Bonne table… ou évi-table ?

Marloe
Néo-bistrot
Paris 8ème

Coté droit gd salle  et vue d ensemble
En principe, je n’accepte de participer à un déjeuner de presse que lorsque le produit dont on veut me vanter les mérites m’intéresse vraiment. C’est assez dire si j’y vais rarement : à peine une fois pour une quinzaine de propositions.

Et quand il s’agit de « tester » un restaurant, je préfère le faire en duo avec Patrick, même lorsqu’on est invité. Profitons-en pour rappeler que nous n’allons pas que dans les établissements qui nous invitent, nous rendons aussi visite à des restaurants qui n’ont pas de service de presse et où nous réglons nos additions.
Mais là, nous étions en tout petit comité : trois journalistes seulement et l’attachée de presse. Ça m’a donné envie d’accepter.
Et disons-le tout de suite sans ménager de suspense : je ne regrette pas !

Le Marloe est l’annexe bistronomique de l’Arôme, restaurant étoilé.
Il a été ouvert il y a un peu plus d’un an par les propriétaires Éric Martins et Thomas Boullault — d’où le nom Marloe, également anagramme de L’Arôme ! — en plein cœur du « triangle d’or » (pour les provinciaux qui ne le sauraient pas, je précise que le triangle d’or est une partie du 8ème arrondissement délimitée par les avenues Montaigne, George V et des Champs-Élysées, quartier voué aux résidences et aux commerces de luxe).

Le cadre élégant est à la fois contemporain et rétro et la cuisine chic et canaille, oppositions qui sont le fondement même de la bistronomie.

Entrée
Console et plats
Pour commencer, nous nous sommes partagés un assortiment d’entrées conviviales, façon tapas : pâté en croûte de canard et foie gras aux figues, salade d’herbes à l’huile de noisette (19 €) ; queues de gambas en penko, mousseline Dubarry, caramel de kikkoman, citron vert ; croque-monsieur du grand-père Leroy au jambon de Paris (14 €), auxquels nous avons ajouté un plat de beignets de brandade rafraîchis au citron vert, cœur de sucrine, sauce tartare (21 €).

Les entrées © Blandine Vié
Gambas en penko © Blandine Vié
Beignets de brandade de morue © Blandine Vié
Excellents produits, excellentes cuisson ! Notamment le pâté en croûte, vraiment superbe.

Pâté en croûte de canard © Blandine Vié

Pour le plat de résistance, nous avons été deux à choisir une « côte de cochon fermier du Cantal, écrasé de boudin noir à la mûre et origan, mousseline de pommes de terre au beurre fumé » (27 €), les deux autres ayant préféré un « filet de bar et sa râpée de citron vert, asperge blanche, sauce choron à la tajete lucida (estragon du Mexique) » (23 €).

Côte de cochon © Blandine Vié
Mousseline de pommes de terre au beurre fumé © Blandine Vié
Filet de bar © Blandine Vié
Jolies recettes très bien exécutées. Le cochon est somptueux… mais les mûres sont en fait du cassis ! Ça ne change rien au niveau du goût, c’est juste que j’aime bien qu’on appelle les choses par leur nom.
Quant au poisson, je tique sur la présence des asperges vu qu’on est en novembre. Bon…

Orchestrée par le chef Jérôme Salmagne, la cuisine du Marloe est donc élaborée avec des produits de grande qualité et plutôt très goûteuse.

Pour terminer ces agapes, consensus de la tablée autour de la tarte Tatin maison, crème double de chez Dubois (11 €). Délicieuse, de facture traditionnelle mais raffinée ! En fait, les desserts sont préparés par David Casiez et Arnaud Besnard qui officient à la fois pour l’Arôme et le Marloe.

Tarte Tatin © Blandine Vié

Côté glou-glou, la jeune sommelière Leatitia Alleg nous a proposé un verre de muscat sec d’Alsace Albert Mann 2011 (7 €) sur les entrées — très bon — puis un verre de Lubéron Château La Verrerie (Famille Descours) 2010 (8 €), parfaitement accordés au contenu de nos assiettes.

Muscat 2011 Albert Mann © Blandine Vié
Château La Verrerie 2010 © Blandine Vié
Bon, un coup d’œil sur la carte des vins a vite douché mon enthousiasme et m’a laissée pantoise ! Nul doute que s’il avait été là, Patrick aurait tiqué devant des prix multipliés par… ???
Par exemple : un meursault 1er cru Charmes Matrot 2008 à 125 €, un condrieu coteaux de Vernon Domaine Vernay 2010 à 128 €, un pouilly-fumé Pur sang L-B. Dagueneau 2010 à 105 €, un Gevrey-chambertin Champs-Cheny J. Raty 2008 à 119 €, un margaux Château-Palmer 2006 à 265 €.

D’ailleurs — et bien que justifiés par la qualité des produits — globalement, l’addition finale n’est pas vraiment tendre. Pourtant, c’est plein. Il est vrai que la clientèle de quartier est aisée et que beaucoup d’additions doivent passer en notes de frais !
Mais l’adresse est plaisante, l’accueil sympathique et la cuisine suffisamment bien troussée pour valoir le détour.

Invitation d’une attachée de presse.

Blandine Vié

Marloe
12, rue du commandant Rivière
75008 Paris
M° Saint-Philippe-du-Roule ou Franklin-Roosevelt
Tél : 01 53 76 44 44
Ouvert tous les jours du lundi au vendredi,
de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30.
Site : http://www.marloe.fr

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2 Commentaires

  1. Michel TANGUY

    C’est amusant car j’ai moi aussi testé le Marloe dans les mêmes conditions et je n’ai pas vécu le même repas. Ambiance très agréable mais disons le, pas mal de choses à revoir en cuisine. Le chef était certainement plus inspiré lors de ta venue ;)

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