Catégorie: Restos

Bonne table ou… évi-table !

Le MaSa *
R
estaurant créatif
Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine


Y a comme ça des fois !
Où tous les ingrédients sont là pour que ce soit parfait et où pourtant la mayonnaise ne prend pas…
C’était en décembre.
Sur invitation d’une attachée de presse et en sa présence car elle tenait absolument à déjeuner avec nous.

Flash back : il y a beaucoup de travaux dans la rue quand nous arrivons et ça ne met pas en valeur la façade du restaurant. Grise. Présage ?
Tout en longueur et prolongé par un jardin anglais (pas fonctionnel en décembre) qui fait terrasse aux beaux jours, l’ensemble est un peu tristounet. Mais nous sommes installés à la table ronde de la véranda côté rue et c’est plutôt agréable.

Nous nous interrogeons d’abord sur le nom du restaurant et le chef Hervé Rodriguez nous explique ce qui est une véritable profession de foi : Ma comme manipulateur et Sa comme saveurs. Manipulateur de saveurs ! C’est d’ailleurs écrit sur la carte :
« Bienvenue au MaSa.
Où je souhaite vous faire découvrir ma sensibilité gustative, la technique acquise au fil de mes parcours me permet de détourner, de Manier les meilleurs produits chinés aux quatre coins du monde en y apportant un côté ludique mais en gardant l’essentiel, les Saveurs.
En partant de ce principe, je m’attache à suivre ce procédé en élaborant une carte de saison qui se veut au plus près de ce que l’on peut attendre d’un produit et d’un cuisinier.
Mais je souhaite aller plus loin dans ma démarche, le cuisinier doit être à la disposition des produits et non l’inverse.
Je laisse donc une totale liberté à mes producteurs qui me livrent au jour le jour le meilleur de ce qu’ils trouveront à moi ensuite de l’adapter selon mon inspiration.
Je mets donc en place 2 menus, ceux-ci changeront tous les jours, n’hésitez pas à questionner notre maître d’hôtel qui se fera un plaisir de les énumérer. »
Un préambule un peu pompeux sur lequel nous reviendrons car il raconte à la fois ce qui nous a plu et ce qui ne nous a pas plu.

Évoquons d’abord la cuisine !
Le chef tient à nous proposer un menu-surprise. Arrive d’abord la mise en bouche : un cappuccino de chou-fleur crémeux.
Le maître d’hôtel insiste sur le fait que c’est une cuisine féminine, pas lourde, pas brute. Une précision qui me gêne un peu à cause de ce clivage masculin/féminin qui insiste toujours sur les clichés, jamais sur les subtilités. Passons.

Cappuccino de chou-fleur © Greta Garbure

Vient ensuite « l’œuf de Marans », cuit à basse température, accompagné de truffes de Bourgogne, d’une poêlée d’échalotes, d’une crème et de chips de topinambours. Des produits de grande qualité mais nous trouvons le blanc des œufs vraiment très — trop — glaireux. Le maître d’hôtel nous explique qu’il cuit très précisément à 63,4° mais comme dit Patrick : « en fait, je lui aurais bien accordé 1,7°, voire 2,6° en plus pour qu’il soit cuit ! ». Vraiment dommage car le plat ne manquait pas d’intérêt.

Œuf de Marans basse température à la truffe © Greta Garbure

Pour suivre, nous avons dégusté un « Dos de cabillaud de Grand Fort Philippe, avec une mayonnaise potiron passion, fève de Tonka ». Des produits top. Pourtant, si la qualité est indéniable, de même que la technicité du chef, il manque un je ne sais quoi.

Dos de cabillaud © Greta Garbure

Arrive le plat de résistance : « L’agneau de Castille et Leon façon Grand Veneur, cerfeuil, purée d’héliantis, mandarine ». Malheureusement, même chanson ! D’excellents produits, un travail d’orfèvre dont on ne peut sous-estimer ni la bonne volonté, ni le talent mais le résultat laisse une impression mitigée.

Agneau de lait de Castille © Greta Garure

Mais poursuivons !

En pré-dessert, on nous sert un sorbet concombre à la feuille de concombre, avec une mousse à l’estragon et aloe vera et un caramel aux fruits de la passion. Rafraîchissant !

Sorbet concombre © Greta Garbure

Puis le dessert : une « Poire en chaud-froid farcie, confiture de lait aux morilles, en deux services ». D’abord le dodu de la poire farcie de crème brûlée servie avec une quenelle d’aubergine aux morilles et kumquats. La confiture de lait aux morilles est faite avec 800 g de sucre pour 1 litre de lait, nous précise-t-on. Le deuxième service, c’est le haut de la poire glacée agrémentée de noix de coco. Bon !

