Catégorie: Restos

Bonne table… ou évitable !

Menu d’automne
au restaurant Maison Blanche,

Paris 8e

MAISON BLANCHE Restaurant à Paris 2012 (2)

C’est toujours un plaisir de venir déjeuner dans ce restaurant situé au-dessus du théâtre des Champ-Élysées, ne serait-ce que pour la vue panoramique sur Paris (encore plus magique le soir). Mais, fine et précise, la cuisine d’Hervé Nepplé (sous la houlette des frères Pourcel) n’est pas le moindre attrait de cette table très chic de la très chic avenue Montaigne.

Disons-le tout de go, j’y suis allée début octobre… (un mois d’octobre très ensoleillé) et pour une fois sans Patrick ! Et si je précise la date, c’est parce qu’un ami (ami, vraiment ?), mettant en doute notre probité, nous a récemment brocardés sur Facebook parce que dans l’une de nos dernières chroniques sur un restaurant que nous avions visité en septembre, nous avons loué une entrée comportant des légumes devenus hors saison en décembre. Bon, passons…
J’en profite pour vous donner le lien de notre page sur Facebook si vous voulez aller y faire un tour : http://www.facebook.com/GretaGarbureMagazine

Pour ce repas, nous avons choisi le menu du jour avec juste une petite entorse : échanger une entrée contre un plat de poisson, les tellines nous faisant trop fantasmer ! Nous nous sommes donc partagé un « Velouté de potiron, pain perdu aux champignons forestiers et lard de Colonnata » vraiment bien inspiré et une « Truite de mer aux praires et tellines, pommes de terre confites au beurre d’algues Bordier » dont nous avons seulement regretté que les pommes de terre ne soient pas assez confites.

Velouté de potiron, pain perdu aux champignons © Greta Garbure

Velouté de potiron, pain perdu aux champignons © Greta Garbure

Truite de mer et tellines © Greta Garbure

Truite de mer et tellines © Greta Garbure

En plat de résistance, je n’ai évidemment pas résisté au « Tronçon de cochon Capelin des montagnes du Cantal, boudin galabart, pomme royale Gala et céleri » — cochonneries obligent — tandis que, plus raisonnable, mon hôte a préféré un « Suprême de canette de Challans, navet, kumquat et girolles ». 

Tronçon de cochon « Capelin », boudin galabart © Greta Garbure

Tronçon de cochon « Capelin », boudin galabart © Greta Garbure

Suprême de canette © Greta Garbure

Suprême de canette © Greta Garbure

Goûteux, équilibré, joliment présenté, parfait pour une clientèle distinguée qui fait plus attention à sa ligne qu’à son porte-monnaie ! C’est que l’avenue Montaigne est une vitrine française pour la haute-couture et le quartier brasse beaucoup de finances.

Une petite douceur pour terminer ? Pour moi, ce sera une « Fraîcheur croustillante au citron, pain de gênes balsamique », un entremets qui m’a enthousiasmée au point que je n’ai même pas goûté le « Biscuit chaud au chocolat Araguani, crème fouettée à la vanille Bourbon », des plus appétissants lui aussi.

Fraîcheur croustillante au citron © Greta Garbure

Fraîcheur croustillante au citron © Greta Garbure

Biscuit chaud au chocolat © Greta Garbure

Biscuit chaud au chocolat © Greta Garbure

Pour accompagner cet élégant repas, nous avons bu un jurançon sec domaine de Souch 2012 sur les entrées et un crozes-hermitage Domaine Combier 2012 sur les viandes. Pas de quoi porter plainte comme dirait Patrick qui a le tort de ne pas être là !

Jurançon sec domaine de Souch 2012 © Greta Garbure

Jurançon sec domaine de Souch 2012 © Greta Garbure

Crozes-Hermitage Domaine Combier 2012© Greta Garbure

Crozes-Hermitage Domaine Combier 2012© Greta Garbure

Merci pour ce moment… ai-je envie de conclure !
Le cadre était unique, la table gourmande, la compagnie agréable et le temps superbe pour une petite balade digestive avant de reprendre la gymnastique du clavier.

