Porte maçonnique © Greta Garbure

                    Porte verte © Greta Garbure               Porte vinique © Greta Garbure

                    Dans un portail de pierre © Greta Garbure               Bois et ferronnerie © Greta Garbure

                    Porte en bois cloutée © Greta Garbure               Porte en bois grenat dans son écrin de pierre © Greta Garbure

                    Vieille porte en bois © Greta Garbure               Trio de portes dans le quartier juif © Greta Garbure

                    La petite porte © Greta Garbure               Porte majestueuse © Greta Garbure

                    Porte en bois travaillé © Greta Garbure               Porte grise © Greta Garbure

                    Porte bleu canard © Greta Garbure               Porte grillagée © Greta Garbure

                    Porte en bois bicolore © Greta Garbure               Porte entrouverte © Greta Garbure

                              Porte entrouverte bis © Greta Garbure                                  Porte bourgeoise © Greta Gabure

                    Porte brune © Greta Garbure                          Double porte © Greta Garbure

N’oublions pas non plus la porte du musée Boby Lapointe,
cet artiste piscénois génial qui nous enchante toujours :
 

Musée Boby Lapointe © Greta Garbure

Musée Boby Lapointe © Greta Garbure

Au pays de Boby © Greta Garbure

Et pour faire entrer le bonheur !

                    Pour porter bonheur © Greta Garbure               Pour porter bonheur bis © Greta Garbure

Enfin, ce n’est pas une porte de cachot… mais une porte de cave !

Porte de cave © Greta Garbure

Et même les porte de garages ont du cachet !

Même les portes de garages ont du cachet ! © Greta Garbure

Et encore quelques portes à Saint-Guilhem-du-Désert :

                    En bois verni © Greta Garbure               Fleurie et bachique © Greta Garbure

En enfilade © Greta Garbure

Et parce qu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, je vais clore le sujet par cette jolie citation de Felix Lope de Vega tirée de Le chien du jardinier (1613) :

« L’amour sait ouvrir toutes les portes. »

Blandine Vié

Évasion (hôtels)

L’Hôtel Particulier,
escale chic et charme à Béziers !

L'Hôtel Particulier © Greta Garbure

L’Hôtel Particulier © Greta Garbure

La façade

La façade

Le perron © Greta Garbure

Le perron © Greta Garbure

Derniers rayons de soleil

Derniers rayons de soleil

Entre deux petits voyages de presse dans la même région, nous profitons d’une pause à Béziers pour tester un hôtel au nom singulier — l’Hôtel Particulier — dont la gestion est néanmoins plurielle puisqu’il est tenu par deux drôles de dames : Chrystèle et Florence.
Elles ont en effet pris le parti de proposer un nouveau concept d’hébergement basé sur l’idée qu’en voyage « on peut aimer être ailleurs mais aussi regretter de ne pas être chez soi ! ». D’où la réinterprétation contemporaine d’une architecture classico-baroque
 de cette ancienne maison de maître rappelant les folies biterroises et situé à deux pas des Allées Paul Riquet et des Arènes.
Et comme dit Patrick : « Attention, vous ne pénétrez pas dans l’hôtel de Monsieur et Madame Tout-le-monde ! Vous connaissez l’univers de l’architecte d’intérieur Jacques Garcia ? Eh bien, oubliez-le ! Vite ! Le XVIIIe siècle, c’est la Préhistoire ! ».
Neuf chambres-suites ont ainsi été décorées dans un esprit design offensif. Patrick galège : « Noir, c’est noir, chantait Johnny. Là, pas de doute, blanc, c’est blanc ! Très blanc ! Trop… ? Bronzez avant sinon on risque de vous perdre ou même de refaire le lit sur vous ! ».

White is white ! © Greta Garbure

White is white ! © Greta Garbure

Même les plus petites chambres sont grandes. Mais les grandes sont vraiment XXL (de 23 à 38 m2) !