Poire en 2 services © Greta Garbure

Pour les vins, je laisse la parole à Patrick : ouille, ouille, ouille !

« Lors de son tour de piste, je n’ai pas caché au chef notre satisfaction du choix des vins qui accompagnaient ses plats, ni notre désagrément de constater la multiplication par 5 qu’il pratiquait sur ses prix d’achat ! Je considère que les restaurateurs qui taxent exagérément le travail des vignerons et s’attribuent leurs mérites en même temps que leurs notoriétés sont aussi responsables de la désaffection des consommateurs-clients face à ce hold-up à peine déguisé.
C’était pourtant une bonne sélection du sommelier Joanny !

Pour mémoire :
— Le Saint-Véran 2011 du domaine Pierre Desroches acheté aux alentours de 7,50 HT se retrouve à 38 € TTC à la carte.
— L’Anjou blanc 2009 Vieilles vignes du Château Soucherie acheté 11 € HT revendu 56 € TTC.
— Un trousseau 2011 du domaine Badoz acheté 7 € HT revendu 35 € TTC.
Etc.
Autant de vins délicieux qui perdent de leur séduction quand ils doublent l’addition du repas !
La discussion a tourné court.
Les talons du chef aussi !

Il m’a semblé que nous nous étions quittés un peu contrariés ! »

Saint-Véran 2011 Pierre Desroches © Greta Garbure     Anjou blanc vieilles vignes 2009 Château Soucherie © Greta Garbure     Côtes du Jura Trousseau 2011 Badoz © Greta Garbure

Vous l’aurez compris, ce repas ne nous a guère enthousiasmés. Et pourtant, nous le reconnaissons volontiers : les produits étaient d’une qualité indiscutable, le talent du chef n’est pas en cause non plus, mais notre impression est qu’il veut trop bien faire ou peut-être seulement trop en faire ! Comme il l’explique sur sa carte : il manipule des saveurs ! Mais il ne les sublime pas ! Tout est trop compliqué, tout est trop alambiqué.
Bernard Loiseau le clamait haut et fort : « Pas plus de trois saveurs dans l’assiette ! » Chez Hervé Rodriguez, il y en a facilement sept ou huit : viande ou poisson, fruits, légumes, épices ! C’est trop ! Beaucoup trop !
Résultat : on a une mosaïque dans l’assiette, mais le tableau n’est pas fini. Le goût est confusionnel.

Ne croyez pas que nous sommes blasés. Au contraire.
Mais la cuisine, c’est une alchimie ! Certes, il faut de beaux produits et le savoir-faire pour les mettre en scène. Mais ça ne suffit pas.
Car lorsque la technique masque l’émotion, il y a déception.
Surtout quand les prix ne sont pas anecdotiques.

Par ailleurs, quand cette déception arrive alors que nous sommes invités, nous en sommes désolés.
Et pour le chef, et pour l’attaché(e) de presse.
Mais il ne serait pas honnête de faire semblant d’avoir aimé.
Comme nous l’exprimions à la création de Greta Garbure, nous avons choisi d’être « honnêtement subjectifs » et nous vous invitons d’ailleurs à vous reporter à notre charte de déontologie : http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/.

Menu du déjeuner en 3 services : 38 € avec eau.
Plat 28 €.
Entrée + plat ou Plat + dessert : 38 €.
Menu d’inspiration en 4 services : 60 € + accord mets et vins : 95 €.
Menu d’inspiration en 6 services : 80 € + accord mets et vins : 125 €.
Carte blanche autour de 8 créations improvisées : 105 €.
À la carte : entrées 27 €, plats 38 € ; dessert 14 €.
Fromage affiné de Madame Launay : supplément 13 €.

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Le MaSa
112, avenue Victor Hugo
92100 Boulogne-Billancourt
Ouvert du lundi au vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h 30.
Ouvert le samedi de 19 h à 22 h 30. Fermé le dimanche.
Tél. 01 48 25 49 20
Site : www.masa-paris.fr
M° Marcel Sembat

Bonne table ou… évi-table ?

Le Tournesol
Restaurant chic et décontracté
Paris 16e

Intérieur - Le Tournesol © Guillermo Aniel-Quiroga (7)
Il faut d’abord y aller pour l’endroit, créé en 1927, car il a été totalement rénové l’an dernier dans l’esprit des années 20 par Amélie Vidalenc, la nouvelle propriétaire, issue d’une famille d’hôteliers-restaurateurs, et cette rénovation est très réussie.

Intérieur - Le Tournesol © Guillermo Aniel-Quiroga (8)
Même s’il faut vouloir y aller exprès quand on n’habite pas le quartier, car niché entre la Maison de la Radio et Passy, presqu’en bord de Seine, le Tournesol est un peu excentré. Néanmoins, les journalistes et chroniqueurs des tout proches locaux de France Inter et de la grande maison ronde de l’audiovisuel y déjeunent volontiers tandis que la clientèle bourgeoise aime à fréquenter l’établissement plutôt le soir, en familiers.
En tout cas, très lumineux et chaleureux, un rien glamour, le Tournesol porte bien son nom.

