Catégorie: Notre calendrier de l’Avent

Notre calendrier de l’Avent

Le calendrier de l’Après !
Doux Jésus…
(de Lyon) !

Jésus de Lyon via cellerier-hallesdelyon.com
Le « jésus » est un saucisson court de gros calibre (environ 10 cm de diamètre) et d’un poids d’environ 400 g.
100 % pur porc, il est préparé à partir de morceaux nobles de porcs et de coches, soigneusement parés (maigre et gras dur de bardière). Sa composition est d’ailleurs analogue à celle de la rosette de Lyon, plus connue, mais son hachage est plus gros.
Par ailleurs, le jésus est embossé dans l’extrémité antérieure du gros intestin (caecum ou sac à chaudin) — ce qui lui donne son aspect ventru et sa couleur brune — tandis que la rosette est embossée dans le « fuseau », c’est-à-dire l’intestin se terminant par l’anus ou « rosette » (en raison de sa couleur rose), ce qui lui vaut son nom éponyme.

Jésus via quizz.biz

Son tour de taille implique une maturation, un séchage et un affinage prolongés, déterminants pour la qualité gustative du produit fini.
Aussi, pendant la phase de séchage, est-il maintenu dans une résille en ficelle où il se tasse et prend une forme ovoïde piriforme qui le fait ressembler à un enfant emmailloté dans ses langes… d’où son nom de jésus !

Jésus emmailloté via mariefloraline.canalblog.com

Le plus connu est le « jésus de Lyon » mais on en fabrique aussi dans certaines régions de montagne, notamment en Franche-Comté (jésus de Morteau), en Alsace et en Suisse. Pour éviter toute confusion avec le jésus de la crèche — comme s’il pouvait y en avoir ! — certains l’écrivent d’ailleurs jésu sans « s » final.

Jésus de Morteau via voyageusecomtoise.wordpress.com
Charcuterie sèche de tradition, autrefois, le jésus de Lyon était un mets socialement valorisé que l’on ne consommait que pour les grandes occasions, notamment à la veillée de Noël.
Comme quoi on ne faisait pas maigre partout !

Véritable jésus de Lyon via monsieurgourmand.com

Blandine Vié

Notre calendrier de l’Avent

Fenêtre du 24 décembre :
Le symbolisme de la place du pauvre
n’a pas le sens que l’on croit !

Place du pauvre via gw.geneanet.org

Dès que s’ouvre la première petite fenêtre du calendrier de l’Avent, quatre dimanches avant Noël, nous voici plongés dans une rêverie magique, dans un rituel de traditions qui ont souvent perdu leur genèse religieuse pour n’être plus que gestuelle païenne.
Et Dieu sait (et c’est plus que jamais le cas de le dire) si cette fête-là a perdu de son « mystère » primitif (au sens médiéval du terme, lorsqu’il se tenait sur le parvis des églises) et si son symbolisme est surtout devenu commercial.

Mais l’histoire n’étant qu’un perpétuel retournement des valeurs, ce n’est peut-être que justice puisque les coutumes chrétiennes se sont elles-mêmes calquées sur des rites païens.

Toujours est-il que la coutume de « la place du pauvre » s’est perdue. Car quel riche met encore un couvert supplémentaire pour le mendiant de passage, même s’il se préoccupe tout le reste de l’année du Tiers-monde et des causes perdues (il est vrai que c’est déductible des impôts) ?

Il en est ainsi de presque toutes les coutumes : il arrive qu’au fil des ans, elles perdent leur sens originel.
Ainsi pense-t-on communément que « la place du pauvre » — c’est-à-dire un couvert supplémentaire dressé et une chaise laissée vide pour l’éventuel pauvre de passage — est un acte spontané et généreux qui relève de la charité chrétienne.
C’est en fait une acception tardive d’une tradition héritée des civilisations méditerranéennes et qui consistait à rendre hommage aux ancêtres défunts, aux proches décédés, à honorer le souvenir des parents disparus.
Coutume qui pouvait aller jusqu’à porter des bougies et de la nourriture sur les tombes (chez les orthodoxes).
Autrement dit, d’avoir une pensée pour tous les absents en ce jour de fête.

Place du pauvre via espritprovence.com

Cela dit, c’est un joli symbole que de vouloir accueillir un pauvre à sa table le soir de Noël. Mais toutefois, plus un beau geste virtuel qu’une réalité car le plus souvent, la chaise et l’assiette restent vides.

