Catégorie: Restos

Bonne table… ou évitable !

Les oreilles de Pilou

Pilou devant son bistrot « Chez Pilou » © Greta Garbure

Pilou devant son bistrot « Chez Pilou » © Greta Garbure

Pilou est une figure de Biarritz depuis… ouch ! … depuis toujours ! Il a choisi un jour de poser son sac, de calmer le jeu, d’être un peu plus raisonnable. Eh bien, peine perdue, sa fidèle clientèle et ses nouveaux amis occupent le terrain en nombre, midi et soir, dans son bistrot-dans-le-jus (pas bistrot-chic).

La salle © Greta Garbure

La salle © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Les grands restaurants, quels que soient leur rang ou leur classement ont tous un plat emblématique. Vous savez, celui qui vous fait courir, la référence incontournable : tu es allé là et tu ne l’as pas pris ?!! Non mais, allô quoi ! Ici, on se pourlèche avec une cassolette d’oreilles de cochon et de chipirons. C’est… fondant et craquant à la fois, raffiné et canaille. Je n’ai même pas eu le temps d’en prendre une photo avant de les engloutir ! Alors, faites-moi confiance !

Colvert, cèpes et kakis © Greta Garbure

Colvert, cèpes et kakis : le marché du jour © Greta Garbure

Les champignons, tous les champignons, paraissent dans leurs plus beaux atours, notamment les trompettes de la mort en brouillage. Le rognon est servi entier comme j’aime. La côte de veau XXL (20,50 €) fait bien ses 350 g. Dans sa courte saison, la palombe est bien respectée (30 €). La sole de Saint-Jean-de-Luz (24 €) est toujours de belle taille (300/400 g) et de juste cuisson, tout comme le filet de maigre (17 €), délicieux poisson de nos côtes.

Trompettes de la mort en brouillage © Greta Garbure

Trompettes de la mort en brouillage © Greta Garbure

Rognon de veau © Greta Garbure

Rognon de veau © Greta Garbure

Poulpe © Greta Garbure

Poulpe © Greta Garbure

Palombe © Greta Garbure

Palombe © Greta Garbure

Les desserts fleurent bon la cuisine de grand-mère. Tu aurais dû venir, Blandine, regarde ce baba lui-même bien imbibé !

Baba au rhum © Greta Garbure

Baba au rhum © Greta Garbure

Les vins sont à leur prix, la sélection est limitée mais futée, de 15,50 à 77 €. Quelques jolis vins espagnols dont un toujours magnifique Alion en Ribera del Duero.

Charlotte et le coin cave © Greta Garbure

Charlotte et le coin cave © Greta Garbure

Alors vous voilà prévenus : ici, ça mange et ça parle fort ! Moi parfois, j’aime échanger des mots et des bouteilles avec la table d’à-côté. Et quand j’en ai envie, je vais chez Pilou. Vous l’avez compris, je ne suis pas objectif : c’est un ami et nous avons tous les deux l’amitié pour religion. Alors si vous aussi vous pratiquez cet intégrisme, à bientôt !

Blandine ne m’en voudra pas de laisser ici le rond de serviette de Greta Garbure bien qu’elle n’ait pas encore goûté cette cuisine de bistrot qu’elle affectionne ! Je sais qu’elle adorera(it) et l’endroit et la cuisine.

Rond de serviette

Patrick de Mari

PS : Ah, j’oubliais ! Pilou se fera un plaisir de vous préparer le gin tonic de votre choix : il collectionne les bouteilles de gin du monde entier et vous fera profiter de sa science des cocktails.

Chez Pilou
3, rue de l’Arralde
64200 Biarritz
Tél : 05 59 24 11 73

Bonne table… ou évitable ?

Le Cherche-Midi
Restaurant italien
Paris 6e

Maccheroncini panna e funghi © Greta Garbure

Maccheroncini panna e funghi © Greta Garbure

Vous le savez puisque, de temps à autre, je vous fais quelques confidences, j’ai eu une tranche de vie italienne. Lombarde plutôt que napolitaine, mais tranche tout de même…

Je connais donc plutôt très bien la cuisine transalpine, toutes régions confondues, m’étant beaucoup promenée d’un bout de la botte à l’autre, et pas qu’au débotté !