Quelques chambres :

                    Une chambre en blanc et gris © Greta Garbure          Une chambre © Greta Garbure

                    Une autre chambre © Greta Garbure          Une chambre en blanc et bleu © Greta Garbure

                    Une chambre en blanc et jaune © Greta Garbure          Encore une autre chambre © Greta Garbure

Notre chambre © Greta Garbure

Notre chambre © Greta Garbure

Les salles de bains sont superbement équipées avec des baignoires balnéo-lumineuses — avez-vous déjà pris un bain de toutes les couleurs ? — et… surtout… les toilettes sont sé-pa-rées : le vrai luxe, quoi !

Salle de bains

Une salle de bains

Une salle de bains © Greta Garbure

Une salle de bains © Greta Garbure

Une douche © Greta Garbure

Une douche © Greta Garbure

Notre salle de bains © Greta Garbure

Notre salle de bains © Greta Garbure

Notre baignoire bouillonnante © Greta Garbure

Notre baignoire bouillonnante © Greta Garbure

Cristal Bleu Topaze

       Rouge Vert Violet

Au rez-de-chaussée, il y a deux salons de lecture et à l’extérieur, une piscine-jardin de repos où l’on peut même travailler car elle est dotée de la Wi-fi à très haut débit. Nous n’avons pas pu en profiter car il faisait vraiment frisquet mais c’est très plaisant à l’œil.

Un salon de lecture © Greta Garbure

Un salon de lecture © Greta Garbure

Premiers frimas

Premiers frimas

La piscine © Greta Garbure

La piscine © Greta Garbure

La piscine

La piscine

Et comme dans une maison de famille, le matin, les petits déjeuners sont comme on en souhaiterait tous les jours et en tout cas en hôtellerie. Les pains et viennoiseries sont tip top, le far est breton, le cake à la banane est délicieux ainsi que le parfait panettone, bon comme là-bas !

Au petit déjeuner © Greta Garbure

Au petit déjeuner © Greta Garbure

Le petit déjeuner © Greta Garbure

Le petit déjeuner © Greta Garbure

Jambon et fromage © Greta Garbure

Jambon et fromage © Greta Garbure

Cake à la banane © Greta Garbure

Cake à la banane © Greta Garbure

Far aux pruneaux © Greta Garbure

Far aux pruneaux © Greta Garbure

Pannettone et croissants © Greta Garbure

Pannettone et croissants © Greta Garbure

Fruits © Greta Garbure

Fruits © Greta Garbure

Une assiette bien garnie © Greta Garbure

Une assiette bien garnie © Greta Garbure

L’évident sens commercial de nos hôtesses n’exclut heureusement pas une extrême courtoisie et la recherche constante du bien-être des clients.
C’est donc avec enthousiasme que nous vous recommandons cette adresse biterroise.

Prix : chambres à partir de 90 € (les Intimes), 115 € (les Élégantes) et 140 € (les Folles).

Hôtel Particulier
65 bis, avenue du 22 août 1944
34500 Béziers
Tél : 04 67 49 04 47
courriel : contact@hotelparticuliersbeziers.com
http://www.hotelparticulierbeziers.com

Invitation via une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Évasion (Hôtels)

L’Hôtel Warwick Champs-Élysées
et son restaurant « Le W »

Paris 8e

La façade

La façade

Disséminés dans toute la France — et même à l’étranger – nos lecteurs nous demandent souvent des adresses, de restaurants surtout mais aussi d’hôtels. En province comme à Paris. Des établissements de toutes catégories, de la maison d’hôtes pleine de charme à l’hôtel de luxe élégant en passant par l’établissement de quartier cossu et l’adresse familiale discrète. C’est pourquoi nous avons décidé de développer cette rubrique à l’avenir. 