Menu déjeuner à 48 € (entrée + plat), 39 € si membre club.
Menu à 58 € (entrée + plat + dessert), 49 € si membre club.
À la carte : entrées de 28 € (velouté de potiron) à 115 € (caviar), poissons de 42 € (aiguillettes de Saint-Pierre) à 59 € (dorade sauvage aux praires et aux tellines), viandes de 35 € (tronçon de cochon) à 49 € (filet de bœuf black angus), desserts de 15 € (fraîcheur croustillante au citron ou émincé de poire sur un caramel fondant) à 18 € (figues noires et zestes d’orange confits ou tarte soufflée aux fruits exotiques).
Hors boissons.
Des prix élevés mais bien en phase avec le quartier.

Invitation d’un attaché de presse.

Blandine Vié

Maison Blanche
15, avenue Montaigne
75008 Paris
Tél : 01 47 23 55 99
http://www.maison-blanche.fr
M° Alma-Marceau

Bonne table… ou évitable !

Carton rouge
Restaurant bar à vins
Paris 9e

Épaule d'agneau confite © Greta Garbure

Épaule d’agneau confite © Greta Garbure

Voilà un bistrot comme on les aime : agréable et régalant !
Le cadre est celui d’un bistrot contemporain (le rouge et le noir y dominent, apportant une touche chic), le personnel sympathique et la cuisine décline les classiques en les revisitant sans ces fioritures chichiteuses qui compliquent inutilement les assiettes des meilleures tables. Bref, on s’y sent bien, nos papilles, nos estomacs et nos gosiers aussi ! Car les vins ne sont pas en reste, comme va vous l’expliquer Patrick !

Allez… à table !

Nous commençons par une « crème de potiron et lard » (8,50 €) et une « salade de haricots verts et de fèves au chorizo » (8,50 €) tout à fait réjouissantes.
Mais nous avons d’abord hésité avec la « poêlée de champignons et œuf mollet bio » (10,50 €) et la « burrata crémeuse et sa fine purée d’artichauts camus, salade de mâche à l’huile de truffe » (12,50 €), tout aussi tentantes.

Crème de potiron et lard © Greta Garbure

Crème de potiron et lard © Greta Garbure

Salade de haricots verts et fèves au chorizo © Greta Garbure

Salade de haricots verts et fèves au chorizo © Greta Garbure

Hésitation aussi pour les plats de résistance ! Nous trouvons que la « noix d’entrecôte 350 g, pommes frites et béarnaise maison » (24 €) et les « blancs de seiche et linguine façon carbonara » (19 €) ont des attraits bigrement salivants mais nous craquons finalement pour une « épaule d’agneau confite, carottes fondantes à l’orange et coriandre fraîche » (22 €) et un « suprême de volaille rôti, gratin de macaroni zita, sauce diable » (22 €). Heureux choix que nous ne regrettons pas ! C’est goûteux, fondant, structuré, équilibré, respectueux de la tradition mais plus joliment mis en scène qu’à la maison.
Et cerise sur le gâteau — ou plus exactement… os sur le blanc — le suprême est un vrai suprême : http://gretagarbure.com/2013/12/28/les-mots-des-mets-la-saveur-cachee-des-mots-30/

Suprême de volaille, gratin de macaroni zita © Greta Garbure

Suprême de volaille, gratin de macaroni zita © Greta Garbure

On aurait bien repris de tout mais ça n’aurait pas été raisonnable ! D’ailleurs, pour une fois, sur mon insistance parce que j’adore l’amaretto, nous ne nous partagerons qu’un seul dessert au lieu des deux trois habituels : un « tiramisu à l’amaretto » (8 €) où un trait de liqueur en plus ne m’aurait pas déplu ! Mais gourmand comme il est de sucré, je me demande comment Patrick a fait pour résister à la « crème brûlée à la cassonade » (8 €), au « fondant au chocolat, cème anglaise au pralin » (11 €), à la « crème de marrons façon Mont-Blanc » (10 €).

Tiramisù à l'amaretto © Greta Garbure

Tiramisù à l’amaretto © Greta Garbure

Sur ce repas à la bonne franquette, nous avons bu le très chouette Pas de l’Escalette – Les Petits pas 2013 (6 € le verre, 18 € les 46 cl) mais pas une topette, pas non plus une fillette : une belle bouteille (24 €). Frais, facile, fruité, un vin de bon plaisir.