Tout ça pour vous dire qu’au « Cherche-Midi », j’ai retrouvé le vrai goût de l’Italie, le vrai style de la « trattoria » familiale où tout est authentique, juste et bon, sans autre sophistication que la véracité des produits, la rectitude des cuissons, l’évidence des choix.
C’est bien simple, si j’habitais le quartier, j’en ferais ma cantine !

Donc pas la peine de chipoter et disons-le tout net (et même tout internet !) avant même de vous raconter notre repas : Greta Garbure laisse ici son rond de serviette sans barguigner !

Bon, passons aux choses sérieuses !

De l’extérieur, et surtout avec cette enseigne, on ne soupçonne pas vraiment que le « Cherche-Midi » soit un restaurant italien. Mais sitôt franchie la porte, on ne s’y trompe plus.

Salle Cherche-Midi

Soyons honnêtes jusqu’au bout !
J’ai rencontré Lydie di Meo fortuitement lors d’un dîner de presse et, sachant que Patrick serait à Paris fin septembre, elle nous a très gentiment lancé une invitation à venir découvrir son restaurant pendant son séjour.
Mais, vous le savez aussi — voir notre charte : 
http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/ — nous gardons toujours notre libre-arbitre, quel que soit le cas de figure. Et dans le cas où une invitation nous déçoit, s’il ne s’agit pas d’une démarche commerciale via un(e) attaché(e) de presse, nous préférons ne pas faire d’article. A contrario, si ça nous plaît, on ne se prive pas de (vous) le dire ! Bon, ça c’est fait !

Revenons maintenant à notre repas qui a lieu en compagnie de Lydie di Meo et de son frère et qui s’annonce sous les meilleurs auspices vu les charcuteries aperçues sur le comptoir.
La maison est tenue depuis 1978 par la famille di Meo, originaire du Molise, en Italie (qui a par ailleurs une activité de marchands de tableaux).

Comme toujours dans la péninsule italienne, nous commençons par des antipasti : d’une incroyable fraîcheur, la « mozzarella di bufala 100% latte di bufala » (100% lait de bufflonne) nous transporte (16 €) ! Arrivée du matin, elle est vraiment exceptionnelle !

L’assiette de charcuteries italiennes qui panache jambon de Parme affiné depuis octobre 2011 (17 €), culatello de zibello affiné depuis septembre 2012 (19,50 €), mortadelle à la truffe blanche (16 €) n’est pas en reste (les prix indiqués sont ceux pour des portions individuelles, évidemment). Tout est de qualité et délicieux et nous nous enthousiasmons pour la mortadelle à la truffe qui est une réelle découverte. Nous goûtons aussi un peu de strolghino di culatello, ce petit saucisson maigre et doux fait avec des chutes de culatello dont je vous raconterai un jour l’histoire (17 € l’assiette). Et personnellement, je ne résiste pas aux « carciofi alla romana » (artichauts à la romaine (16 €) dont je raffole.

Charcuteries italiennes (jambon de Parme, culatello, mortadelle à la truffe blanche) © Greta Garbure

Charcuteries italiennes (jambon de Parme, culatello, mortadelle à la truffe blanche) © Greta Garbure

Strolghino di culatello © Greta Garbure

Strolghino di culatello © Greta Garbure

Artichauts à la romaine © Greta Garbure

Artichauts à la romaine © Greta Garbure

Pour suivre, nous aurions pu choisir une viande ou un poisson proposés en plat du jour : carpaccio de bœuf à la rucola et au parmesan (20 €), escalopes de veau de lait au beurre et sauge (23 €), côtes d’agneau de Lozère poêlées au romarin (23 €), foie de veau au beurre et à la sauge (22 €) ou filet de thon au poivre (22 €).

