P’tit billet d’humeur

Les prébendés de l’Élysée

Une table à l'Élysée via muselangues.fr

En ces temps où l’on s’interroge sur la teneur d’une conversation post-prandiale entre d’anciens collègues de boulot dans un gouvernement précédent, je me sens en droit de savoir pourquoi ils ont décidé de déjeuner ensemble ! Et même ce qu’ils ont mangé puisque c’est moi (aussi) qui paye l’addition ! Ont-ils chipoté une tranche de jambon blanc-salade verte ou bien ont-ils mordu à belles dents dans des mets rares et onéreux dont nos concitoyens sont tenus éloignés pour un tas de raisons ? Et pourquoi se sont-ils autorisé cette liberté ? Si c’était pour échanger les photos de leurs dernières vacances chez Marcel, leur beau-frère, nul n’était besoin de se goinfrer en même temps à mes frais. Et si c’était pour évoquer les grands problèmes de notre époque troublée, je veux alors entendre les fruits de leurs échanges sans nul doute édifiants. Car, par principe, rien de ce qui se passe à table, au cours d’un repas ou d’un cocktail ne doit rester étranger à Greta Garbure ! Surtout quand c’est elle (aussi) qui régale !

Il est curieux de constater que nos élus ont tendance à se mettre une serviette autour du cou dès qu’ils ont quelque chose d’important à se dire ! Heureusement que les banquets républicains des années Trente ont fait place à des protocoles et à des plats allégés ! Par le passé, de nombreux édiles apoplectiques ont payé un lourd tribut aux exigences gastronomiques du genre et de l’époque.
Évidemment, au regard de leurs salaires, indemnités, prébendes réactualisées, fonds secrets, primes grotesques, les frais de bouche des ministères font pâle figure… Mais malgré tout, ce déjeuner dont personne ne donne la même version, au point que l’on se demande s’il était bien indispensable ou si les boissons servies ont définitivement altéré la capacité de mémoire de ses participants, c’est pitoyable, non ?

Je voudrais rappeler aux vieux cons dans mon genre et apprendre aux jeunes générations que le Général de Gaulle, en ces mêmes lieux, tenait à payer de sa poche les frais du goûter de ses petits-enfants qui venaient parfois lui rendre visite le jeudi après-midi…

Goûter via l'aubergeuruguayenne.com

C’est tout, rien de plus mais rien de moins !

Patrick de Mari

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