Dégustations

Un joli voyage de presse
dans les Graves

The Latour-Martillac Team © Greta Garbure

The Latour-Martillac Team © Greta Garbure

Quand le TGV me dépose à la gare Saint-Jean de Bordeaux, je sais que m’attend Tristan Kressmann, le co-propriétaire du château Latour-Martillac.
Le trajet nous permet de parfaire la connaissance que, l’un de l’autre, nous avions esquissée lors de précédentes dégustations l’année dernière. Je dormirai trois nuits de suite dans la ravissante chartreuse familiale. Après un dîner chaleureux qui m’a permis d’apprécier la tenue de millésimes anciens du château et d’un doisy-daëne 1998 pour dormir bien : alors, au dodo ! J’adore les chambres d’amis dans lesquelles on peut faire son jogging ! Non pas que j’ai envie mais au cas où…

Une belle chratreuse © Greta Garbure

Une belle chartreuse © Greta Garbure

Un chai © Greta Garbure

Le chai de Latour-Martillac © Greta Garbure

Après le petit déjeuner, rendez-vous à 9 h au château Vénus, l’admirablement nommé. (Aïe ! Je ne suis pas trop sexiste en disant ça, au moins ?!!) De création récente, ce domaine est développé au pas de charge par Emmanuelle et Bertrand Amart sous la protection de la déesse éponyme. Et elle semble efficace pour pallier l’absence de tout engrais et désherbant de synthèse. Vendanges manuelles, bien sûr, sur les 6 ha plantés à 70 % de merlot et 30% de cabernet sauvignon. Le sémillon et le sauvignon donnent un blanc anecdotique par ses quantités et qui méritera de le rester dans le millésime 2013.
La robe du château Vénus, d’un rubis clair, étonne et annonce une matière légère. Le nez confirme cette première impression en nous orientant vers la framboise et la cerise. En bouche, c’est « gourmand et croquant » comme dit l’autre, d’une grande fraîcheur. Un vin immédiatement bon à boire, pour environ 9,50 €.
La cuvée APOLLON est plus ambitieuse mais bien équilibrée. Le 2010 commence à se montrer à son avantage et ce n’est pas fini ! Un vin intense, de belle facture, dans tous les sens du terme : 32 €.

Mais pas de temps à perdre malgré la qualité de la compagnie : je suis attendu à 10 h 30 au château Ferrande, si jolie demeure mais malheureusement si fermée depuis son rachat par le groupe Castel.

Le château de la Belle au Bois-Dormant ? © Greta Garbure

Le château de la Belle au Bois-Dormant ? © Greta Garbure

Les bouteilles de Graves, blanc 2013 et rouge 2011 attendent sagement avant d’être sacrifiées. Une soixantaine en 2 heures et demie, faut pas traîner. C’est évidemment trop peu pour prendre du plaisir mais assez pour se faire une idée précise sur chacune (comme dans un gang bang, enfin, c’est ce qu’on m’a dit…!). Certaines vendanges de blancs ont eu lieu trop tôt, ont donné des vins manquant par trop de densité et ainsi des caractéristiques habituelles de cette belle appellation. Mais d’autres sont là et bien là et il n’est pas difficile de s’enthousiasmer pour nombre d’entre eux. Demandez-les à votre caviste préféré, ils ne vous décevront pas !

Graves rouges 2013 © Greta Garbure

Graves rouges 2013 © Greta Garbure

De gros coups de cœur pour ces vins blancs aux sauvignons aromatiques et sémillons arrondis avec minéralité, salinité et parfois, encore une pointe carbonique :
— château Saint-Robert,
— château du Pont-de-Brion,
— château de Lionne,
— château Ferrande
— Villa Bel-air,
ainsi que pour les grands classiques qui font presque toujours très bon :
— clos Floridène,
— château Chantegrive, cuvée Caroline,
— château Rahoul.

Les Graves rouges 2011 :
Ce millésime a pour principal défaut d’être arrivé après l’excellent 2009 et l’immense 2010. Tout comme cette année dans tout le bordelais, le soleil de fin septembre et octobre a permis de vendanger des raisins arrivés à bonne maturité.
Aux Lionne, Pont-de-Brion, Villa Bel-Air, Chantegrive sus-cités, il faut absolument ajouter le délicieux château Lassalle, bien présent en bouche, avec une matière importante mais souple, déjà en rondeur, et une finale longue. Ainsi que le Crabitey que je vais goûter au château, à Portets. On n’a pas beaucoup de temps, notamment pour aller dans les vignes, mais la dégustation de plusieurs millésimes en rouge constitue une jolie surprise pour moi qui les goûte pour la première fois. J’en retiens le 2005 (mais il fallait être fort pour louper ce millésime) et puis le 2010 pour son parfait équilibre et sa puissance, sa finesse de tanins, son élégance (13,80 €) mais le 2011 est également extrêmement plaisant et peut se boire dès maintenant (12,50 €).

Arnaud de Butler du château Crabitey

Arnaud de Butler du château Crabitey

CRABITEY 10

Dîner en anglais au château de Cérons, mais attention, « se coucher tard… nuit » !

Alors, suite de ce compte-rendu… chargé : demain !

Patrick de Mari

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2 Commentaires

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