Mais nous apprenons que les pâtes fraîches sont faites maison au jour le jour (de même que le pain et la pâtisserie) dans un atelier-laboratoire situé au-dessus du restaurant et, au vu de quelques assiettes commandées par des tables voisines, nous craquons et nous nous partageons des fettucine al tartufo estivo (à la truffe d’été, 29 €), des maccheroncini panna et funghi (macaroni à la crème et aux champignons : morilles et champignons de Paris, 18 €) et des spaghetti alla chitarra ai gamberetti (spaghetti découpés avec un ustensile spécial qui leur donne une section carrée, 18 €).
Un choix que nous ne regrettons pas car les pâtes sont vraiment topissimes — à quand un corner épicerie pour pouvoir en acheter ainsi que les charcuteries ? — et les garnitures savoureuses.

Fettucine à la truffe blanche d'été © Greta Garbure

Fettucine à la truffe blanche d’été © Greta Garbure

Penne aux 3 champignons © Greta Garbure

Penne aux 2 champignons © Greta Garbure

Spaghetti à la chitarra aux crevettes © Greta Garbure

Spaghetti à la chitarra aux crevettes © Greta Garbure

Pour terminer, je tiens absolument à goûter le tiramisù (8 €), dessert-test s’il en est — et Dieu sait s’il y en a de fantaisistes et de quelconques ! — qui se révèle épatant tandis que Patrick préfère une tarte aux framboises des plus avenantes… et surtout plus légère !

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù entamé © Greta Garbure

Tarte aux framboises © Greta Garbure

Tarte aux framboises © Greta Garbure

Sur ce repas, nous avons bu les deux vins du jour : un blanc de Sardaigne de l’admirable maison Argiolas, un S’élégas 2013 issu du cépage exotique « nuragus », à 7 € le verre. Un vin du sud bien équilibré, aux arômes délicats de pêche, poire et litchi. Simplement délicieux, aussi bien sur la charcuterie que sur tous les plats de pâtes.

Argiolas blanc © Greta Garbure

Argiolas blanc © Greta Garbure

En rouge, un chianti classico doc 2009 San Felice à 6 € le verre. Quand le San Giovese est bon, il est vraiment bon ! On est là devant un vin bien plus qu’honnête : sa générosité se manifeste avec franchise mais retenue, avec cette élégance toscane qui évoque la douceur de l’air et la verticalité des cyprès… L’envoûtement à ce prix-là, c’est cadeau.

Chianti classico © Greta Garbure

Chianti classico © Greta Garbure

Alors certes, les prix sont un peu élevés — plus que dans une trattoria italienne… en Italie — mais les produits sont d’exception, l’accueil et le service éminemment sympathiques (même si, bien sûr, nous n’occultons pas que nous avons été traités en VIP), la clientèle du quartier habituée à ces prix et les people (il y en a) aussi. D’ailleurs le restaurant est plein et il est plus que prudent de réserver.

Je vous l’ai déjà dit plus haut, non seulement Greta Garbure laisse ici son rond de serviette avec plaisir mais elle reviendra sans aucun doute !

Rond de serviette

Invitation des propriétaires.

Blandine & Patrick

Le Cherche-Midi
22, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Sèvres-Babylone

Tél : 01 45 48 27 44
Ouvert tous les jours, de 12 h à 15 h le midi, et de 19 h 30 à 23 h 15 le soir.
Site : http://www.lecherchemidi.fr

Bonne table… ou évitable !

Café Bouillu
Bistrot tendance
Paris 6e

La devanture © Philippe Schaff

La devanture © Philippe Schaff

Personnellement, nous n’aurions jamais osé baptiser un établissement « Café Bouillu » car il nous semble que ça appelle immanquablement la suite du dicton… « café foutu ! ». Et bon, pour un restaurant, est-ce bien raisonnable ?

Mais force nous a été de constater que finalement, le concept qui mêle esprit brasserie nouvelle vague, bistrot à la mode et bar-lounge était plutôt… bien pensé ! Je dirai même plus : bien foutu ! C’est dans la mouvance, branchouille façon Costes (le chef y a bossé 15 ans) et ça ratisse large !
Dorénavant, il serait donc malin de dire : « Café Bouillu… café bien foutu ! »

Bonus : cette ancienne crêperie aux beaux volumes a été joliment relookée par le décorateur Julien Allard, la salle de l’étage ménage plusieurs espaces aux ambiances différentes (la monumentale table d’hôte en bois taillée directement dans un tronc d’arbre est superbe), le petit coin (pour deux) près de la fenêtre romantique à souhait, bref c’est chic et convivial à la fois.

