Bonne table… ou évi-table ?

Le Petit Poucet
Restaurant-brasserie
Levallois, Île de la Jatte (Hauts-de-Seine)

Le Petit Poucet vue ext.

Avec son immense terrasse au bord de l’eau — et cette eau n’est autre qu’un bras de la Seine — on pourrait presque croire que l’on vient déjeuner à la campagne. Comme il fait très chaud, c’est bien agréable ! Pourtant, nous sommes à Levallois, sur l’île de la Jatte et la rue que nous venons de longer à pied pour arriver au restaurant déroule son ruban en plein quartier résidentiel, avec ses villas clonées les unes sur les autres ou ses petits immeubles avec rez-de-jardin. Pas toujours de bon goût, mais chic de chez chic.

Une fois attablés, le dépaysement est plus patent bien que nous ne soyons pas dans l’immédiate proximité de l’eau. Au moins, ne nous ferons-nous pas piquer par les moustiques !
Et si nous mangions ? Ça tombe bien nous avons faim.

Nous attaquons respectivement notre repas par deux entrées rafraîchissantes à souhait : de la « chair de tourteau et avocat au xérès, pomelos rouges » (17 €) et une « burata et tomates cœur de bœuf à l’huile d’olive et xérès (14 €), simples mais goûteuses et bien assaisonnées.

Chair de tourteau et avocat au xérès © Blandine Vié
Burrata et tomates cœur de bœuf à l'huile d'olive et xérès © Blandine Vié

Pour le plat de résistance, j’opte pour la « pièce d’agneau d’Occitanie au romarin, tian d’aubergine et courgette » (26 €) — on dirait le Sud — tandis que Patrick préfère manger froid et choisit » la trilogie de tartares de bœuf, frites (chaudes !) et salade » (20 €).

Pièce d'agneau d'Occitanie au romarin © Blandine Vié
Trilogie de tartares de bœuf frites maison © Blandine Vié

Les viandes sont très bonnes — nous apprendrons plus tard de la bouche du chef Éric Chattelard qu’elles viennent de la boucherie André à Boulogne (plus un petit appoint à Paris si nécessaire) tandis que les volailles proviennent du renommé « Coq Saint-Honoré » à Paris — les portions généreuses et les garnitures honorables.

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Patrick a une nette préférence pour le tartare traditionnel, celui à l’italienne et surtout celui façon thaï présentant moins d’intérêt. La viande du tartare thaï a d’ailleurs blanchi, cuite par la sauce. En revanche les frites maison le consolent de cette petite déception, au demeurant très subjective. Quant à moi, peut-être que j’eusse aimé mon agneau un peu plus rosé…

L’heure du sucré a sonné et je vais comme d’habitude céder à la tentation du « baba au rhum aux raisins blonds, crème légère vanillée » (12 €) tandis que Patrick guigne — ha ! ha ! — le « clafoutis aux cerises, glace pistache » (12 €) avec détermination. Tout va bien.

Baba au rhum aux raisins blonds

Clafoutis aux cerises, glace pistache © Blandine Vié

Sur une carte des vins courte mais équilibrée, Patrick a repéré immédiatement un « Ladoix 1er cru rouge 2009, cuvée « Les Corvées », du domaine Claude Chevalier » (58 € la bouteille) dont il me sait friande. Je n’aime d’ailleurs pas que le vin, j’aime aussi beaucoup le vigneron qui le fait. Un vin de la Côte de Beaune dont je vous prie de croire que ça n’a pas été une corvée de le boire et dont avons apprécié la robe profonde et la bouche franche au bel équilibre, avec du fruit et de la tension. L’accord avec mon agneau était au moins aussi évident qu’avec les tartares de Patrick.

Ladoix 1er cru Les corvées © Blandine Vié

La carte est celle d’un restaurant qui appartient à un groupe et qui exige un approvisionnement constant c’est-à-dire sans rupture et donc des étiquettes bien connues : pas de place pour les vignerons artisans, on n’est pas dans un bar à vins mais il y a quand même de quoi boire très correctement.

Carte des vins Petit Poucet

Bref, cette partie de campagne était tout à fait charmante et très honnêtement, pour un restaurant qui fait 700 couverts par jour en été — il y a 4 espaces : une terrasse de 350 couverts, un patio, une salle côté Seine et une salle à l’intérieur qui réussissent le tour de force de ménager une certaine intimité — nous avons été agréablement surpris car la cuisine n’a rien d’une grossière cavalerie comme il arrive parfois dans ce genre d’établissements.

Le Petit Poucet patio  Le Petit Poucet seine  Le Petit Poucet salle cote Seine  Le Petit Poucet terrasse ext

Quant aux prix, ils sont au diapason des prix parisiens quand le cadre est déjà en lui-même une attraction.
Et puis, ne l’oublions pas,
nous sommes à Neuilly/Levallois

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Le Petit Poucet
4, rond-Point Claude Monet
Île de la Jatte
92300 Levallois
Ouvert tous les jours de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30.
Service voituriers
Tél : 01 47 38 61 85
Site : http://www.le-petitpoucet.net

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3 Commentaires

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