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Traditions, us et coutumes

Pipe portugaise

Magritte via doti17.over-blog.com
Dans « l’Encyclopédie de la vigne, du vin et des alcools » du Club Des Amateurs de Vins Exquis (Cave SA) dirigé par le grand Jacques Perrin, on peut lire :
« Grande futaille dans le commerce du vin dont le nom provient de la «pipa» portugaise. Il s’agit d’un fût de forme particulière, allongé et aux extrémités légèrement coniques.
Traditionnellement utilisée pour le porto, le madère, le marsala et les autres vins portugais, la contenance de la pipe peut varier d’une région à l’autre du pays. Dans la vallée du Douro, lieu de production du porto, la récolte de chaque vignoble est mesurée en pipe de 550 l. À Villa Nova de Gaia, près de l’embouchure du Douro où le porto mûrit dans les chais, une pipe varie en contenance de 550 à 630 l. Du fait de leur forme allongée, non seulement les douves des fonds mais encore celles de la pipe à leurs extrémités sont munies d’un joint en jonc de rivière qui assure l’étanchéité. La forme particulièrement allongée de la pipe a pour fonction de faire évoluer le vin plus rapidement, car il bénéficie d’une plus grande surface de contact avec l’air au travers du bois. Les pipes de porto sont souvent centenaires. Elles sont construites dans des bois de chêne aux fibres très serrées, souvent en provenance de Pologne (chez Martinez et Cockburn). Les propriétés du chêne des forêts de la région de Dantzig permettent de réduire les pertes par évaporation de 2% par année. Les pipes du siècle passé sont régulièrement entretenues. Les douves sont périodiquement détartrées et remplacées pour celles qui se mettent à couler. Les pipes neuves ne sont pas immédiatement utilisées pour le mûrissement du porto. Trop riches en tanins qui altéreraient le fruité recherché dans le porto, les pipes neuves reçoivent d’abord des vins rouges pendant au moins 18 mois. Dans les tonnelleries des grandes maisons de porto, les déchets de ce bois de chêne sont transformés en sciure qui est utilisée pour fumer les poissons, en particulier le saumon. La pipe est aussi utilisée pour le Madère (418 l) et pour le Marsala (422 l). »

Fûts à porto via teiaportuguesa.com

On peut aussi boire le porto dans des p…s à porto en verre, surtout si l’on vient de le tirer au chai avec une p…tte. Mais il en faudra alors une par tête de p… !

Pipe à porto via vinetpassion.com
Aujourd’hui, vous mangez bien-sûr une p…rade. Au coin du feu, vous pouvez également vous faire une flûte de P…r-Heidsick sans p…r mot en fumant une bonne p… avec la sœur de Kate Middleton, entre people, pour faire jaser les p…lettes et se fendre la p….

Étiquette champagne Piper-Heidsieck via winepaper.fr
Bruyère ou écume, elle devra être taillée en partie à la main et ensuite soigneusement culottée. Ça ne vous coûtera pas cher sauf si les dés sont p..és.
Dans ce cas, soit c’est du p…au, soit vous allez au casse-p….

Mais attention ! La Saint-Claude ne pardonne pas tout, nom d’une p… !

Paul Cézanne, le fumeur de pipe via commons.wikipedia.org      Vincent Van Gogh, autoportrait via commons.wikimedia.org     Van Gogh autre autoportrait via fr.wikipedia.org

P……dM

 

La chronique de Greta Garbure

PIPELETTE, MAIS PAS PEOPLETTE !

Un nouveau blog sur le boire et le manger ?
Bah ! oui, c’est comme ça !
Pourquoi ?
Bah… parce que !

À peine sort-on de table qu’on pense déjà :
– au repas suivant, celui qu’on va se mijoter ou faire au resto, qu’il s’agisse d’un petit bistrot ou d’un étoilé,
– au marché où l’on va dénicher un petit producteur formidable,
– à la bouteille épatante qu’un caviste va nous faire découvrir,
– au saucisson corse du prochain apéro… une vraie merveille,

- au fromage au lait cru dont on va s’accorder une lichette au goûter avec un verre de vin parce qu’on n’aura pas la patience d’attendre jusqu’au soir,
– au pain qu’on va acheter exprès en faisant un détour parce que c’est là qu’il est le meilleur dans le quartier,
– à la pâtisserie où l’on rentre pour acheter un palmier qui nous a fait de l’œil dans la vitrine, et d’où l’on ressort avec deux éclairs au café et un sachet de macarons,
– au panier de cèpes qu’un copain doit vous apporter parce qu’il a fait la cueillette du siècle et qui vous fait déjà fantasmer sur un risotto,

- à la friture d’anchois que vous accompagnerez d’un rancio sec,
– au parfum du fricot qui embaume la maison et titille vos narines,
– aux bouchées à la reine dont vous refaites la recette pour la troisième fois parce qu’il y manque encore un petit quelque chose,
– au petit salé que vous allez préparer la veille pour une soirée entre copains,
– au saladier de mousse au chocolat dont vous ne pouvez vous empêcher de « torcher » les parois avec les doigts,
– au riz au lait dans lequel une fève tonka oubliée peut vous émouvoir au-delà de toute raison…
J’en passe, et sûrement des meilleures encore… évidemment !
Car, vous l’avez compris, nous ne serons jamais rassasiés !

Oui, dans « http://www.gretagarbure.com », nous vous parlons de tout ça.
Et de bien d’autres choses encore.
Nous poussons les portes des cuisines, nous soulevons les couvercles des marmites, nous descendons dans les caves, nous débouchons des bouteilles, nous parcourons les vignes, nous rendons visite aux artisans pour qu’ils nous montrent leur savoir-faire, nous faisons le marché, nous goûtons des produits, nous testons des recettes, nous feuilletons des livres, nous vous donnons de bonnes adresses, nous interviewons des chefs, nous voyageons, nous vous racontons les derniers potins.
Mais attention, pas les potins des journaux à scandales !

Car si jamais nous mentionnons le Rocher… il sera en chocolat ou à la noix de coco !

Si nous évoquons Monaco… ce sera pour ses petits restaurants italiens en vogue.
Et si nous papotons un jour à propos de Caroline et de Stéphanie… ce sera des Sœurs Tatin, les deux Demoiselles de Lamotte Beuvron !

Enfin, nous vous disons aussi tout ce qui ne nous plaît pas, nous fait rire ou nous consterne dans les petits mondes de la cuisine et du vin. Et Diou Biban, comptez sur moi, Greta Garbure, avec mon franc-parler et ma langue bien pendue, pour vous servir tout ça à la louche !
Vous comprendrez pourquoi ma devise est : « Mets-m’en trop ! »