Salle de l'étage © Philippe Schaff

Salle de l’étage © Philippe Schaff

Autre ambiance © Philippe Schaff

Autre ambiance © Philippe Schaff

La cave mérite elle aussi le détour (une petite salle de 18 couverts la jouxte) car c’est précisément à cet endroit (voisin du couvent des Cordeliers) que Robespierre y a déclamé les mots de ce qui est devenu depuis la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité » !

La cave © Philippe Schaff

La cave © Philippe Schaff

Enfin, comme le lieu se veut résolument « djeun’s » (on est dans un quartier étudiant), c’est jazz le soir, avec des DJ en guest en fin de semaine.

Le bar lounge © Philippe Schaff

Le bar lounge © Philippe Schaff

On peut donc dire que le pari de Benoist Kersulec (dont les parents avaient déjà un « Café Bouillu » à La Baule), et de son ami et complice Fabrice Rialland (c’est lui le chef) est réussi pour ce qui est du cadre et de l’implantation parisienne.

Benoist Kersulec et Fabrice Rialland © Philippe Schaff

Benoist Kersulec et Fabrice Rialland © Philippe Schaff

Mais plongeons maintenant le nez dans nos assiettes.

Avouons-le tout net, nous avions très copieusement déjeuné, puis fait une dégustation de beaufort dans l’après-midi — business is business ! — aussi n’avions qu’une faim modérée.
Nous l’avons regretté car la carte fait la part belle à la viande de bœuf, presque exclusivement crue d’ailleurs : très (trop ?) longue carte de carpaccios (19 proposés à 16 €, deuxième assiette offerte) et tartares (de 17 à 18 €), à l’exception d’une « entrecôte magnifique » (26 €) et d’une « tendresse de bœuf paris-tokyo (36 €). Viande que nous n’avons par conséquent pas goûtée et sur laquelle nous ne pouvons donc objectivement nous prononcer.

Carte des carpaccios

Tout en patientant avec une petite salade de fenouil au saumon fumé en guise de mise en bouche, nous délaissons les plus légers « cœur de laitue » (6 €), « tomate mozzarella di burrata » (12 €), « petits nems de poulet » (8 €), « tataki thon et saumon » (14 €), et même les tradi « œufs mayo café bouillu » (3,50 €) ou « tartare avocat crabe » (12 €) car, malgré nos estomacs rassasiés, les « lobster spring rolls » (14 €) et la « poêlée de supions provençale artichauts poivrades (12 €) — je ne résiste jamais ! — nous font de l’œil ! C’est bon même si j’aurais préféré quelques virgules de cuisson en moins pour les supions et les artichauts.

Salade de fenouil au saumon fumé © Greta Garbure

Salade de fenouil au saumon fumé                 © Greta Garbure

Lobster spring rolls © Greta Garbure

Lobster spring rolls © Greta Garbure

Poêlée de supions provençale © Greta Garbure

Poêlée de supions provençale © Greta Garbure

Pour les plats, je reste tournée vers la mer avec des « gambas grillées sauce chien » (26 €) tout en ayant longtemps hésité avec le « risotto à l’encre de seiche saint-pierre » (25 €) tandis que Patrick résiste face à la « cocotte de pluma » (24 €) et finit par se laisser séduire par un « cocorico saïgon au curry jaune » (20 €) avec son bol de riz.
C’est sans surprise, presque rustique pour le poulet (la sauce est abondante), mais très convenable.

