P’tit billet d’humeur

La cuisine politique

1) Il conviendrait peut-être de préciser une bonne fois à notre personnel politique que le mot « prébendes » ne tient pas sa légitimité d’une montée de sève printanière, annonciatrice de l’érection d’une nouvelle République qui serait encore plus généreuse à leur endroit, et encore plus profondément intrusive au nôtre ! Alors que le « bois bandé », en infusion ou dans du rhum…

Bois bandé via sondagetouristikmada.travelblog.fr

2) Ah ! La poularde en vessie et  la soupe aux truffes de Paul Bocuse…! Des cuisiniers font des carrières entières avec des recettes qui assoient leur bonne réputation et leur survivent. En revanche, y a-t-il pire cruauté que celle qui consiste à rappeler à un homme politique l’une de ses phrases qui le suivra jusqu’au tombeau ?
Exemple : « La Gauche, c’est la morale en plus ! » (Laurent Fabius). Mouahaha !!!

Soupe aux truffes Paul Bocuse via slate.fr

3) La « promotion-canapé » n’a pas toujours le même sens : « Chez le traiteur, elle permet au client de manger plus pour moins cher. Chez les politiques, le repas « Royal » qui vous est servi risque d’être coûteux et de vous rester en travers de la gorge.

Canapés via idealparty.wordpress.com

4) En cuisine, la mode est à la betterave : en purée, en chips, en salade, râpée crue ou cuite… En politique, après l’indigeste gâteau nantais, difficile à avaler, c’est depuis peu le temps béni de la crème catalane, qui ne se partage qu’entre bons amis.

Crème catalane via kaderickenkuizinn.com

5) Le général de Gaulle a dit : « Les Français sont des veaux ! » Est-ce une raison suffisante pour que les banquets républicains engloutissent aussi bien fonds de veau que fonds publics ?

 Fond de veau via moietcie.ca

6) Pour les citoyens, aller au marché coûte de l’argent. Pour les politiciens, les marchés publics sont au contraire très lucratifs !

Marché de Belleville via babeblogue.blogspot.com

7) Le restaurateur est à l’écoute de ses clients. L’ homme politique aussi, grâce aux Renseignements Généraux.

8) « La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop ! » (Édouard Herriot).
Mais attention, chez les électeurs, l’odorat est en train de se développer !

Andouillette via fureurdesvivres.com
9) Si la cuisine politique nous reste parfois sur l’estomac, c’est que nous avons la sensation désagréable que nos ministres gardent le meilleur pour eux et nous invitent avec condescendance à partager leurs restes.

Restes alimentaires via developpementdurable.com

10) Le développement du râble n’implique pas que le Président soit forcément un chaud lapin !

Râble de lapin via recettessimples.fr

Allez, c’est leur tournée : pots de vin pour tout le monde !

Patrick de Mari

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Un commentaire

  1. Pingback: Un p’tit goût de revenez-y ! |

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