Récemment, nous avons eu l’opportunité de tester l’hôtel Warwick en plein cœur du triangle d’or parisien.   
Près de l’Arc de Triomphe, à deux pas de la plus belle avenue du monde, l’hôtel Warwick Champs-Élysées est en effet idéalement situé quand on séjourne à Paris pour affaires ou pour une forme de tourisme à la croisée des chemins de la culture, de l’art et de la mode. Car on y vient aussi pour découvrir le vrai chic parisien et faire du shopping. Ne méprisons les devises de nos amis étrangers. 

Sa façade contemporaine cache 149 chambres dont 19 suites climatisées, insonorisées et spacieuses (à partir de 25 m2). Chacune a un décor unique et certaines jouissent même d’une terrasse privée, comme la nôtre. La suite présidentielle s’étend quant à elle sur 100 m2 avec une terrasse de 90 m2 à la vue unique sur les toits de Paris avec la Tour Eiffel en perspective. Les chambres sont d’une facture moderne, épurée mais pas froide grâce aux contrastes des motifs et aux mariages de matériaux nobles (marbre, bois d’ébène, velours). Sans compter les salles de réunions du business center et tous les services qui vont avec l’hôtellerie haut de gamme.

H™tel WARWICK Champs ElysŽes - 3065  Une chambre d'un autre style  Encore une chambre

Executive Suite

La petite terrasse de la chambre © Greta Garbure

La petite terrasse de la chambre © Greta Garbure

Et sachez que pour un confort optimum, les chambres disposent d’un « menu d’oreillers » qui propose des garnitures de densités différentes !

Menu d'oreillers © Greta Garbure

Menu d’oreillers © Greta Garbure

Au rez-de-chaussée, le hall est accueillant et dispose de lieux de convivialité comme un salon et un bar où l’on peut grignoter.

                    H™tel WARWICK Champs ElysŽes - 3030                    H™tel WARWICK Champs ElysŽes - 3023

                    H™tel WARWICK Champs ElysŽes - 3048                    H™tel WARWICK Champs ElysŽes - 3101

Cerise sur le gâteau, le restaurant « Le W » propose une gastronomie de bon aloi, dans le ton de la modernité, inventive mais sans excentricité pour ne pas effrayer la clientèle internationale. Le cadre du restaurant (80 couverts), habillé de bois de sycomore, est sobre et chic avec une cuisine ouverte qui permet aux convives de voir le chef Ludovic Bonneville à l’œuvre. Il est d’ailleurs très fréquenté au déjeuner par la clientèle d’affaires du quartier, triangle d’or oblige.

Un coin du restaurant

Un coin du restaurant

En période estivale, quand le temps le permet, il existe aussi une terrasse tout en longueur donnant sur la rue de Berri.

La terrasse du restaurant © Greta Garbure

La terrasse du restaurant © Greta Garbure

La vue depuis la terrasse du restaurant © Greta Garbure

La vue depuis la terrasse du restaurant © Greta Garbure

Nous avons eu la chance de pouvoir y dîner le dernier jour de la saison (en septembre) même s’il faisait un peu frisquet. La preuve :

Patrick et son plaid (il fait un peu frisquet) © Greta Garbure

Patrick et son plaid (il fait un peu frisquet) © Greta Garbure

Comme d’habitude, nous avons choisi des plats différents que nous nous partageons : deux plats du menu et deux plats de la carte.

               Le menu       La carte       Le menu Prestige

Notre commande passée, nous buvons un verre de Saint-Véran en guise d’apéritif et un velouté amuse-bouche de céleri au piment d’Espelette vient nous réchauffer.

Velouté de céleri au piment d'Espelette © Greta Garbure

Velouté de céleri au piment d’Espelette © Greta Garbure

En entrée, nous avons opté pour une déclinaison de céphalopodes auxquels nous résistons rarement : « Carpaccio de poulpe au citron caviar et piment d’Espelette (17 € au menu) et « Seiche et canard (seiche grillée et canard fumé, artichauts poivrade) » (23 € à la carte) que nous avons apprécié comme il se doit. La cuisson de la seiche est particulièrement réussie mais le carpaccio manque légèrement de croquant car il a un peu trop « cuit » dans sa marinade. Et puis, vous savez déjà ce que nous pensons « des petites fleurs pour faire joli » dans toutes les assiettes des restaurants de France et de Navarre : trop, c’est trop !