Gambas grillées sauce chien © Greta Garbure

Gambas grillées sauce chien © Greta Garbure

Cocorico saigon au curry jaune © Greta Garbure

Cocorico saigon au curry jaune © Greta Garbure

En ce qui concerne les vins, de 18 à 3600 €, vous devriez pouvoir faire le bon choix : le vôtre ! Du tout venant mais aussi des trouvailles, de bons petits vins sympathiques ou bien du très sérieux grand cru bordelais, dans de beaux millésimes déjà à maturité. Et de 4 à 6 € au verre de 12 cl, ce qui correspond à un coefficient multiplicateur de 6, environ. Mais quand on aime, on ne compte pas ! Circulez, mauvais client : si vous n’êtes pas content, allez dîner à l’étranger. Tiens, c’est pas bête !

Allons, comme il est bien connu que l’appétit vient en mangeant, on ne zappera pas le dessert : « cheesecake » (12 €) pour moi et « sorbet mangue-passion » (6 €) pour mon partenaire qui semble être bien lesté ! Quoique…
Car pendant que je vais me contenter d’un café, il va oser un « Café Bouillu » (kalhua, crème fraîche, sirop noisette, café, vodka) ! Ouf ! Heureusement, c’est le bus qui nous ramène !

Cheesecake © Greta Garbure

Cheesecake © Greta Garbure

Sorbet mangue-passion © Greta Garbure

Sorbet mangue-passion © Greta Garbure

Café bouillu © Greta Garbure

Café bouillu © Greta Garbure

Bon, on le voit, l’endroit est tendance et touche sa cible ! Commercialement, nul doute que ça va marcher. Culinairement, tout est conçu — ou pour mieux dire… conceptualisé ! — pour que tout soit simple en cuisine et efficace en salle ! C’est un parti-pris contemporain contre lequel il n’y a rien à redire. Le but d’un restaurant, c’est quand même de faire des bénéfices et pas d’être philanthropique ! Et vrai de vrai, ici, comme disait Fernand Raynaud : « C’est étudié pour ! »

Formules du midi :
une entrée un plat ou un plat un dessert (en semaine) : 17 €
une entrée un plat un dessert (en semaine) : 22 €

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Café Bouillu
9, rue de l’École de Médecine
75006 Paris
M° Odéon
Tél : 01 46 3419 41

Bonne table… ou évitable !

Penati al Baretto
Restaurant de haute cuisine italienne
Paris 8e

La salle

La salle

Le restaurant « Penati al Baretto », c’est le restaurant du très cossu mais très discret Hôtel de Vigny à deux pas des Champs-Élysées. Penati — Alberico Penati — c’est le nom du chef qui officia précédemment 10 ans au « Carpaccio » (1*) du Royal Monceau (entre autres). Et Baretto — si j’ai bien compris — ce serait le nom d’un cocktail italien à base de Martini blanc et de liqueur d’Amaretto.

Alberico Penati

Alberico Penati

En tout cas, c’est un restaurant où il fait (très) bon venir déjeuner ou dîner. D’abord parce que le cadre est chic comme tout avec sa jolie salle aux murs lambrissés couleur miel, parce que l’accueil de Sandro Funaro (qui a passé plus de 20 ans en Alsace, d’abord au « Crocodile » chez Émile Jung, puis au « château d’Issembourg ») est épatant, mais bien sûr, parce que la cuisine y est savoureusement intelligente ! Classique, à base de produits nobles, mais parée d’une touche créative qui lui donne de la pertinence et de l’élégance.

Outre le talent, ce qui distingue Alberico, c’est son goût intarissable pour aller dénicher les meilleurs produits dans les grandes régions d’Italie : bœuf « Scottona », veau « Le Fassone » du Piémont, agneau de lait des Pouilles, cochon de Sardaigne, « la pasta di Verrigni » des Abruzzes, les fameuses tomates de Gerardo di Nola, les petits haricots de Sorana (Toscane), et l’un des meilleurs jambons d’Italie d’Osvaldo de Cormons dans le Frioul !

Bon, commençons par un Spritz, ce cocktail vénitien qui a toutes nos faveurs (et parfaitement de saison fin juillet). Ça nous donne l’occasion de goûter de délicieux amuse-gueule tout en faisant notre choix — tant tout est tentant !!! — sur la carte. Notons au passage que l’huile d’olive est fabuleuse.