Le Pas de l'Escalette © Greta Garbure

Le Pas de l’Escalette © Greta Garbure

Pour une fois, figurez-vous que je me suis enthousiasmé à la lecture de la carte des vins ! Des « grands » noms, des « petites » appellations, l’inverse aussi, que des vins francs du collier. J’avais envie de tout boire ! Dangereux mais tellement tentant ! J’aurais bien avalé au goulot les blancs classiques : la cuvée des Conti en Bergerac, la cuvée Marie de Charles Hours, l’aligoté deMikulski, le mâcon villages des Bret Brothers, l’ Insolite des Roches Neuves à Saumur, mais également des Meursault, Châteaneuf-du-Pape, le Mas Jullien, le domaine de Vaccelli en Corse… le tout entre 21 et 74 €.

Dans les rouges, on peut commencer par le Brem de Thierry Michon, le Marcillac du Cros, le Saint-Chinian indispensable de Borie la Viarèle, des petits pinots et puis on continue l’ascension : Cuilleron, la Janasse, l’incomparable Arretxea, Foillard, les schistes de La Liquière…
À la recherche de vins plus puissants, on se fait choper par quelques jolis domaines : Aydie, Montcalmès, l’Oratoire Saint-Martin, un cornas de Voge, une côte rôtie de Gérin, à une marche du paradis, un gevrey-chambertin de Geantet-Pansiot, et tout ça de 19 à 72 €.

On se prend à rêver… qu’on revient demain !
Pour certains, l’escalade peut même se poursuivre vers la Grange des Pères, le Vieux Télégraphe, Beaucastel, Jamet, Trévallon…

Promis, j’arrête ! J’ai assez joué avec vos nerfs et Blandine s’impatiente ! Mais j’insiste car ce n’est pas si fréquent : les prix des vin sont ici extrêmement et exceptionnellement raisonnables !

Nous vous le répétons donc avec insistance : la cuisine simple et raffinée à la fois (ce n’est pas antinomique) du jeune chef David Gutman est séduisante en diable, la carte des vins élaborée par le propriétaire et passionné de vin Jean-Guillaume Hazeaux épatante, et tout ça à des prix très abordables !

Autant de raisons pour laisser ici le rond de serviette de Greta Garbure !

Rond de serviette

Menu du jour à 20 €
Carte 35-45 € hors vins.

Invitation d’un attaché de presse.

Blandine et Patrick

Carton rouge
6, rue de Maubeuge
75009 Paris
Tél : 01 45 26 89 41
M° Notre-Dame de Lorette, Cadet ou Le Peletier.
Ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 14 h 30 et de 18 h à 01 h.
Ouvert samedi de 18 h à 01 h.
Terrasse aux beaux jours.
http://www.carton-rouge-paris.com

Bonne table… ou évitable !

Les oreilles de Pilou

Pilou devant son bistrot « Chez Pilou » © Greta Garbure

Pilou devant son bistrot « Chez Pilou » © Greta Garbure

Pilou est une figure de Biarritz depuis… ouch ! … depuis toujours ! Il a choisi un jour de poser son sac, de calmer le jeu, d’être un peu plus raisonnable. Eh bien, peine perdue, sa fidèle clientèle et ses nouveaux amis occupent le terrain en nombre, midi et soir, dans son bistrot-dans-le-jus (pas bistrot-chic).

La salle © Greta Garbure

La salle © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Le comptoir © Greta Garbure

Les grands restaurants, quels que soient leur rang ou leur classement ont tous un plat emblématique. Vous savez, celui qui vous fait courir, la référence incontournable : tu es allé là et tu ne l’as pas pris ?!! Non mais, allô quoi ! Ici, on se pourlèche avec une cassolette d’oreilles de cochon et de chipirons. C’est… fondant et craquant à la fois, raffiné et canaille. Je n’ai même pas eu le temps d’en prendre une photo avant de les engloutir ! Alors, faites-moi confiance !

