Nos mille-feuilles (nos feuilletages de la semaine)

La cuisine des marins
Voyage à bord des bateaux
Recettes de retour de pêche
Camille Labro

La cuisine des marins

Voilà un livre dont le thème me plaît !

Ce n’est pas pour rien que j’ai écrit « La morue entre sel et mer » (publié en 2001 chez Jean-Paul Rocher, hélas aujourd’hui épuisé*) qui donnait non seulement des recettes mais racontait aussi l’histoire de TOUTES les morues (les vraies et les fausses), l’univers des terre-neuvas, leur quotidien, leur langage, leurs chants, etc.

Et puis, oserai-je l’avouer ? Il y a bien des années (au siècle dernier), j’ai participé à un voyage de presse en Norvège où il y a eu un concours de pêche à la ligne en haute mer depuis un chalutier (entre les journalistes présents) et… devinez quoi ? C’est moi qui ai gagné le trophée — un joli petit ours en cristal que j’ai toujours dans mon bureau — parce que j’ai pêché 7 cabillauds à la ligne (contre 2 seulement pour le deuxième) !
Bon, on a tous ses petits moments de vanité !

C’est donc avec une forme de gratitude que j’ai ouvert ce livre qui — la couverture annonce tout de suite la couleur ! — se concentre sur la pêche artisanale, loin des méthodes industrielles. Un hommage à l’univers de la petite pêche ! Bref, mon credo !

Le livre est intelligemment découpé en quatre parties : la Méditerranée, l’Atlantique sud, l’Atlantique nord et la Manche.
Il propose de redécouvrir les poissons de nos littoraux, ceux qui les pêchent et ceux qui les cuisinent.
Avec pour chaque région des histoires de vies, des récits, des anecdotes, des traditions et des recettes. Mais aussi avec des doutes, des colères et des combats.
Un véritable plaidoyer en hommage à la petite pêche solidaire et responsable en même temps qu’un recueil de recettes savoureuses.
Un livre intéressant, gourmand et émouvant.

J’ai aimé qu’on y fasse une place à des poissons peu connus comme le sévereau (chinchard) et la bogue ou négligés comme le tacaud, la vieille ou la roussette.

J’ai été touchée par Boris Obolensky, pêcheur à contre-courant ; Élisabeth Tempier, grande avocate de la petite pêche ; Xabi Martiarena, le retraité philosophe ; Gwenaël Pennarun, ligneur activiste ; Scarlette Le Corre, pêcheuse-cueilleuse-cuisinière.

Côté recettes, j’ai craqué pour le poulpe en salade de Boris Obolensky, les gnocchetti sardi au jus de poissons de roche de Pierre Giannetti, les boulettes de bogue de Christiane Djian, la daube de seiche d’Élisabeth Tempier et de Sophie Marty, les anchois marinés de Martine Labro (la maman de l’auteur), les sardines farcies d’Anne-Marie et de Michel Alziari, le merlu koskera de Mikel Jauregui, le thon en conserve de Didier Martinez, le merlu salsa verde de Xabi Martiarena, le turbot farci aux tellines de Ramuntxo Courdé, les ravioles de tourteau et velouté de petits pois de Michel Biquet, le mille-feuille aux langoustines de Mathilde Vermynck, les cannellonis de moussette de Philippe Hardy, les moules de bouchot au cidre et la brandade de raie de Stéphanie Mahé, l’araignée en artichaut de Christophe Wasser et le saint-pierre rôti au jus d’arêtes de Jean-Marie Baudic.

Un livre que les excellentes photos de Juliette Ranck rendent encore plus captivant et que je rangerai avec plaisir dans ma bibliothèque.

Blandine Vié

* Pour ceux que cela intéresse, je n’en ai plus que 10 à céder à prix d’ami (25 € seulement malgré la cote, port compris en France métopolitaine).

La cuisine des marins
Voyage à bord des bateaux
Recettes de retour de pêche
Camille Labro
Photographies de Juliette Ranck
216 pages
Gründ
24,95 €

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