Spritz © Greta Garbure

Spritz © Greta Garbure

Huile d'olive et parmesan © Greta Garbure

Huile d’olive et parmesan © Greta Garbure

Amuse-gueule à l'apéro © Greta Garbure

Amuse-gueule à l’apéro © Greta Garbure

Allez à table ! Personnellement, je ne résiste pas aux « Fleurs de courgette farcies à la mozzarella et aux anchois comme à Positano, servies avec une petite sauce aromatique » (27 €), tandis que mon commensal préfère une petite « soupe de tomate aux croûtons, à la poutargue de Marzamemi et à la mozzarella » (35 €) en antipasti. Réjouissant ! Du goût et de la fraîcheur, de l’équilibre et de l’élégance !

Fleurs de courgettes farcies © Greta Garbure

Fleurs de courgettes farcies © Greta Garbure

Soupe de tomate aux croûtons et mozzarella © Greta Garbure

Soupe de tomate aux croûtons, poutargue et mozzarella © Greta Garbure

Avec un verre de vin blanc (falanghina 2013) qui — tant pis pour le cliché ! — porte en lui le soleil de l’Italie, et plus précisément de Campanie.

Falanghina 2013 © Greta Garbure

Falanghina 2013 © Greta Garbure

Nous poursuivons avec le plat de résistance et, malgré les nombreuses propositions de pâtes plus alléchantes les unes que les autres — ravioli d’ossobuco (34 €), spaghetti aux sardines (30 €), linguini Verrigni aux langoustines et courgettes (42 €), trofie ligures faits à la main avec ragoût de saucisse, laitue et pecorino (28 €), pici toscans faits main au ragoût de morue, câpres et olives (32 €) — notre choix se porte sur deux plats de riz : « Ris de veau aux girolles sur un risotto (Vialone nano) au romarin » pour l’un, « Riz noir (Venere) aux fruits de mer et crustacés » pour l’autre. L’autre c’est moi mais comme dab, nous partageons. Enfin pas trop car mon riz est tellement succulent que je veille au grain (de riz) !

Risotto au ragoût de veau et aux girolles © Greta Garbure

Ris de veau aux girolles sur un risotto au romarin                     © Greta Garbure

Riz noir aux fruits de mer © Greta Garbure

Riz noir aux fruits de mer et crustacés © Greta Garbure

Cette fois nous dégustons un verre de rouge (riofavara) de Sicile (cépage nero d’Avola) à la robe rubis intense et au fruité très développé (fruits rouges et fruits noirs). Une puissance tout en souplesse qui fait face à la fois à l’onctuosité de la sauce du veau et à l’iode des magnifiques fruits de mer.

On dirait bien que nous sommes heureux !

Riofavana © Greta Garbure

Riofavara © Greta Garbure

Au dessert, nous optons pour un baba au rhum — devinez pour qui ? — et pour un plus raisonnable « parfait glacé au citron de Sicile et fruits rouges aux amandes de Toritto » (16 €) dont la simplicité n’a d’égale que l’excellence.

Baba au rhum © Greta Garbure

Baba au rhum © Greta Garbure

Parfait au citron et fruits rouges © Greta Garbure

Parfait au citron et fruits rouges © Greta Garbure

Allez un petit café à l’italienne — ristretto pour moi — accompagné de mignardises pour clore ce repas transalpin et retournons vaquer à nos occupations plumitives.

Mignardises italiennes © Greta Garbure

Mignardises italiennes © Greta Garbure

Vous l’aurez compris, ce petit coin d’Italie est en fait un petit coin de paradis — cosy cosi… c’est rare ! — et si nous n’octroyons pas de rond de serviette à cette table qui nous a pourtant enchantés, c’est seulement à cause des prix qui ne la rendent pas accessible à tous. Certes en parfait accord avec le quartier (on est dans le « triangle d’or » de Paris), avec la qualité et la noblesse des produits, et bien sûr avec le formidable talent du chef qui met toute sa passion dans ses assiettes ! Mais… La prochaine fois, peut-être !

À la carte, à partir de 65 € au déjeuner, 80 € au dîner.
Les plats non chiffrés étaient les plats du jour.