Colvert, cèpes et kakis © Greta Garbure

Colvert, cèpes et kakis : le marché du jour © Greta Garbure

Les champignons, tous les champignons, paraissent dans leurs plus beaux atours, notamment les trompettes de la mort en brouillage. Le rognon est servi entier comme j’aime. La côte de veau XXL (20,50 €) fait bien ses 350 g. Dans sa courte saison, la palombe est bien respectée (30 €). La sole de Saint-Jean-de-Luz (24 €) est toujours de belle taille (300/400 g) et de juste cuisson, tout comme le filet de maigre (17 €), délicieux poisson de nos côtes.

Trompettes de la mort en brouillage © Greta Garbure

Trompettes de la mort en brouillage © Greta Garbure

Rognon de veau © Greta Garbure

Rognon de veau © Greta Garbure

Poulpe © Greta Garbure

Poulpe © Greta Garbure

Palombe © Greta Garbure

Palombe © Greta Garbure

Les desserts fleurent bon la cuisine de grand-mère. Tu aurais dû venir, Blandine, regarde ce baba lui-même bien imbibé !

Baba au rhum © Greta Garbure

Baba au rhum © Greta Garbure

Les vins sont à leur prix, la sélection est limitée mais futée, de 15,50 à 77 €. Quelques jolis vins espagnols dont un toujours magnifique Alion en Ribera del Duero.

Charlotte et le coin cave © Greta Garbure

Charlotte et le coin cave © Greta Garbure

Alors vous voilà prévenus : ici, ça mange et ça parle fort ! Moi parfois, j’aime échanger des mots et des bouteilles avec la table d’à-côté. Et quand j’en ai envie, je vais chez Pilou. Vous l’avez compris, je ne suis pas objectif : c’est un ami et nous avons tous les deux l’amitié pour religion. Alors si vous aussi vous pratiquez cet intégrisme, à bientôt !

Blandine ne m’en voudra pas de laisser ici le rond de serviette de Greta Garbure bien qu’elle n’ait pas encore goûté cette cuisine de bistrot qu’elle affectionne ! Je sais qu’elle adorera(it) et l’endroit et la cuisine.

Rond de serviette

Patrick de Mari

PS : Ah, j’oubliais ! Pilou se fera un plaisir de vous préparer le gin tonic de votre choix : il collectionne les bouteilles de gin du monde entier et vous fera profiter de sa science des cocktails.

Chez Pilou
3, rue de l’Arralde
64200 Biarritz
Tél : 05 59 24 11 73

Bonne table… ou évitable ?

Le Cherche-Midi
Restaurant italien
Paris 6e

Maccheroncini panna e funghi © Greta Garbure

Maccheroncini panna e funghi © Greta Garbure

Vous le savez puisque, de temps à autre, je vous fais quelques confidences, j’ai eu une tranche de vie italienne. Lombarde plutôt que napolitaine, mais tranche tout de même…

Je connais donc plutôt très bien la cuisine transalpine, toutes régions confondues, m’étant beaucoup promenée d’un bout de la botte à l’autre, et pas qu’au débotté !

Tout ça pour vous dire qu’au « Cherche-Midi », j’ai retrouvé le vrai goût de l’Italie, le vrai style de la « trattoria » familiale où tout est authentique, juste et bon, sans autre sophistication que la véracité des produits, la rectitude des cuissons, l’évidence des choix.
C’est bien simple, si j’habitais le quartier, j’en ferais ma cantine !

Donc pas la peine de chipoter et disons-le tout net (et même tout internet !) avant même de vous raconter notre repas : Greta Garbure laisse ici son rond de serviette sans barguigner !

Bon, passons aux choses sérieuses !

De l’extérieur, et surtout avec cette enseigne, on ne soupçonne pas vraiment que le « Cherche-Midi » soit un restaurant italien. Mais sitôt franchie la porte, on ne s’y trompe plus.

Salle Cherche-Midi

Soyons honnêtes jusqu’au bout !
J’ai rencontré Lydie di Meo fortuitement lors d’un dîner de presse et, sachant que Patrick serait à Paris fin septembre, elle nous a très gentiment lancé une invitation à venir découvrir son restaurant pendant son séjour.
Mais, vous le savez aussi — voir notre charte : 
http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/ — nous gardons toujours notre libre-arbitre, quel que soit le cas de figure. Et dans le cas où une invitation nous déçoit, s’il ne s’agit pas d’une démarche commerciale via un(e) attaché(e) de presse, nous préférons ne pas faire d’article. A contrario, si ça nous plaît, on ne se prive pas de (vous) le dire ! Bon, ça c’est fait !