Ne condamnons pas pour autant cette débauche alimentaire au moment des fêtes. Car malgré tout, dans notre société de consommation, voire de surconsommation, où nombre d’entre nous ne manquent pourtant plus de rien, surtout dans le domaine alimentaire — bien que la crise balaie ces certitudes — nous avons calqué nos propres fantasmes de luxe et d’abondance sur ces offrandes païennes et ces symboles religieux. 

Bien sûr, foie gras, dinde aux marrons, bûche de Noël, chocolats, marrons glacés, champagne et vins fins ne symbolisent plus guère notre foi religieuse.
Ils sont bien plutôt le symbole de notre foi en la réussite sociale qui nous permet de nous payer toutes ces bonnes choses et, en ces fêtes de Noël (24 et 25 décembre), d’exorciser cette peur ancestrale de manquer — la peur de la disette — toujours ancrée quelque part au fond de nous, en nous permettant de déifier sans scrupule, une fois l’an, la bonne chère !

Place du pauvre via maison-deco.com

Blandine Vié

Notre calendrier de l’Avent

Fenêtre du 23 décembre :
Les boulets de Noël…
et de la Saint-Sylvestre !

Boulet via gogocamino.com
Les boules de Noël… vous les accrochez dans le sapin !

Mais les boulets de Noël… ce sont eux qui s’accrochent à vous !

Le pire, c’est que vous les aimez bien !
Enfin, certains !
Vous savez :
– Votre vieille tante du fin fond de l’Ariège qui ne vous rend visite qu’une fois l’an : si gentille mais qui vous offre tous les ans un nouveau napperon au crochet !

Napperon au crochet via morganetill.canalblog.com
– Votre beau-frère avec qui vous adorez faire des parties de pêche à la mouche l’été — à la pêche, on ne parle pas — mais dont les blagues sont un peu fatigantes dès qu’il prend place autour d’une bonne table !
– Votre propre sœur qui tient AB-SO-LU-MENT à apporter le dessert chaque année pour Noël… hélas ! C’est tous les ans la même histoire ! Certes, sa bûche est « faite maison »… mais d’un lourdingue ! D’ailleurs, c’est plus une bûche mais un tronc d’arbre, une souche ! Greta, faudrait vraiment lui apprendre à faire ENFIN la crème au beurre !

Bûche via crocraquant.canalblog.com
– Votre meilleur ami pour qui fêtes de fin d’année riment avec déguisements, langues de belle-mère, cotillons et confettis ! André, je t’en supplie ! Pas la peine d’enfiler ton costume de Père Noël cette année : notre petit dernier a 14 ans !
– Votre conjoint(e) qui programme toujours des huîtres en entrée ! D’accord, vous adorez ça, toute la famille adore ça… mais douze douzaines à ouvrir, qui c’est qui va s’y coller… sinon vous !

Huîtres via slate.fr
Bon, comme chaque année, vous savez bien que tous ces petits tracas qui vous énervent avant le jour fatidique font partie des « joies » incontournables de la fête et font même le charme de votre mythologie familiale ! Votre soirée sera comme d’habitude inénarrable et vous fera des souvenirs dont vous rirez jusqu’à l’année prochaine !

Boulet via csc-scc.gc.ca

En revanche, il y a aussi les autres !
Les VRAIS boulets !
Les casse-pieds irréductibles !
Ceux qui s’incrustent !
Les copains des copains qu’on a eu la charité d’inviter et qui vous sabordent la soirée !
Les soiffards qui confondent champagne et limonade !
Les fumeurs qui empuantissent votre salle à manger parce qu’ils trouvent qu’il fait trop froid pour aller en griller une dehors ou sur le balcon !
Les emmerdeurs qui critiquent votre sauternes — quand même, un 1947, ça aurait eu plus de classe ! — alors qu’ils ont déjà râlé en dégustant les huîtres parce qu’ils auraient préféré du vinaigre à l’échalote plutôt que du citron !

Verre de château d'Yquem via weekendesk.fr
Les mêmes qui reprennent trois fois de la dinde et surtout de la farce tout en vous expliquant que votre recette ne vaut pas un pet à côté de celle de leur maman chérie et que vous auriez pu faire une purée de potimarron à la place de la purée de céleri !

Dinde via docteurbonnebouffe.com
Les jamais rassasiés qui saccagent la boîte de chocolats que vient de vous offrir votre grand-mère !
Les malotrus qui ne lâchent pas leur portable de toute la soirée !
Ou ceux qui monopolisent la conversation pour vous raconter leurs exploits ou leurs conquêtes !

Les ingrats qui répéteront au bureau, à la gym ou au bistrot que s’ils avaient su, ils seraient restés chez eux devant un bon film !
Ah ! les gredins !

