Bonne table ou… évi-table !

La cantine Max y Jeremy
Bistrot à tapas
Paris 10e

La Cantine Max y Jeremy © Greta Garbure

C’est avec une amie polonaise de passage à Paris que je suis allée m’encanailler dans ce bistrot à tapas parisien de la rue du Faubourg Saint-Denis, quartier populaire qui se boboïse à la vitesse grand V.
En vous disant ça, je vous dis déjà presque tout.

La cantine « Max y Jeremy » est un bistrot avenant que fréquente une clientèle de quartier plutôt jeune. On y joue la carte tapas parce que c’est tendance mais aussi parce l’un de nos deux protagonistes, Max Gues (qui s’occupe de la logistique) est fou du Pays basque, et Jeremy Gatelet (notre hôtepassionné par l’Espagne.
Tous les deux trentenaires issus d’écoles de commerce et créateurs de Malys, société de service pour les professionnels de la restauration (consulting), ils avaient déjà ouvert ensemble deux précédentes adresses avant de s’établir dans ce coin.

Le comptoir © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Vue de la salle © Greta Garbure

Vue de la salle © Greta Garbure

Mais passons à table.

C’est l’heure du déjeuner et nous choisissons évidemment des tapas pour commencer, la côte de bœuf de Galice (sélectionnée par Imanol Jaca au Pays basque) n’étant servie que le soir en semaine (le midi seulement le vendredi et le samedi). Dommage car j’aurais bien tenté l’expérience, d’autant que les pièces font entre 900 g et 1,400 kg (prix au kilo : 65 €). Et puis, ma commensale n’a pas l’air très viande.

Nous choisissons chacune trois tapas pour nous les partager : « pan con tomate et pétale de jambon serrano » (4,50 €), accras moresques de morue et cabillaud sauce tomate au piment d’Espelette » (5 €) et « croquetas de bellota » (6 €) pour moi, et « txistorra (saucisse basque au piment) roquette » (5,50 €), « Œuf bio cuit basse température, crème de champignons » (6,50 €) et « crumble de tomates au parmesan » (5,50 €) pour mon acolyte. Prises par trois, les tapas sont à 16 €. Elles sont préparées à la minute.

Ensemble des tapas © Greta Garbure

Ensemble des tapas © Greta Garbure

Pan con tomate © Greta Garbure

Pan con tomate © Greta Garbure

Acras moresques © Greta Garbure

Acras moresques © Greta Garbure

Croquettes de jambon © Greta Garbure

Croquettes de jambon © Greta Garbure

Saucisse txistorra © Greta Garbure

Saucisse txistorra © Greta Garbure

Œuf au velouté de champignons © Greta Garbure

Œuf au velouté de champignons © Greta Garbure

Crumble de tomates, gyozas basques au boudin noir © Greta Garbure

Crumble de tomates, gyozas basques au boudin noir © Greta Garbure

Bon, le pan con tomate, les croquettes et les acras sont… comme là-bas, la txistorra aussi. En revanche l’œuf et sa crème de champignons procurent une drôle de sensation en bouche. Nous aurions préféré que la crème soit servie chaude car son gras laisse un film désagréable sur le palais. Et, bien visible, le germe de l’œuf est présent, pas très ragoûtant ! Étonnement aussi avec le crumble de tomate au parmesan, servi avec des tartines de boudin basque et une étrange crème foisonnée. Boudin et crème, le duo ne fonctionne pas. Nous nous en expliquons d’ailleurs avec Jeremy.

Nous poursuivons avec deux tapas chaudes : une « paëlla de riso » (pâtes langues d’oiseau et petits légumes chorizo, supions et moules » (7,50 €) et un « Parmentier de canard ». La paëlla est jolie dans l’assiette mais les supions un peu mollassons. Quant au Parmentier de canard, il ne casse pas trois pattes à un… canard !

Paëlla de riso © Greta Garbure

Paëlla de riso © Greta Garbure

Parmentier de canard © Greta Garbure

Parmentier de canard © Greta Garbure

Nous décidons de zapper les desserts.

Le premier verre qui nous a été servi pour accompagner cette dînette est un vin espagnol : un Navarra « Señorio de Sarria » Roble 2011 (cépages Garnacha, Tempranillo, merlot) élevé 3 mois en barriques de chêne américain qui se révèle rond et fruité en bouche avec des arômes de fruit rouge et des notes épicées. Il se laisse boire sans déplaisir. Ce ne sera pas le cas des deux suivants : un malbec d’Argentine « La Chamiza polo amateur » 2013 et un carménère chilien « Aromo » (D.O. Maule Valley) 2013.

Vin Señorio de Sarria Roble 2011 © Greta Garbure

Vin Señorio de Sarria Roble 2011 © Greta Garbure

Bon, bon, bon…Tout ça est un peu décevant. Surtout pour quelqu’un qui a l’habitude de la cuisine basque comme c’est mon cas.

Pourtant, il y a beaucoup de gentillesse au niveau de l’accueil et du service et l’on sent une volonté de bien faire.

Cela dit, ne nous en faisons pas trop pour eux. Car il est évident qu’ils ont touché leur cible : une clientèle jeune et branchée dont la motivation première est de passer un bon moment entre copains en buvant un verre et en picorant quelques nourritures dans l’air du temps ! Pas d’avoir une émotion « gastronomique ».

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine Vié

La Cantine Max y Jeremy
75, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 Paris
M° Château d’eau ou Strasbourg Saint-Denis
Ouvert du lundi au samedi, de 9 h à 2 h du matin
Tél : 09 51 46 29 99
Courriel : cantinemyj@malys.fr

Logo La Cantine Max y Jeremy

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