Revenons maintenant à notre repas qui a lieu en compagnie de Lydie di Meo et de son frère et qui s’annonce sous les meilleurs auspices vu les charcuteries aperçues sur le comptoir.
La maison est tenue depuis 1978 par la famille di Meo, originaire du Molise, en Italie (qui a par ailleurs une activité de marchands de tableaux).

Comme toujours dans la péninsule italienne, nous commençons par des antipasti : d’une incroyable fraîcheur, la « mozzarella di bufala 100% latte di bufala » (100% lait de bufflonne) nous transporte (16 €) ! Arrivée du matin, elle est vraiment exceptionnelle !

L’assiette de charcuteries italiennes qui panache jambon de Parme affiné depuis octobre 2011 (17 €), culatello de zibello affiné depuis septembre 2012 (19,50 €), mortadelle à la truffe blanche (16 €) n’est pas en reste (les prix indiqués sont ceux pour des portions individuelles, évidemment). Tout est de qualité et délicieux et nous nous enthousiasmons pour la mortadelle à la truffe qui est une réelle découverte. Nous goûtons aussi un peu de strolghino di culatello, ce petit saucisson maigre et doux fait avec des chutes de culatello dont je vous raconterai un jour l’histoire (17 € l’assiette). Et personnellement, je ne résiste pas aux « carciofi alla romana » (artichauts à la romaine (16 €) dont je raffole.

Charcuteries italiennes (jambon de Parme, culatello, mortadelle à la truffe blanche) © Greta Garbure

Charcuteries italiennes (jambon de Parme, culatello, mortadelle à la truffe blanche) © Greta Garbure

Strolghino di culatello © Greta Garbure

Strolghino di culatello © Greta Garbure

Artichauts à la romaine © Greta Garbure

Artichauts à la romaine © Greta Garbure

Pour suivre, nous aurions pu choisir une viande ou un poisson proposés en plat du jour : carpaccio de bœuf à la rucola et au parmesan (20 €), escalopes de veau de lait au beurre et sauge (23 €), côtes d’agneau de Lozère poêlées au romarin (23 €), foie de veau au beurre et à la sauge (22 €) ou filet de thon au poivre (22 €).

Mais nous apprenons que les pâtes fraîches sont faites maison au jour le jour (de même que le pain et la pâtisserie) dans un atelier-laboratoire situé au-dessus du restaurant et, au vu de quelques assiettes commandées par des tables voisines, nous craquons et nous nous partageons des fettucine al tartufo estivo (à la truffe d’été, 29 €), des maccheroncini panna et funghi (macaroni à la crème et aux champignons : morilles et champignons de Paris, 18 €) et des spaghetti alla chitarra ai gamberetti (spaghetti découpés avec un ustensile spécial qui leur donne une section carrée, 18 €).
Un choix que nous ne regrettons pas car les pâtes sont vraiment topissimes — à quand un corner épicerie pour pouvoir en acheter ainsi que les charcuteries ? — et les garnitures savoureuses.

Fettucine à la truffe blanche d'été © Greta Garbure

Fettucine à la truffe blanche d’été © Greta Garbure

Penne aux 3 champignons © Greta Garbure

Penne aux 2 champignons © Greta Garbure

Spaghetti à la chitarra aux crevettes © Greta Garbure

Spaghetti à la chitarra aux crevettes © Greta Garbure

Pour terminer, je tiens absolument à goûter le tiramisù (8 €), dessert-test s’il en est — et Dieu sait s’il y en a de fantaisistes et de quelconques ! — qui se révèle épatant tandis que Patrick préfère une tarte aux framboises des plus avenantes… et surtout plus légère !

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù © Greta Garbure

Tiramisù entamé © Greta Garbure

Tarte aux framboises © Greta Garbure

Tarte aux framboises © Greta Garbure

Sur ce repas, nous avons bu les deux vins du jour : un blanc de Sardaigne de l’admirable maison Argiolas, un S’élégas 2013 issu du cépage exotique « nuragus », à 7 € le verre. Un vin du sud bien équilibré, aux arômes délicats de pêche, poire et litchi. Simplement délicieux, aussi bien sur la charcuterie que sur tous les plats de pâtes.