Bon, je suis sûre que cette liste est non exhaustive et que vous pourrez l’allonger à l’envi !
Et l’année prochaine, invitez plutôt un vrai pauvre… pas un pauvre con !


Boulet via leschroniquesdeloki.com

Blandine Vié

Notre calendrier de l’Avent

FENÊTRE DU 22 DÉCEMBRE :
La bûche de Noël :
une tradition païenne devenue
laïque et pâtissière !

Bûche au feu via Sylvie Tribut
La traditionnelle « bûche de Noël » n’a pas toujours été une pâtisserie.
Ce fut d’abord un rite païen en l’honneur du solstice d’hiver.
Puis, comme pour bien d’autres fêtes païennes, aux premiers temps de son existence, l’Église chrétienne entreprit la récupération pas du tout innocente de cette symbolique aux fins de rassurer les nouveaux convertis et de ne pas les priver de leurs repères et de leurs superstitions.

C’est ainsi que la tradition de la bûche au feu devint une sorte de rituel chrétien dans les campagnes, chacun devant en apporter une (d’arbre fruitier de préférence) pour entretenir le feu durant la longue veillée, lors de la vigile de Noël.

Christmas Yule Log Close Up

Car la vraie bûche d’arbre a longtemps été l’authentique héroïne de Noël :
la bûche au feu, symbole traditionnel du feu sacré.
Selon les régions, la bûche portait des noms différents :
– « souque » en Normandie,
– « kef an nedelec » en Bretagne,
– « mouchon » en Charente,
– « tisoum de Nau » en Vendée,
– « tréfoué » en Picardie,
– « tréfoir » dans l’Orléanais,
– « cule » ou « culée » en Seine-et-Marne,
– « couque » en Champagne,
– « suche » en Côte d’Or,
– « chache » en Moselle,
– « galeuche de Nué » dans les Vosges,
– « tronche » en Franche-Comté,
– « catoche » ou « grogne » en Forez,
– « charendon » dans les Basses-Alpes,
– « cacho-fio » en Provence,
– « souco » en Auvergne,
– « nodolenco » en Aveyron,
– « tio » en Roussillon,
– « nodaille » dans les Cévennes,
– « souc » en Languedoc,
– « cosso » en Périgord,
– « catsaou » en Béarn,
– « tronco » au Pays Basque.

Bûche de Noël via arcus.centerblog.net

Mais c’est en Provence que la tradition a été le plus magnifiée. La bûche y était constituée d’un tronc d’olivier encore vert, béni, symbolisant le corps du Christ consacré, puis brûlé dans l’âtre.

Au Moyen-Âge, il y avait aussi un « droit de bûche », redevance féodale qui imposait aux paysans d’apporter à leur seigneur, juste avant Noël, une énorme bûche de chêne susceptible de brûler pendant trois jours, et les deux coutumes se sont peut-être phagocytées.

buche de Noel

Mais ce n’est finalement qu’à la fin du XIXe siècle qu’un pâtissier parisien eut l’idée d’urbaniser la tradition en créant pour les pauvres citadins n’ayant pas toujours une cheminée dans leur chambrette une bûche en forme de gâteau. Ça s’est passé en 1879 et c’est Antoine Charabot, chef à la pâtisserie Samson (14 rue de Buci) qui aurait eu cette idée universellement copiée depuis !

Bûche de Noël via la-recette-de-cuisine.com
C’était pourtant un pari audacieux que de créer un dessert à ce point écœurant pour clore un repas déjà si copieux par nature !!!

Bûche de Noël via deathtothepatriarchy.com

Blandine Vié

Notre calendrier de l’Avent

Fenêtre du 21 décembre

Canards via slate.fr
C’est aujourd’hui la « Journée Mondiale de l’Orgasme »  !
Et ça tombe bien parce que c’est aussi la nuit la plus longue de l’année !

Et nous voulions vous dire que sur WWW.GRETAGARBURE.COM
NOUS AVONS DEUX POINTS G !!!
LE POINT G DE GRETA…
ET LE POINT G DE GARBURE !

Point-G via atoute.org
Et si vous avez envie d’offrir un cadeau du meilleur goût :
un préservatif au nom de votre société !
http://www.callvin.com/

Préservatif GG
MAIS ATTENTION !
NOTRE ROND DE SERVIETTE
N’EST PAS UN COCKRING !!!

MALGRÉ TOUT… UN MAÎTRE QUEUX
PEUT EN CACHER UN AUTRE !

Blandine Vié