Nos mille-feuilles (nos feuilletages de la semaine)

Dictionnaire chic du vin

Léon Mazzella

DICO CHIC OK

Voilà un livre  que je trouve réjouissant pour plusieurs raisons :
— D’abord parce que j’ai travaillé avec Léon aussi bien dans le domaine de la presse (au magazine GaultMillau pendant deux ans) que dans celui de l’édition (il a publié mon 100 recettes pour séduire aux éditions Fitway). Au fil des années c’est devenu un ami et ça me fait plaisir quand un ami publie un livre.
— Parce que Léon est un authentique écrivain et que c’est toujours un plaisir de le lire.
— Parce que ce livre tout particulièrement conjugue plusieurs talents : celui d’un érudit, d’un hédoniste, d’un gourmand, d’un joyeux compagnon de bouche et bien sûr d’un amoureux du vin. Mais surtout, c’est un dictionnaire subjectif, éminemment personnel, ce qui en fait tout le charme. C’est un livre de parti-pris comme le sont d’ailleurs tous ceux de cette collection originale dirigée par Arnaud Le Guern aux éditions Écriture.

Cet ouvrage qui ne se lit pas forcément de A à Z mêle souvenirs personnels, hommages à des écrivains que Bacchus ne laisse pas indifférents, bouteilles d’anthologie, séquences émouvantes ou drôles, hymne aux vins de pays, hommes de la vigne, mots du vin, clins d’œil à des amis attaché(e)s de presse, réflexion pertinentes, constats flagrants et toujours, toujours, le partage comme fil conducteur.

Léon Mazzella

Léon Mazzella

Cet opus est aussi un véritable guide, un bréviaire, un vademecum truffé de conseils pour ne pas faire d’impair dans l’accompagnement de certains vins.
D’ « Abstème » (mot paradoxal pour un amoureux du vin) à « Zincs » (ce qui rattrape le coup), j’ai adoré naviguer à la godille dans ce bouquin plein de surprises, d’émotions, de rires, d’anecdotes.
J’ai aimé y retrouver Blondin, Julien Gracq dont je sais qu’il fut proche, Kauffmann, le fino et la manzanilla de Sanlucar de Barrameda, le joli texte sur les moines cisterciens, le rancio, le magnifique poème Les Séparés de Marceline Desbordes-Valmore (que Julien Clerc a mis en musique), l’arôme de violette, le casse-croûte du vendangeur, Balzac (pas celui qu’on croit) et quelques 
découvertes aussi, comme le porc tout gai dont j’aimerais accompagner mes prochaines cochonnailles. J’ai aussi été heureuse d’y apprendre que Pascal Quignard était l’un de ses écrivains vivants préférés (c’est aussi mon cas), ce que quinze ans d’amitié ne m’avaient pas encore dévoilé. 

Un livre plein d’énergie et de tendresse qui fait aimer la littérature et le vin, l’esprit du vin. Un livre de plaisir et d’ivresse. Ça se fête ! Alors Léon, j’attends impatiemment qu’on débouche une bouteille prochainement et qu’on trinque à l’amitié. Et puis, « entre deux verres » j’aurai un truc à te dire à propos des pibales !

Dictionnaire chic du vin
Léon Mazzella
352 pages
Écriture
24 €

Blandine Vié

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