Argiolas blanc © Greta Garbure

Argiolas blanc © Greta Garbure

En rouge, un chianti classico doc 2009 San Felice à 6 € le verre. Quand le San Giovese est bon, il est vraiment bon ! On est là devant un vin bien plus qu’honnête : sa générosité se manifeste avec franchise mais retenue, avec cette élégance toscane qui évoque la douceur de l’air et la verticalité des cyprès… L’envoûtement à ce prix-là, c’est cadeau.

Chianti classico © Greta Garbure

Chianti classico © Greta Garbure

Alors certes, les prix sont un peu élevés — plus que dans une trattoria italienne… en Italie — mais les produits sont d’exception, l’accueil et le service éminemment sympathiques (même si, bien sûr, nous n’occultons pas que nous avons été traités en VIP), la clientèle du quartier habituée à ces prix et les people (il y en a) aussi. D’ailleurs le restaurant est plein et il est plus que prudent de réserver.

Je vous l’ai déjà dit plus haut, non seulement Greta Garbure laisse ici son rond de serviette avec plaisir mais elle reviendra sans aucun doute !

Rond de serviette

Invitation des propriétaires.

Blandine & Patrick

Le Cherche-Midi
22, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
M° Sèvres-Babylone

Tél : 01 45 48 27 44
Ouvert tous les jours, de 12 h à 15 h le midi, et de 19 h 30 à 23 h 15 le soir.
Site : http://www.lecherchemidi.fr

Bonne table… ou évitable !

Café Bouillu
Bistrot tendance
Paris 6e

La devanture © Philippe Schaff

La devanture © Philippe Schaff

Personnellement, nous n’aurions jamais osé baptiser un établissement « Café Bouillu » car il nous semble que ça appelle immanquablement la suite du dicton… « café foutu ! ». Et bon, pour un restaurant, est-ce bien raisonnable ?

Mais force nous a été de constater que finalement, le concept qui mêle esprit brasserie nouvelle vague, bistrot à la mode et bar-lounge était plutôt… bien pensé ! Je dirai même plus : bien foutu ! C’est dans la mouvance, branchouille façon Costes (le chef y a bossé 15 ans) et ça ratisse large !
Dorénavant, il serait donc malin de dire : « Café Bouillu… café bien foutu ! »

Bonus : cette ancienne crêperie aux beaux volumes a été joliment relookée par le décorateur Julien Allard, la salle de l’étage ménage plusieurs espaces aux ambiances différentes (la monumentale table d’hôte en bois taillée directement dans un tronc d’arbre est superbe), le petit coin (pour deux) près de la fenêtre romantique à souhait, bref c’est chic et convivial à la fois.

Salle de l'étage © Philippe Schaff

Salle de l’étage © Philippe Schaff

Autre ambiance © Philippe Schaff

Autre ambiance © Philippe Schaff

La cave mérite elle aussi le détour (une petite salle de 18 couverts la jouxte) car c’est précisément à cet endroit (voisin du couvent des Cordeliers) que Robespierre y a déclamé les mots de ce qui est devenu depuis la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité » !

La cave © Philippe Schaff

La cave © Philippe Schaff

Enfin, comme le lieu se veut résolument « djeun’s » (on est dans un quartier étudiant), c’est jazz le soir, avec des DJ en guest en fin de semaine.

Le bar lounge © Philippe Schaff

Le bar lounge © Philippe Schaff

On peut donc dire que le pari de Benoist Kersulec (dont les parents avaient déjà un « Café Bouillu » à La Baule), et de son ami et complice Fabrice Rialland (c’est lui le chef) est réussi pour ce qui est du cadre et de l’implantation parisienne.

Benoist Kersulec et Fabrice Rialland © Philippe Schaff

Benoist Kersulec et Fabrice Rialland © Philippe Schaff

Mais plongeons maintenant le nez dans nos assiettes.