Intérieur - Le Tournesol © Guillermo Aniel-Quiroga (12)

Mais la bonne surprise, c’est que la cuisine de Julien Durosier est tout à fait épatante. D’après nos informations, Jean-Louis Costes lui aurait apporté ses conseils pour la carte. Quoi qu’il en soit, son répertoire est classique, flirtant tantôt avec une cuisine de ménage de bon aloi et tantôt avec le registre traditionnel de la brasserie.
C’est simple mais bien réalisé et les portions sont généreuses.
Malheureusement, comme nous y étions le soir, les lumières ont jeté comme un voile jaune sur nos photos qui ne vous permettront pas de bien juger. Ce dont nous nous excusons.
Donc… allez-y de confiance !

Pour notre compte, nous avons commencé par des « Petits nems de poulet au basilic thaï » (16 €), agrémentés de « cogollos » (cœurs de laitues basques), et un « Avocat/crabe » (16 €).

Nems © Greta Garbure
Salade d'avocat et tourteau © Greta Garbure
Puis nous avons poursuivi par « La Milanaise » (23 €), une escalope de veau géante, et une « Cocotte de poulet aux morilles » (23 €), les deux accompagnées d’une très bonne purée.

Escalope milanaise © Greta Garbure
Poulet aux morilles purée © Greta Garbure
Nous n’avions plus très faim à cause d’un déjeuner déjà substantiel mais je n’ai malgré tout pas résisté au « Saint-Marcellin, affinage crémier » (10 €), ni Patrick à la « Belle caramel » (9 €).

Saint-marcellin © Greta Garbure
Crème caramel © Greta Garbure
Un repas ressemblant à celui qu’on aurait pu faire chez une vieille tante un beau dimanche !
D’ailleurs, il y a aussi quelques plats régressifs à la carte, comme le « Saucisson radis-beurre à partager pour l’apéro » (11 €) et le « Crémeux de coquillettes au jambon » (16 €), mais aussi une « Dorade royale entière grillée » (22 €), un « Petit chou farci de chez Mas » (20 €) ou un « Tartare traditionnel » (18 €).

Sur les entrées, nous avons choisi un pouilly-fumé 2010 de Ladoucette à 9 € le verre, sans surprise, sas défaut, du sauvignon bien mûr.
Pour suivre, le Parallèle 45 2010 de chez Paul Jaboulet Aîné, un côtes-du-rhône qui vaut ses 5 € le verre.
Sinon, on trouve un choix de seconds vins de grands crus bordelais qui rassurent toujours le client, sans l’éloigner de ses rivages habituels, ainsi que quelques bourgognes très fréquentables de la famille Devillard. Pas de quoi se relever la nuit, mais aimables et bien dans le ton de l’établissement.

Reste évidemment toujours la question de la « douloureuse » pour se faire une honnête idée d’un établissement.
Franchement, avec des entrées entre 9 et 18 €, des plats entre 16 et 24 €, et des desserts entre 9 et 11 €, elle est ici, sinon raisonnable, en tout cas très correcte pour la qualité de la cuisine en plein cœur du 16ème arrondissement.

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Le Tournesol
2, avenue de Lamballe
75016 Paris
Tél : 01 45 25 95 94
Ouvert 7/7j à partir de 11 h
Service de 12 h à 15 h et de 19 h 30 à 23 h en semaine
Service de 12 h à 16 h et de 19 h 30 à 23 h le week-end
80 places en salle
Terrasse de 60 places aux beaux jours
Site : http://www.le-tournesol.fr

Bonne table… ou évi-table !

Les « Grands Buffets » de Narbonne :
le meilleur rapport qualité/prix
de France,
tant pour les vins que pour la table ! 

Salle © Blandine Vié

Disons-le d’emblée : voilà un lieu qui nous a po-si-ti-ve-ment emballés, Patrick et moi !
Le lieu mais aussi le concept et l’homme qui est le maître à bord de ce grand vaisseau : Louis Privat !

Portrait Louis Privat
Vous le savez, il y a longtemps que Patrick bataille contre les marges indécentes que de nombreux restaurateurs s’octroient sur les vins.
Aussi, lorsque nous avons su que nous allions participer comme jurés au « Concours des grenaches du monde » à Perpignan (article à venir prochainement), nous sommes-nous empressés de goupiller un détour par Narbonne pour aller voir in situ cet établissement dont nous avions entendu parler sans presque oser croire qu’il existât vraiment.