Invitation d’un attaché de presse

Blandine & Patrick

Penati al Baretto
9-11, rue Balzac
75008 Paris
Tél : 01 42 99 80 00
http://www.penaltialbaretto.eu
Fermé samedi midi et dimanche.
De 12 h à 23 h 30

Bonne table ou… évi-table ?

La Cabane à huîtres
Vente à emporter
et dégustation sur place

Biarritz, Pyrénées atlantiques

La cabane à huîtres

Voici une découverte comme on aime en faire !

Tout commence par un petit tour à la Halle aux Poissons de Biarritz — Hiri barneko merkatua — et comme une envie de déguster des huîtres vu qu’il est midi passé, ce qui est une heure plus que légitime pour prendre l’apéro… et que, justement, la tentation est à portée de main, à l’Écaillerie !

On s’offre donc une assiette de fines de claires avec un verre de vin blanc, rituel qui en sublime naturellement la dégustation !

Huîtres © Greta Garbure
Et puis on tape la discute avec le blond Marc Nopal… qui ouvre les huîtres plus vite que son ombre !

Marc Nopal (à gauche) © Greta Garbure

Beaucoup d’adresses « mythiques » où nous serions bien allés faire un tour sont fermées — pour beaucoup, fin juin, c’est la période des congés avant le rush estival ! — et nos estomacs commencent à crier famine.
Marc nous signale alors qu’avec son frère Jean, ils ont une cabane à huîtres en ville, où l’on peut déguster des assiettes avec les produits de la pêche du jour mis en scène façon cassolettes ! Banco ! Tout à fait ce qu’il nous faut !
Aussitôt dit, aussitôt fait !

Historiquement, la cabane à huîtres, c’est une maisonnette aménagée au bord de l’océan où l’on vient pour manger des huîtres, des coquillages, des crevettes, à déguster tels quels ou cuisinés simplement. Il n’en reste plus beaucoup d’authentiques sauf peut-être en Charente-Maritime où elles témoignent de la tradition ostréicole.

La plus urbaine cabane de Biarritz est néanmoins pimpante, tout en bois blond clair, et l’accueil du brun Jean Nopal (le frangin) on ne peut plus sympathique et souriant. Mais ce n’est rien à côté de la carte ! Courte mais épatante et appétente !

Jean Nopal © Greta Garbure

L'ardoise © Greta Garbure

Cassolettes © Greta Garbure
Nous choisissons des chipirons (9 €) — je n’ai pas souvent l’occasion d’en manger ! — et des kokotxas de merlu frites (9 €). La kokotxa, c’est la partie basse du menton du merlu en basque. Celles de morue sont également très bonnes.
C’est tout parce qu’on a déjà mangé des huîtres avant !
Eh bien les amis, on a fait bonne pioche !
Les chipirons sont justement cuits et la friture légère ! Un régal !

Cassolette de chipirons © Greta Garbure

Cassolette de kokotxas © Greta Garbure

Kokotxa frite © Greta Garbure

Maintenant, qu’est-ce qu’on boit ?

« Un albariño de Galice dans l’appellation d’origine « Rias Baixas » (4,50 € le verre, 25 € la bouteille). Avec ses arômes de pêche jaune et d’abricot, ce n’est sans doute pas le plus approprié sur nos cazuelas (légèrement dominateur, le bougre !) mais j’en avais envie ! J’aime souvent les vins de Galice. D’ailleurs, on en reparlera. »

Nos cassolettes et nos verres © Greta Garbure

Bref, la vie est belle et l’humeur joyeuse ! Nous reviendrons !

Addition payée

Blandine & Patrick

L’Écaillerie
Jean et Marc Nopal
Fruits de mer Halles centrales de Biarritz
Tél : 05 59 24 06 72
Plateaux sur commande.

L'écaillerie

L'écaillerie verso

La Cabane à huîtres
Jean et Marc Nopal
Vente à emporter et dégustation sur place
62, rue Gambetta
64200 Biarritz
Tél : 05 59 54 79 65
Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h 30 et de 18 h à 23 h

La cabane à huîtres verso