Carpaccio de poulpe © Greta Garbure

Carpaccio de poulpe © Greta Garbure

Seiche grillée et canard fumé © Greta Garbure

Seiche grillée et canard fumé © Greta Garbure

Pour suivre, notre choix s’est porté sur deux viandes blanches : Une « Volaille fermière fumée au foin, purée de petits pois et pommes grenailles » (plat du jour du menu à 24 € + 5 € de supplément) et un « Quasi de veau farci aux légumes marinés et gambas rôties » (39 € à la carte). Deux plats savoureux aux cuissons bien maîtrisées. Le goût du foin est très marqué mais ce n’est pas un handicap.

Volaille fermière fumée au foin © Greta Garbure

Volaille fermière fumée au foin © Greta Garbure

Quasi de veau farci et gambas © Greta Garbure

Quasi de veau farci et gambas © Greta Garbure

Pour ce qui est des boissons, nous avons continué avec le vin blanc de l’apéritif sur nos entrées. Le chardonnay du Saint-Véran se comporte bien sur le magret fumé et la seiche en apportant son acidité citronnée en attaque et réveille les papilles.

Saint-Véran Château de Beauregard 2013 © Greta Garbure

Saint-Véran Château de Beauregard 2013 © Greta Garbure

Ensuite, un crozes-hermitage de chez Delas tient la route, n’écrase rien et au contraire, escorte poliment volaille et quasi de veau.

Crozes-hermitage Delas 2012 © Greta Garbure

Crozes-hermitage Delas 2012 © Greta Garbure

Rassasiés, nous n’avons plus vraiment faim, aussi décidons-nous de nous partager l’ « Assortiment de desserts du chef pâtissier » (13 € au menu et à la carte). Il se compose d’un smoothie fraise, d’un lingot choco-poire, d’une panna cotta aux fruits rouges, d’une tartelette aux framboises et d’un clafoutis à la mirabelle en version mini (de droite à gauche sur la photo). Le clafoutis remporte notre adhésion mais l’ensemble est astucieux car les saveurs et les textures y sont variées et complémentaires.

Assortiment de desserts © Greta Garbure

Assortiment de desserts © Greta Garbure

Nous avons également l’opportunité de discuter avec Ali Afshar, le directeur de l’établissement installé dans ses fonctions depuis 17 ans.
Il nous apprend que d’importants travaux sont prévus, notamment un programme de rénovation des salles de bains.
Suite à nos questions, il nous précise les statistiques de fréquentation de l’hôtel : 88% de taux de fréquentation dont 95% d’étrangers (et 70% d’étrangers hors Europe).

Qu’ajouter encore ? La conciergerie s’occupe avec diligence de tous vos besoins (réservation de restaurants, de spectacles, d’expositions ou de musées, de limousine ou de transfert vers les gares et aéroports, recherches de boutiques de luxe, de billets d’avion, etc.). L’accueil et le service sont éminemment courtois, avec beaucoup de gentillesse et d’amabilité… et ça compte !

C’est donc un hôtel qui s’adresse bien entendu à un certain type de clientèle évidemment assez aisée, mais qui donne une belle image de l’hôtellerie française.

Chambres à partir de 250 € TTC la nuit.

Invitation du directeur via un attaché de presse.

Blandine & Patrick

Hôtel Warwick Champs-Élysées
5, rue de Berri
75008 Paris
Tél : 01 45  63 14 11
Courriel : info.whparis@warwickhotels.com
Site : warwickhotels.com

Restaurant « Le W » est ouvert du lundi au vendredi de 12 h 30 à 14 h et de 19 h à 22 h.