Comme il est situé à la sortie de Narbonne, nous avons eu un peu de mal à le trouver, la zone étant  lugubrement commerciale et a priori peu propice à la convivialité, puisque coincé entre un Mac Do et un KFC (Kentucky Fried Chicken) de mauvais augure. Heureusement, nous avions une « chauffeuse » épatante ! Certes, vu de l’extérieur, ça fait un peu bunker car le bâtiment accueille également un bowling.
Mais une fois à l’intérieur, on est vite dans l’ambiance, dépaysante, un peu club de vacances, notamment à partir du 1er mai, quand les terrasses ouvrent avec leur paysage de jardins verticaux tapissés de fleurs. Les salles sont lumineuses et malgré le nombre de couverts, chaque table constitue un petit îlot privatif. « Il faut que le client ait l’impression d’être notre invité. » nous confie Louis Privat qui nous fait le plaisir de déjeuner avec nous.

Bon, comme la motivation de Louis Privat était, à l’origine, de mettre en place une politique anticonformiste de vente du vin, pour une fois, je laisse à Patrick le soin de s’exprimer en premier !

« Ce n’est ni la première ni hélas la dernière fois que vous me voyez écrire des méchancetés supposées sur nos amis restaurateurs. Dans notre vieille Europe, nous sommes les seuls à faire autant supporter la gestion de nos cantines par les vignerons ! Et tous de s’étonner que les clients ne boivent plus beaucoup de vin à table. La crise, la peur du gendarme, évidemment cela existe. Mais il y a suffisamment de bonnes raisons de ne pas s’arsouiller stupidement et dangereusement pour ne pas en rajouter de mauvaises. Pouvoir goûter le fruit de la Culture du vin, qui fait vivre des centaines de milliers d’hommes et de femmes admirables, devrait être accessible à tout le monde. Or, les prix pratiqués dans la restauration française sont un obstacle majeur à la participation du vin à notre rituel gastronomique. De plus, les restaurateurs scient la branche sur laquelle ils sont déjà en déséquilibre. Ils deviennent de plus en plus frileux et ne s’aventurent bientôt plus au-delà de vins consacrés, trop connus ou quasi industriels. Leurs caves ne tournent plus, leurs rotations de stocks sont trop lentes. Une économie s’anémie au détriment des producteurs, des clients et évidemment des restaurateurs eux-mêmes.

En revanche, aux Grands Buffets, la philosophie de la maison et claire. Tout est fait pour optimiser la satisfaction du client !
Ouvrez bien vos deux yeux en même temps :
— Tous les vins sont proposés au même prix que chez les producteurs !
— 70 vins du Languedoc-Roussillon peuvent être servis au verre !
— Ils sont parfaitement conservés et apportés à bonne température !
— Vous pouvez ramener chez vous la bouteille entamée que vous n’avez pas terminée (la bouteille d’eau minérale également) !
— La vente à emporter est un succès croissant !
— La bouteille dégustée à table est offerte pour l’achat d’un carton de 6 bouteilles du même vin !

Le vin au verre

Des vins au verre

— La carte propose des vins au verre (Spiegelau) à partir de 1,80 € et des bouteilles à 7,50 € !
Parmi les jolis flacons, le magnifique Cigalus blanc qui est vendu à 28 € l’est ailleurs à 80 € environ et, paraît-il, à 200 € au Jules Verne à Paris !
— 27 appellations locales sont présentes, les domaines bien choisis et les cuvées sélectionnées.
Ce modèle économique, moqué ou décrié partout, a permis d’augmenter de 50 % les quantités consommées, depuis sa mise en place. Les amateurs de vins ne s’y trompent pas et représentent un fort contingent de la clientèle nouvelle.

Alors, qui dit mieux ?
Depuis la création à Paris des « bouchons » de François Clerc (au siècle dernier !), avec leurs grands crus classés bordelais « à prix coûtant », cette formule rencontre un grand succès. Encore faut-il que la proposition de restauration soit attractive. Et là, là… »

Le vin au verre 2

D’autres vins au verre

Bon, je reprends la main.
Rien que pour cette politique de vente à prix producteur, les « Grands Buffets » méritent amplement qu’on parle d’eux. Mais le plus extraordinaire, c’est que la table est elle aussi formidable. Tous les buffets sont somptueux et dressés avec des produits de qualité.
Et tout ça pour 29,90 € seulement !

Il faut dire qu’il y a 30 chefs en cuisine (qui se relaient, naturellement), 1 écailler, 5 pâtissiers. En tout 100 salariés qui assurent le bon fonctionnement de l’établissement. Profitons-en pour dire aussi que le service est diligent et fort aimable.

Plusieurs salles proposent donc des buffets par thèmes : entrées marines, traiteur, charcuterie, foie gras, condiments, plats de résistance, fromages, desserts, ainsi qu’une rôtisserie et une ardoise de plats du jour qu’on prépare devant vous.

