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Évasion

L’ŒNOTOURISME à VÉLO
et au SEC 
avec le ROOFBI® !

À vélo et à sec !

À vélo et à sec !

L’œnotourisme — merci de prononcer « É…notourisme » (et non « EU…notourisme »), en vertu de la préconisation qui veut qu’on prononce la ligature Œ comme EU quand elle est suivie d’une voyelle (œuf, œil, bœuf) mais É lorsqu’elle est suivie d’une consonne (œsophage, œdème, œstrogène, fœtus, Œdipe, œnologie, œnotourisme) — est à la mode ! Cela devient même une valeur sûre du tourisme ! Notamment le cyclotourisme pour ceux qui veulent découvrir les vins en même temps que la nature.

Mais parfois, on ne sait pas trop comment s’y prendre pour commencer, pour ne rien oublier.
Nous n’allons pas nous improviser conseillers car nous avons un copain dont c’est le job et qui fait ça beaucoup mieux que nous : André Deyrieux.
Il explique tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer et de devenir un wine-trotter confirmé, aussi nous vous incitons vivement à consulter son site WINETOURISMINFRANCE.COM, surtout si c’est la première fois. Les dix commandements sont là :

http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/1886_oenotourisme
_c_est_votre_premiere_fois.htm

Épatant, non ?

Rigolo mais surtout efficace

Rigolo mais surtout efficace

Nous, nous voulons juste vous faire découvrir le Roofbi® qui nous semble un accessoire indispensable quand on part en randonnée à vélo et qu’il pleut. Ce qui, vous ne nous contredirez pas, peut survenir. Et là, ni les capes imperméabilisées ni les ponchos ou autres vêtements de pluie ne sont d’un grand secours.
Alors qu’un Roofbi® ne vous empêchera pas de faire vos balades sans changer de tenue vestimentaire… et sans vous décoiffer !

Le Roofbi® protège le cyclotouriste du froid, du vent et de la pluie.
Contrairement à une voile qui est très rigide et indéformable, la structure flexible du Roofbi® se déforme pour ne pas faire voile en cas de rafales, les ouvertures laissent passer l’air, et il a bien entendu fait l’objet d’essais poussés.

Pratique et peu encombrant

Pratique et peu encombrant

Monté sans outil en moins de 3 minutes sur la plupart des vélos, avec lui, on ne craint plus les intempéries. Il convient également parfaitement aux vélos à assistance électrique et permet ainsi de remplacer la voiture en toute saison.
Sur la route, la sécurité s’améliore aussi grâce aux bandes réfléchissantes autour du Roofbi®, et les voitures laissent plus d’espace pour dépasser ce  véhicule étonnant.
Pour un poids total de 2,5 kg, une fois replié, il tient dans un petit sac à dos. Une fois ouvert, plusieurs poches permettent de ranger les objets du quotidien, ou son pain.

Prix : 118€.

Toutes les infos sont sur le site : http://fr.roofbi.com

Blandine Vié

 

P’tit billet d’humeur

L’avenir du beaujolais se joue avec des zigotos

Tout a été dit sur le beaujolais nouveau et le sera encore durant le mois de novembre de cette année et des suivantes.
Tout : agacements, sympathies, sarcasmes, reconnaissance, souvenirs plus ou moins vivaces en rapport avec les qualités et les quantités ingérées.
Ne barguignons pas, la fête ne se calcule pas toujours et les actualités ne sont pas si rigolotes que l’on puisse chipoter celle-ci.
Et alors, me direz-vous, non sans raison ?
Eh bien, vous répondrai-je, je viens de rencontrer en marge du Salon Millésime Bio à Montpellier quelques jeunes gens bien conscients de leurs responsabilités et bien décidés à les assumer vis-à-vis de leur cépage-roi (le gamay) bien sûr, de leurs chers beaujolais et beaujolais-villages évidemment, mais surtout de leurs terroirs car c’est bien cela que reflètent les 10 crus recensés, si différents et si estimables.
Croyez-moi, la récompense est au bout du chemin lorsqu’on fait le double effort de rechercher les très bons vignerons et que l’on est suffisamment patient pour laisser leurs bouteilles vieillir quelques années.
Un bref rappel peut être utile : en remontant du nord de Lyon jusqu’au sud de Mâcon, vous irez à la rencontre des : Saint-Amour, Régnié, Moulin-à-vent, Morgon, Juliénas, Fleurie, Côtes-de-Brouilly, Chiroubles, Chénas et Brouilly. Il y a là sur cette jolie rive droite de la Saône, les ingrédients nécessaires pour faire de grands vins et certains s’y emploient.

C’est maintenant que je veux vous présenter mes zigotos, mes zozos, comme dirait avec tendresse François Mauss (http://gje.mabulle.com).
Impressionnants la volonté et l’engagement de la jeune génération qui reprend les rênes des propriétés parfois ensommeillées, souvent un peu conservatrices.
Elle nous donne la possibilité de vérifier au travers de quelques vieux millésimes que les parents ont su faire bon mais que les enfants vont assurer la pérennité des sols et de la qualité du raisin qui arrive au chai. Les exigences de la culture bio et même de la biodynamie ont été entendues. Il ne manque plus à ces jolis vins que de l’information, de la communication et des rencontres plus respectueuses et plus fréquentes avec leurs clients. On sent bien qu’ils sont aussi là pour ça, les bougres et les bougresses qui détiennent les clés du développement de leurs domaines et plus généralement de leurs appellations.
« I love beaujolais » ornait fièrement leurs beaux tee-shirts blancs XXL.

Ils ont fait valsé les magnums et les vieux millésimes en remontant jusqu’en 1989. Ce fut une soirée glorieuse !
Qui a dit que le gamay ne vieillissait pas bien ? Qui ne sait pas que certains « pinotent » comme de vrais bourguignons. Que le granit des sous-sols communique aux vins de Brouilly une élégante minéralité et des arômes de fruits rouges, que les morgons sont puissants et charnus, que les chiroubles ont une délicatesse florale. Car les vins dont je vous parle n’ont pas connu de levures aromatiques hésitant entre la banane et l’ananas.

Cette jeune génération montante nous rend confiants en l’émergence de nouveaux vins encore meilleurs, de terres encore plus saines, de paysages encore plus beaux. La passion finit par être comprise et je suis persuadé du talent et de la détermination des garçons et des filles du Beaujolais tels que Raphaël Saint-Cyr, Paul-Henri Thillardon, Fabien Chasselay, Guillaume Paire. Ils ont en eux cette force qui leur permet aujourd’hui déjà de transmettre leur foi et demain, de ramener leurs terroirs sur le devant de la scène, notamment grâce à l’œnotourisme.

Je prends rendez-vous avec plaisir car ce sera alors un grand pas pour l’humanité.


PdM

Fabien et Claire Chasselay © Jean-Baptiste Laissard-Interbeaujolais

Fabien et Claire Chasselay © Jean-Baptiste Laissard-Interbeaujolais

Raphaël Saint-Cyr © Jean-Baptiste Laissard-Interbeaujolais

Raphaël Saint-Cyr © Jean-Baptiste Laissard-Interbeaujolais

IB 5 DG 222 - Chénas en été - Daniel Gillet Inter Beaujolais copyright