Avouons-le tout net, nous avions très copieusement déjeuné, puis fait une dégustation de beaufort dans l’après-midi — business is business ! — aussi n’avions qu’une faim modérée.
Nous l’avons regretté car la carte fait la part belle à la viande de bœuf, presque exclusivement crue d’ailleurs : très (trop ?) longue carte de carpaccios (19 proposés à 16 €, deuxième assiette offerte) et tartares (de 17 à 18 €), à l’exception d’une « entrecôte magnifique » (26 €) et d’une « tendresse de bœuf paris-tokyo (36 €). Viande que nous n’avons par conséquent pas goûtée et sur laquelle nous ne pouvons donc objectivement nous prononcer.

Carte des carpaccios

Tout en patientant avec une petite salade de fenouil au saumon fumé en guise de mise en bouche, nous délaissons les plus légers « cœur de laitue » (6 €), « tomate mozzarella di burrata » (12 €), « petits nems de poulet » (8 €), « tataki thon et saumon » (14 €), et même les tradi « œufs mayo café bouillu » (3,50 €) ou « tartare avocat crabe » (12 €) car, malgré nos estomacs rassasiés, les « lobster spring rolls » (14 €) et la « poêlée de supions provençale artichauts poivrades (12 €) — je ne résiste jamais ! — nous font de l’œil ! C’est bon même si j’aurais préféré quelques virgules de cuisson en moins pour les supions et les artichauts.

Salade de fenouil au saumon fumé © Greta Garbure

Salade de fenouil au saumon fumé                 © Greta Garbure

Lobster spring rolls © Greta Garbure

Lobster spring rolls © Greta Garbure

Poêlée de supions provençale © Greta Garbure

Poêlée de supions provençale © Greta Garbure

Pour les plats, je reste tournée vers la mer avec des « gambas grillées sauce chien » (26 €) tout en ayant longtemps hésité avec le « risotto à l’encre de seiche saint-pierre » (25 €) tandis que Patrick résiste face à la « cocotte de pluma » (24 €) et finit par se laisser séduire par un « cocorico saïgon au curry jaune » (20 €) avec son bol de riz.
C’est sans surprise, presque rustique pour le poulet (la sauce est abondante), mais très convenable.

Gambas grillées sauce chien © Greta Garbure

Gambas grillées sauce chien © Greta Garbure

Cocorico saigon au curry jaune © Greta Garbure

Cocorico saigon au curry jaune © Greta Garbure

En ce qui concerne les vins, de 18 à 3600 €, vous devriez pouvoir faire le bon choix : le vôtre ! Du tout venant mais aussi des trouvailles, de bons petits vins sympathiques ou bien du très sérieux grand cru bordelais, dans de beaux millésimes déjà à maturité. Et de 4 à 6 € au verre de 12 cl, ce qui correspond à un coefficient multiplicateur de 6, environ. Mais quand on aime, on ne compte pas ! Circulez, mauvais client : si vous n’êtes pas content, allez dîner à l’étranger. Tiens, c’est pas bête !

Allons, comme il est bien connu que l’appétit vient en mangeant, on ne zappera pas le dessert : « cheesecake » (12 €) pour moi et « sorbet mangue-passion » (6 €) pour mon partenaire qui semble être bien lesté ! Quoique…
Car pendant que je vais me contenter d’un café, il va oser un « Café Bouillu » (kalhua, crème fraîche, sirop noisette, café, vodka) ! Ouf ! Heureusement, c’est le bus qui nous ramène !

Cheesecake © Greta Garbure

Cheesecake © Greta Garbure

Sorbet mangue-passion © Greta Garbure

Sorbet mangue-passion © Greta Garbure

Café bouillu © Greta Garbure

Café bouillu © Greta Garbure

Bon, on le voit, l’endroit est tendance et touche sa cible ! Commercialement, nul doute que ça va marcher. Culinairement, tout est conçu — ou pour mieux dire… conceptualisé ! — pour que tout soit simple en cuisine et efficace en salle ! C’est un parti-pris contemporain contre lequel il n’y a rien à redire. Le but d’un restaurant, c’est quand même de faire des bénéfices et pas d’être philanthropique ! Et vrai de vrai, ici, comme disait Fernand Raynaud : « C’est étudié pour ! »

Formules du midi :
une entrée un plat ou un plat un dessert (en semaine) : 17 €
une entrée un plat un dessert (en semaine) : 22 €

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Café Bouillu
9, rue de l’École de Médecine
75006 Paris
M° Odéon
Tél : 01 46 3419 41