Mais foin des longs discours ! Les photos parleront mieux que moi, aussi, feuilletons ensemble cet album gourmand !

Les entrées

Le rayon traiteur

Le rayon traiteur

Les huîtres et les bulots :

Huîtres © Blandine Vié          Bulots © Blandine Vié

Le saumon mariné et le saumon fumé :

Saumon mariné © Blandine Vié          

Les tourteaux et les roll-mops et la brandade de morue :

Tourteaux © Blandine Vié          Roll-mops © Blandine Vié

La brandade de morue :

Brandade de morue © Blandine Vié

Les cochonnailles :

Le rayon charcuterie © Blandine Vié     Saucissons et boudins © Blandine Vié     Charcuteries diverses © Blandine Vié

Magnifique chorizo géant © Blandine Vié     Jambon ibérique © Blandine Vié     La machine à jambon © Blandine Vié

Les pâtés et terrines

Les pâtés et terrines © Greta Garbure
La salade de museau et les condiments : 

Salade de museau © Blandine Vié          Le rayon condiments © Blandine Vié

Le rayon foie gras :

Le rayon foie gras © Blandine Vié

Les plats de résistance

Les gambas et les moules :

Gambas grillées © Blandine Vié               Moules à la crème © Blandine Vié

Les escargots à la catalane :

Escargots à la catalane © Blandine Vié
La tête de veau :

Tête de veau gros plan © Blandine Vié
La rôtisserie

La rôtisserie

Les poulets, les cailles et le cochon de lait :

Poulet et cailles rôtis © Blandine Vié                    Cochon de lait rôti © Blandine Vié

Passons sur la farandole de plats mijotés blottis au chaud sous les cloches des marmites : daube de bœuf, blanquette de veau, lotte à l’américaine, seiches à la catalane, tripes et autres plats de grands-mères, ainsi que sur les steaks tartares et les plats comme la langouste à l’américaine préparée à la minute au rayon plats du jour et sur les légumes, eux aussi très variés.

Les marmites à cloches © Greta Garbure

Langouste à l'américaine © Blandine Vié

Les fromages
Portons maintenant notre attention sur les 40 fromages exposés à notre gourmandise !              

Le rayon fromages © Greta Garbure

Parmesan © Blandine Vié

Les desserts

Et terminons comme il se doit par les desserts, si nombreux qu’on se croirait dans le palais de Dame Tartine. Vous pouvez satisfaire absolument toutes vos envies de gros gâteaux au chocolat et à la crème, de tartes, de petits gâteaux pâtissiers (éclairs, babas, etc.), d’entremets, de pâtisseries orientales, de nougats, canelés, rosquilles et autres friandises !

Les pâtisseries

Gâteaux au chocolat © Blandine Vié   Gâteau roulé au citron © Blandine Vié   Babas © Blandine Vié

   Cheesecake © Blandine Vié   Choix de petits gâteaux © Blandine Vié

D'autres gâteaux au chocolat © Blandine Vié               Mousse au chocolat à l'ancienne © Blandine Vié   Choix de petits gâteaux © Blandine Vié               Pâtisseries orientales © Blandine Vié   Nougats © Blandine Vié

Des « grands buffets » absolument somptueux avec des plats de qualité pour tous les goûts !
Comme dit Louis Privat : « Les euros qu’on demande au client, on les lui rend ! »
Et c’est vraiment vrai qu’on en a pour son argent !

Imaginez : 29,90 €… de tout à volonté !

C’est pour ça que ça vaut plus que le détour, il faut y aller… exprès !!!
Nous-mêmes y retournerons et d’ailleurs, à cette intention, nous avons laissé notre rond de serviette :

Rond de serviette

Et nous terminerons par cet encouragement véhément : « Allez-y ! »

Roc des Anges cuvée Llum

Roc des Anges cuvée Llum

Invitation d’une attachée de presse

Blandine & Patrick

Les Grands Buffets
Rond-Point de la Liberté
Espace Liberté
11000 Narbonne
Accès : A9/A61 Sortie Narbonne Sud – Direction Narbonne Centre
Ouvert toute l’année 7 /7 j.
Tél : 04 68 42 20 01
Site : http://www.lesgrandsbuffets.com

Bonne table ou… évi-table ?

Agapé

Restaurant 1*
Paris 17ème

Salle Agapé © Culinaire Saisonnier

Il y a des accouchements difficiles !
C’en fut un !

Il est toujours délicat de critiquer un restaurant où l’on est invité.
Rappelons que sur Greta Garbure, ce n’est pas toujours le cas :
http://gretagarbure.com/2012/11/16/la-chronique-de-greta-garbure-2/

Bon, quand il y a tromperie ou ce que nous appelons « foutage de gueule », nos scrupules sont étouffés par le fait qu’on alerte nos lecteurs sur la possibilité d’une grave déception. Encore une fois, quand une maison fait la démarche « commerciale » d’avoir un service de presse — car ce n’est pas pour nos beaux yeux que nous sommes invités ! — c’est qu’il y a un enjeu économique pour eux.

Mais ce n’est pas — comme le croient certains — donnant-donnant en ce sens que « puisqu’il y a eu invitation, il y a forcément des louanges à la clé », mais dans le sens où « l’hôte et l’invité doivent être en accord, et même… raccord ! Chacun doit faire la moitié du chemin avec la même honnêteté intellectuelle.

Si nous faisons ce préambule, vous vous doutez bien que c’est parce que, globalement, nous avons été déçus. Pourtant, nous y sommes allées avec beaucoup d’emballement !
Alors, nous sous sommes posé la question de savoir si cette chronique, on l’écrivait… oui ou non !
Et pour tout dire, ça fait trois mois que nous hésitons et que nous tournons notre plume dans notre encrier ! Car d’un côté, ne pas faire le récit de notre expérience, ce n’est pas très déontologique, mais de l’autre, souligner tout ce qui ne va pas, c’est délicat !

La problématique avec l’Agapé, c’est qu’il y a absolument tous les ingrédients pour que ce soit enchanteur ! Et néanmoins, ce fut, sinon un désastre, à tout le moins un fiasco !
Et ce, malheureusement dès l’accueil. Nous étions attendus pour 20 h et nous sommes arrivés à 19 h 55. Sans aucun doute un crime de lèse-majesté pour Shawn Joyeux, notre amphitryon, qui nous l’a fait immédiatement remarqué sur un ton glacial ! Tout juste s’il ne nous a pas demandé de poireauter 5 minutes sur le trottoir ! Certes, nous étions les premiers. Mais suivis 2 minutes plus tard par deux tablées d’Asiatiques à qui on n’a fait aucune remarque !

Bon. Nous est proposé après notre installation un menu-dégustation selon les envies du chef. Banco ! Mais…
Pour une fois, nous n’allons pas détailler tous les plats un par un car une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! Ont donc défilé 7 plats, 3 desserts et des mignardises. Des assiettes comme on les fait aujourd’hui : extrêmement stylisées, composées comme des tableautins, avec un ingrédient majeur et une théorie d’ingrédients périphériques qui font penser à un cortège nuptial. Ce fut le cas pour tous les plats que nous avons dégustés, avec des produits d’excellence — disons-le ! — mais une telle sophistication dans l’élaboration et les mariages que c’en était plus que déstabilisant.
« Pas plus de trois saveurs dans l’assiette » disait Bernard Loiseau ! Et il avait bien raison.
Car pour notre dîner, la pléthore de composantes était telle que les intitulés des plats étaient longs comme des strophes du Mahâbhârata et que nous n’avons pas pu les noter car une fois énoncés, il n’était pas question de faire répéter et à peine de demander des explications.

Nous nous contenterons donc d’énumérer ce qui nous a été servi :
— Un « carpaccio de veau fumé au bois de hêtre » avec des saveurs de mandarine en contre-point, très subtil. Nous insistons car c’est le plat qui nous a le plus séduits.

Carpaccio de veau fumé au bois de hêtre © Blandine Vié
— Une « huître en émulsion » dont l’identité iodée était masquée par une écume qui n’avait rien de maritime.

Huître en émulsion © Blandine Vié
— Un « foie gras en pot-au-feu » au bouillon trop corsé, pas agréable à boire.


— Une digression crémeuse « à la betterave » à laquelle nous avons trouvé un goût très — trop — terreux.

Betterave © Blandine Vié
— Des « langoustines du Finistère », bonnes mais sans rien d’original et où l’on retrouvait encore de l’écume.

Langoustines du Finistère © Blandine Vié
— Des « Saint-Jacques de Brest crues contisées » avec une mirepoix de légumes et des pichenettes pointillistes de sauces hésitant entre crème et mousse.

Saint-Jacques de Brest contisées © Blandine Vié
— Une « tourte de colvert de chasse française », fort savoureuse. Là encore nous insistons.

Tourte de colvert © Blandine Vié
Une cuisine faite à partir de produits d’exception mais où les herbes, les jeunes pousses, les fleurs, les sauces, les mousses, les écumes, les jus, les mirepoix de légumes, les épices, les condiments, les compléments d’objet directs et indirects dénaturent l’altérité de ces produits. Une cuisine tellement apprêtée — même quand le produit est cru ! — que tout n’était pas identifiable.

Bien sûr, nous n’avons rien mangé de mauvais. Mais trop d’ingrédients dans l’assiette, ce n’est pas notre idée du raffinement car cette accumulation va à l’encontre du goût. Comme si l’esthétique de l’assiette primait le goût.
Disons que là où nous aurions aimé une symphonie, il y a eu surtout embrouillaminis, voire cacophonie ! N’évoquons même pas les desserts, simplets ou au contraire tape à l’œil mais sans réel intérêt gustatif.

Dessert 1 © Blandine Vié
Dessert 2 © Blandine Vié
Dessert 3 © Blandine Vié
Mignardises © Blandine Vié
Certes, nous aurions été sans doute plus indulgents si le service n’avait pas été d’un genre que nous n’avions encore jamais rencontré : à la fois distant, condescendant, obséquieux et cassant.
Ainsi, le serveur qui s’est occupé de nous n’avait jamais le temps de nous donner des explications ni de répondre à nos questions mais en revanche, il n’en manquait pas pour venir interrompre notre conversation à tout bout de champ et nous demander : « ça vous a plu ? » !

L’option qui nous a été proposée d’assortir chaque plat d’un verre de vin a emporté notre adhésion enthousiaste. Le sommelier a même accepté de nous les servir à l’aveugle afin de rendre le dîner encore plus récréatif.
En fait, ledit sommelier s’est révélé bientôt être un grand amateur de vins et, à l’usage, surtout un amateur !
La succession d’appellations pas très contrôlées, de notions incertaines de la géographie du Sud de la France (Faugères dans le Roussillon !), d’approximations dans le nom des domaines et, après des dénégations formelles, sa surprise incrédule quand on lui a fait remarquer que son muscat du Cap corse était un vin doux naturel et non botrytisé…

Muscat du Cap Corse Gentile © Blandine Vié
Tout ça a donné une fin de repas tournant à la franche poilade, ce qui tranchait carrément avec la rigueur souhaitée par la direction. On voyait leurs sourcils se froncer de minute en minute.

Alors que dire ?
Cet établissement a tous les atouts pour être une adresse d’excellence.
Les produits sont formidables mais le chef, Toshitaka Omiya, a trop à cœur de vouloir démontrer toutes les facettes de son talent dans le cadre d’une même assiette, ce qui annihile leur vérité.
Résultat : ce repas nous a laissé un goût amer et une vive déception.
Surtout au prix où sont les additions… quand on les paye !
Et d’autant que l’accueil, comme nous l’avons dit…
Comme si le client dérangeait… ce qui est tout de même un comble !
À moins que ce soit notre statut de journalistes qui leur ait mis la pression au point d’être perturbés par notre présence, ce qui expliquerait ce côté « sur le qui vive » de nos hôtes, mais toujours pas une certaine arrogance dans la manière de nous envisager.
Certes, nous ne nions pas être sévères dans notre jugement.
Nous comprenons parfaitement les chefs qui refusent d’inviter des journalistes. C’est un parti-pris que nous respectons. Mais s’il y a invitation, alors que ce soit avec un esprit de convivialité, dans la joie et la bonne humeur !
Surtout quand on s’appelle « Agapé » !!!


Bon, pour finir sur une note drolatique, évoquons notre passage aux toilettes… chacun à notre tour, il va sans dire ! Qui valent le détour ! Car ce sont des toilettes électroniques commandées par un tableau de bord digne d’une navette spatiale dont nous vous laissons deviner toutes les options plus ou moins investigatrices, plus ou moins chatouilleuses…!!!

Cuvette de wc électronique et son tableau de bord © Blandine Vié

Déjeuner de saison 35 €
Menu Agapé 90 €
Menu Carte Blanche 120 €

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

Agapé
51, rue Jouffroy d’Abans
75017 Paris
M° Wagram
Tél. 01 42 27 20 18
Site : http://www.agape-paris.fr

Bonne table… ou évi-table ?

Le Paris XVII
Néo-bistrot
Paris 17ème

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Salle du XVII © Blandine Vié

Un coin de la salle © Blandine Vié
Vue de la salle XVII © Blandine Vié

On est typiquement ici dans un néo-bistrot.
C’est-à-dire un ancien bistrot avec son comptoir et son carrelage bigarré, mais revisité avec bonhomie côté déco. C’est sympathique.
Et l’on comprend vite que, bien situé dans un quartier où les enseignes de restauration ne se bousculent pas, l’endroit est particulièrement attractif pour les employés des bureaux avoisinants qui l’assaillent au déjeuner.
Cosimo et Sébastien en sont les patrons jeunes et dynamiques, ce qui ajoute à la bonne humeur ambiante.

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Nous voilà donc attablés et, comme toujours, notre repas commence par quelques minutes de doute : le choix cornélien entre plusieurs plats qui nous tentent. Lequel privilégier ?

Pour les entrées, ce sera « salade de lentilles œuf » (7 €) pour moi et terrine de sanglier aux trompettes de la mort (7,50 €) pour Patrick. Mais j’aurais bien goûté aussi « l’œuf mayonnaise » (3,50 €), « les poireaux vinaigrette » (6 €) ou « l’os à moelle et sa tartine » (9,50 €). De vrais  hors d’œuvre de bistrot !
Assaisonnées avec échalotes et huile d’olive, les lentilles sont presque al dente mais la cuisson de l’œuf est épatante. Quant à la terrine, elle vient de Chez Bobosse » à Lyon et se laisse manger avec plaisir.

Salade lentilles œuf poché © Blandine Vié
La même avec l'œuf crevé © Blandine Vié
Terrine de sanglier © Blandine Vié

Pour les plats nous avons jeté notre dévolu sur un « suprême de poulet fermier aux morilles » (17 €) et une « andouillette AAAAA, frites, salades » (16 €). Ah les andouillettes ! Combien en aurons-nous mangé au cours de nos pérégrinations ?
Sinon, on aurait pu choisir des « noix de Saint-Jacques, purée » (19 €), un « pavé de rumsteak sauce au poivre » (18 €), ou bien un « tartare de bœuf, frites, salade » (14 €), un « boudin noir, purée et compote » (14 €), un « confit de canard, purée » (16 €) ou un « tartare de saumon » (16 €). On est donc bien dans un registre bistrot.
Comme vous me savez attachée aux appellations, d’emblée je me réjouis que le suprême soit bien un suprême, c’est déjà ça (voir notre article sur le sujet : http://gretagarbure.com/2013/12/28/les-mots-des-mets-la-saveur-cachee-des-mots-30/) !
Les produits sont de qualité, autre bon point.

L’andouillette est classique, la volaille bonne, mais difficile à couper car sa peau est presque parcheminée. C’est probablement dû au réchauffage — salamandre ou micro-ondes ? — dommage ! Quant à la purée, elle est assurément faite maison mais sans doute détendue avec l’eau de cuisson. Nous aurions aimé sentir un peu plus le goût du lait et du beurre…

Suprême de volaille purée © Blandine Vié
Andouillettes frites maison © Blandine Vié
Bon, ne perdons pas de vue que beaucoup de femmes fréquentent le restaurant. Il y a donc sans doute la volonté de faire une « vraie » cuisine mais qui ne fasse pas peur à ces dames côté ligne.

Pour terminer, je résiste tant bien que mal au saint-nectaire (5,5 €), au saint-marcellin (6 €) ou à « l’éternel camembert » (6 €) pour me focaliser sur un « baba au rhum » (8 €) tandis que Patrick opte pour un dessert d’enfance : le Mont-Blanc (5,50 €), sans même un regard pour la « mousse au chocolat » (5,50 €), la « crème brûlée » (7 €) et quelques autres dont il est habituellement friand.
Le Mont-Blanc a quelque peu déstabilisé Patrick car la crème fraîche qui le recouvre est juste battue, pas fouettée et un peu acide.

Mont-Blanc © Blandine Vié
Mais je dois dire que, accompagné de son verre de rhum — comme ça on ne met que ce que l’on veut — mon baba, servi chaud, est somptueux : la pâte à savarin d’abord, souple et vraiment excellente, la crème Chantilly aussi, pas trop sucrée et déposée à côté plutôt qu’en dôme sur le baba, ce qui est plus agréable pour la dégustation… et même le rhum ! Joli point d’orgue donc à ce déjeuner.

Baba rhum chantilly © Blandine Vié

Sur ce repas, nous avons bu un Valréas côtes-du-rhône villages domaine des Grands Devers 2009. Il dégage bien les sinus grâce à un fort degré alcoolique, mais les arômes de fruits noirs sont gourmands. En bouche, la structure tannique s’harmonise bien avec les sensations épicées du vin et des plats. On sent qu’il ne refuse pas le combat avec l’andouillette et accepte poliment par ailleurs la fréquentation toujours hasardeuse de la sauce crémée de la volaille. Il a une bonne bouille, ce valréas.

Sincèrement, nous croyons que cette adresse a un réel potentiel malgré quelques « peut mieux faire ». Elle a le mérite de pérenniser le répertoire classique de la cuisine de bistrot en intégrant une petite touche de modernité.
Ne ménageons donc pas nos encouragements, d’autant qu’il y a désormais une cave à vin jouxtant le restaurant… dont nous vous parlerons très bientôt !

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine & Patrick

PARIS XVII
41, rue Guersant
75017 Paris
Ouvert du lundi au vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30, et le samedi de 19 h 30 à 23 h.
Tél : 01 45 74 75 27
Courriel : http://www.parisxvii.com